jeudi, juillet 08, 2010
Chocolat
jeudi, avril 29, 2010
Mucolytiques, mucofluidifiants et hélicidine
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de contre-indiquer, chez l’enfant de moins de deux ans, l’utilisation des médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et de l’Hélicidine®. Ces médicaments, qui ont pour objectif de fluidifier les sécrétions bronchiques, peuvent en effet aggraver dans certains cas un surencombrement bronchique, en raison de la faible capacité des nourrissons à tousser pour éliminer les sécrétions produites. A la date du 29 avril 2010, ces médicaments ne seront donc plus délivrés en pharmacie pour les enfants de moins de deux ans.
A la suite de plusieurs cas d’encombrement respiratoire et d’aggravation de bronchiolite aiguë du nourrisson (enfant de moins de 2 ans) rapportés avec les médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et l’Hélicidine®, une enquête de pharmacovigilance a été mise en place pour examiner leurs effets indésirables dans cette catégorie d’âge. Parmi les 70 cas rapportés de complications respiratoires liées à l’aggravation de l’encombrement bronchique, plus de la moitié sont survenus chez des nourrissons âgés de moins d’un an. La majorité de ces cas était grave et a nécessité une hospitalisation. Ces spécialités ont pour objectif de fluidifier les sécrétions produites par les bronches. Chez le nourrisson, en raison d’une moindre capacité à éliminer ces sécrétions spontanément par la toux, leur administration peut entraîner un surencombrement bronchique.
vendredi, avril 16, 2010
EFSA
16.04.10
Loin de passer inaperçues, cinq lignes insérées au milieu d'un communiqué sur le (bon) chiffre d'affaires au premier trimestre ont fait chuter le titre Danone de 1,56 %, jeudi 15 avril à la Bourse de Paris, après une perte de près de 3 % en séance. Invoquant "le manque de visibilité dans l'application du règlement européen sur les allégations santé", le groupe agroalimentaire a annoncé qu'il retirait des bureaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ses demandes de labélisation santé pour les yaourts Activia (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et le lait fermenté Actimel (1,2 milliard). Des produits représentant à eux deux presque 25 % du chiffre d'affaires du groupe et sur lesquels l'EFSA devait rendre son avis d'ici à quelques semaines.
Concernant Actimel, la demande était double : l'EFSA devait autoriser ou non Danone à faire état d'une amélioration des défenses intestinales en général et d'une aide contre les diarrhées aiguës. Pour Activia, le produit devait pouvoir être promu comme un facilitateur de la digestion et une aide au transit intestinal.
Tirant les conséquences de ce retrait, Danone a annoncé qu'il modifiait sa communication publicitaire et renonçait à toute allusion à un quelconque bénéfice sanitaire précis concernant ses laitages Activia et Actimel.
"TRAUMATISME POUR LE GROUPE"
Officiellement, le retrait par Danone de ses dossiers est provisoire. Les dirigeants estiment qu'il existe un grand flou concernant les critères d'éligibilité à une allégation santé et préfèrent attendre "l'organisation d'une nouvelle réunion [à l'EFSA] début juin pour clarifier les critères et les règles d'évaluation". A l'EFSA, le service communication affirme que les règles d'évaluation "sont claires depuis 2006", que "le travail scientifique est complexe", mais reconnaît la perfectibilité des critères d'éligibilité.
Une chose est sûre : le groupe n'a pas voulu renouveler la triste expérience de l'Immunofortis. En février, l'EFSA avait refusé d'homologuer les qualités médicales de cet ingrédient censé améliorer les défenses immunitaires des bébés. "Cela avait été un véritable traumatisme pour le groupe, affirme Pierre Tegner, analyste chez Oddo. Mieux vaut attendre que prendre un risque en soumettant un dossier à un moment où les critères ne sont pas clairs." Des groupes comme Nestlé ou Unilever ont aussi eu à souffrir de la relative intransigeance de l'EFSA.
Rien ne permet de penser aujourd'hui que l'Autorité européenne sera plus souple à l'avenir. Par conséquent, les groupes alimentaires qui ont choisi la santé du consommateur comme axe stratégique devront investir des sommes plus conséquentes en études cliniques pour étayer leurs futures demandes d'allégation santé. Or, Danone a justement axé sa stratégie sur ces produits réputés bons pour le corps, avec "un portefeuille de métier 100 % santé et nutrition". Pour y parvenir, le groupe s'est ainsi délesté des biscuits LU, en 2007, avant de racheter Numico, spécialiste de la nutrition médicale et infantile.
MIGRATION VERS LES ALICAMENTS
L'enjeu est important car, comme le fait remarquer un analyste voulant garder l'anonymat, "c'est la capacité à imposer des prix élevés sur des produits alimentaires dits de santé qui est menacée". Le marché des produits laitiers en particulier, où Danone est numéro un mondial, est tiré par la migration des aliments classiques vers les alicaments. Si Danone ne peut plus bénéficier d'allégations de santé pour ses produits de masse, il y a un risque qu'il résiste moins bien à la concurrence des produits similaires vendus sous marque distributeur.
Selon les statistiques du cabinet Euromonitor, le marché européen des aliments "santé-bien-être" a augmenté de 25,6 % en cinq ans, passant de 100,1 à 125,7 milliards d'euros. En France, ce même marché est passé de 15 à 17,3 milliards, soit une augmentation de 15,6 %.
Yves Mamou
Article paru dans l'édition du Monde du 17.04.10.
mercredi, avril 07, 2010
DM - LPP
L'article 98 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 et l'arrêté du 3 février 2009, discrètement paru au Journal officiel du 11 février 2009, permettent une prise en charge à 150 % de certains dispositifs médicaux de la liste des produits et prestations (LPP). Cette nouvelle prise en charge s'applique uniquement aux patients victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle. Les dispositifs concernés sont ceux qui ne sont pas soumis à un prix limite de vente et ceux qui sont soumis à un prix limite de vente supérieur au tarif de responsabilité. Un nouveau code (ATL) a été créé pour la facturation du complément de prise en charge des produits visés.
jeudi, avril 01, 2010
Les différents types de prescription médicale
UTIP-FPC
Pour être correctement traitée par le pharmacien et la caisse d'Assurance Maladie du patient, la prescription médicale doit non seulement contenir un certain nombre d'éléments obligatoires, mais aussi être rédigée sur le support adéquat. Vous devez veiller, lors de la dispensation de l'ordonnance, à la conformité de ce support.
L'ordonnance « classique »
En ville, elle est rédigée sur du papier à entête du médecin, avec mention de son identification complète. Dans le cas d'un patient sortant d'une consultation hospitalière, vous devez vérifier que figurent bien les nom, adresse et numéro de l'établissement et l'unité de soins au sein de laquelle exerce le prescripteur. L'ordonnance est établie en double exemplaire : l'original est destiné au patient et le duplicata à sa caisse d'assurance maladie.
Elle peut vous être adressée par courriel, ou par télécopie, dès lors que son auteur peut être dûment identifié, qu'elle a été établie, transmise et conservée dans des conditions susceptibles de garantir son intégrité et sa confidentialité et à condition qu'un examen clinique du patient ait été réalisé. Vous devez, comme pour toute dispensation, vérifier l'exactitude des informations mentionnées. En cas de doute sur la prescription, n'hésitez pas à appeler le médecin prescripteur avant de délivrer le traitement.
L'ordonnance sécurisée
Elle est le support obligatoire de prescription des stupéfiants et des médicaments soumis en totalité ou en partie aux mêmes règles de délivrance. Vous devez vérifier qu'on vous présente bien l'exemplaire original de l'ordonnance, établi sur papier blanc naturel sans azurant optique, avec des filigranes ombrés figurant un caducée, l'identification nominative du professionnel de santé utilisateur étant pré-imprimée à l'encre bleue. Au bas, figurent en bleu le numéro d'identification de lot de l'ordonnance et deux carrés (le premier à l'intérieur du second) dans lesquels vous pouvez lire le nombre de spécialités pharmaceutiques prescrites.
L'ordonnance bizone (formulaire n° S3321a)
Elle vous est présentée par les patients pris en charge pour une affection de longue durée (ALD). La zone supérieure est réservée aux médicaments spécifiques au traitement de cette affection et, de ce fait, pris en charge à 100 % par l'assurance maladie. La zone inférieure concerne les autres médicaments, sans rapport avec l'affection de longue durée.
L'ordonnance de médicaments d'exception (formulaire n° S3326a)
Les médicaments d'exception ne peuvent être pris en charge par la Sécurité sociale que s'ils sont prescrits sur un imprimé à quatre volets, dit « ordonnance de médicaments ou de produits et prestations d'exception », mis à la disposition des médecins par les caisses d'assurance maladie et conforme au modèle fixé par arrêté ministériel. La prescription doit être rédigée en conformité avec la Fiche d'information thérapeutique (FIT) qui concerne chacun de ces médicaments (indications, conditions de prescription et d'utilisation). Vous devez conserver le volet 4 de cet imprimé pendant 3ans, le volet 1 étant destiné à l'assuré. Les volets 2 et 3, joints à la feuille de soins, sont transmis à l'organisme de prise en charge en vue du remboursement.
Vous pouvez cependant délivrer un médicament d'exception prescrit sur ordonnance classique, mais dans ce cas, votre patient ne pourra prétendre à une prise en charge par l'assurance maladie.
Points à retenir
Une prescription médicale est normalement formulée sur une ordonnance « classique », à l'entête du médecin ou de l'établissement hospitalier où il exerce. Elle peut être transmise par courriel ou photocopie dès lors que son auteur peut être dûment identifié.
Cas particuliers : les médicaments classés comme stupéfiants sont prescrits sur ordonnance sécurisée ; les médicaments d'exception sur un formulaire spécial; les médicaments destinés aux patients atteints d'affections de longue durée sur une ordonnance bizone.
Références bibliographiques
■Art. R.4127-76 du Code de la santé publique
■Loi n° 2004-810 du 13.08.2004 (art. 34)
■Arrêté du 03.02.2005 (Convention nationale des médecins)
■Art. R. 5132-5 du Code de la santé publique
■Arrêté du 31.03.1999 (JO 01.04.1999)
■Arrêté du 23.12.1993 (JO 11.01.1994)
■Circulaire CNAMTS (DGR n° 55/99) du 10.09.1999
■Art. R. 163-2, 3e alinéa du Code de la Sécurité sociale, modifié par le décret n° 2008-878 du 29.08.2008, art. 1(JO 02.09.2008)
■Arrêté du 26.06.2006 (JO 04.07.2006)
■Arrêté du 26.07.2006 (JO 26.09.2006).
jeudi, mars 18, 2010
mardi, mars 09, 2010
Isotrétinoïne orale --> carnet patiente
L’isotrétinoïne est un médicament efficace dans le traitement de l’acné sévère mais qui présente des effets indésirables importants, en particulier des risques de malformations graves chez l’enfant à naître. Compte tenu des résultats de la dernière enquête de pharmacovigilance, l’Afssaps a renforcé en 2009, le Programme de Prévention des Grossesses par la mise en place d’un carnet-patiente et la modification des conditions de prescription et de délivrance. Elle rappelle qu’à partir du 15 mars 2010, ce carnet devra obligatoirement être présenté pour toute prescription et délivrance d’isotrétinoïne.
samedi, mars 06, 2010
Ages
• 1 mois à 30 mois = nourrisson;
• 30 mois à 15 ans = enfant;
• à partir de 15 ans = adulte.
Contenances
• 1 cuillère à dessert = 10 ml ;
• 1 cuillère à soupe = 15 ml.
Calibrage des gélules (dimensions en mm)
• n° 00: L 23,5, ø 8,5
• n° 0 : L 21,3, ø 7,62
• n° 1 : L 19,3, ø 6,9
• n° 2 : L 17,9, ø 6,35
• n° 3 : L 16,1, 0 5,71
• n° 4 : L 14,1, ø 5,2
• n° 5 : L 10,3, ø 4,82
vendredi, février 05, 2010
bisphénol A (BPA),
dans la fabrication des biberons. Ces matières plastiques sont identifiées par le code de recyclage n°7 (PC). On retrouve ce produit dans les enduits protecteurs des boîtes de conserve et des canettes de boisson.Les effets toxiques du composé chimique sont de plus en plus analysés. Il s'en suit des commentaires qui ouvrent à la polémique. Aux résultats des dernières études, des "signaux d'alerte" confirmeraient ses effets néfastes. La rumeur les avait simplement précédés? lol! La dose journalière tolérable (DJT) de sécurité (= 50 microgrammes/kg/jour) devrait être reévaluée. Les autorités sanitaires canadiennes ont déjà interdit son usage depuis 2008. En attendant, il serait sage ne pas utiliser de récipients contenant du BPA, pour chauffer à forte température, des aliments. Et depuis toujours, je déconditionne les aliments de leur emballage en matière plastique avant de les réchauffer au four à micro-ondes... Je vous engage à faire de même!
mercredi, février 03, 2010
Comment facturer la délivrance des vaccins contre la grippe A(H1N1)
Prescrition des masseurs-kinésithérapeutes
Prescrition des pédicures-podologues
Les pédicures-podologues peuvent aussi prescrire des pansements : compresses stériles de coton hydrophile ou de gaze stérile, sparadrap, compresses non tissées stériles, compresses fibres stériles de gaze hydrophile, système de maintien des pansements, compresses (stériles) absorbantes.
Sachez aussi qu'un patient diabétique peut vous présenter une ordonnance de pansements cutanés (hydro colloïdes, vaselinés, hydro fibre, hydrogel, à alginate de sodium, à base de charbon actif) émanant d'un pédicure-podologue. Ce dernier est autorisé à les prescrire dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, la prescription initiale étant réservée au médecin. Il doit orienter le patient vers un médecin lorsqu'il constate une persistance ou une aggravation des symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétence.
Depuis 2009, les pédicures-podologues sont autorisés à renouveler, voire à adapter, les prescriptions médicales d'orthèses plantaires datant de moins de trois ans ; ceci sous réserve que le médecin n'ait pas exclu, par mention expresse portée sur l'ordonnance initiale, la possibilité de renouvellement et d'adaptation sans nouvelle prescription. Les pédicures-podologues doivent informer le médecin prescripteur ou un autre médecin désigné par le patient du renouvellement et, s'il y a lieu, de l'adaptation de la prescription médicale initiale.
Prescription des infirmiers
Il en est de même pour les prescriptions de matelas et sur matelas anti-escarres en mousse, de coussins anti- escarres en fibres siliconées ou en mousse monobloc, de pansements anti-escarres, de sondes pour nutrition entérale. Mais vous devez, pour ces produits, vous assurer que le médecin traitant du patient a bien été informé par l'infirmier de cette prescription.
Les infirmiers peuvent aussi prescrire des bas de contention et des accessoires pour lecteur de glycémie et auto piqueurs, mais seulement dans le cadre d'un renouvellement à l'identique, ce que vous devez vérifier.
Enfin, depuis 2009, ils sont autorisés à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. A cette occasion, n'oubliez pas de rappeler à la patiente qu'une surveillance gynécologique et des paramètres métaboliques est indispensable sous contraception orale.
Que peuvent prescrire les auxiliaires médicaux ?
Les infirmiers
A l'exclusion du petit matériel nécessaire à la réalisation de leur acte facturé, les infirmiers sont autorisés, pendant la durée d'une prescription médicale d'une série d'actes infirmiers, à prescrire (sauf indication contraire du médecin), certains dispositifs médicaux. Dans ce cadre, vous pouvez honorer une prescription comportant articles pour pansement, cerceaux pour lit, dispositifs médicaux pour le traitement de l'incontinence et pour l'appareil génital, appareils et accessoires pour perfusion à domicile, accessoires pour chambre à cathéter implantable ou cathéter central, accessoires stériles pour hépariner, pieds et potences à sérum.
Il en est de même pour les prescriptions de matelas et sur matelas anti-escarres en mousse, de coussins anti- escarres en fibres siliconées ou en mousse monobloc, de pansements anti-escarres, de sondes pour nutrition entérale. Mais vous devez, pour ces produits, vous assurer que le médecin traitant du patient a bien été informé par l'infirmier de cette prescription.
Les infirmiers peuvent aussi prescrire des bas de contention et des accessoires pour lecteur de glycémie et auto piqueurs, mais seulement dans le cadre d'un renouvellement à l'identique, ce que vous devez vérifier.
Enfin, depuis 2009, ils sont autorisés à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. A cette occasion, n'oubliez pas de rappeler à la patiente qu'une surveillance gynécologique et des paramètres métaboliques est indispensable sous contraception orale.
Les pédicures-podologues
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe : antiseptiques, antifongiques, hémostatiques, anesthésiques, kératolytiques et verrucides, produits à visée adoucissante, asséchante, calmante, cicatrisante et révulsive, anti-inflammatoires locaux pour l'hallux valgus et les ongles incarnés. Vous pouvez les délivrer, à l'exclusion des spécialités renfermant des substances classées comme vénéneuses.
Les pédicures-podologues peuvent aussi prescrire des pansements : compresses stériles de coton hydrophile ou de gaze stérile, sparadrap, compresses non tissées stériles, compresses fibres stériles de gaze hydrophile, système de maintien des pansements, compresses (stériles) absorbantes.
Sachez aussi qu'un patient diabétique peut vous présenter une ordonnance de pansements cutanés (hydro colloïdes, vaselinés, hydro fibre, hydrogel, à alginate de sodium, à base de charbon actif) émanant d'un pédicure-podologue. Ce dernier est autorisé à les prescrire dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, la prescription initiale étant réservée au médecin. Il doit orienter le patient vers un médecin lorsqu'il constate une persistance ou une aggravation des symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétence.
Depuis 2009, les pédicures-podologues sont autorisés à renouveler, voire à adapter, les prescriptions médicales d'orthèses plantaires datant de moins de trois ans ; ceci sous réserve que le médecin n'ait pas exclu, par mention expresse portée sur l'ordonnance initiale, la possibilité de renouvellement et d'adaptation sans nouvelle prescription. Les pédicures-podologues doivent informer le médecin prescripteur ou un autre médecin désigné par le patient du renouvellement et, s'il y a lieu, de l'adaptation de la prescription médicale initiale.
Les masseurs-kinésithérapeutes
Ils peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, dès lors qu'il n'existe pas d'indication contraire du médecin. Vous pouvez, dans ces conditions, délivrer du matériel divers : soulève-malades, matelas d'aide à la prévention des escarres en mousse monobloc, barrières de lits et cerceaux, aides à la déambulation, fauteuils roulants à propulsion manuelle (location de moins de 3 mois), attelles souples de correction orthopédique de série, ceintures lombaires et bandes ceintures de série, bandes et orthèses de série de contention souple élastique des membres, sondes ou électrodes cutanées périnéales pour électrostimulation neuromusculaire, collecteurs d'urines, étuis péniens, pessaires et urinaux, débitmètres de pointe.
Points à retenir
Les infirmiers sont autorisés, (sauf indication contraire du médecin) à prescrire certains dispositifs médicaux et à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable.
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe, renouveler des ordonnances de pansements pour diabétiques et d'orthèses plantaires.
Les masseurs kinésithérapeutes peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, en l'absence d'indication contraire du médecin.
Références bibliographiques
■Arrêté du 13 avril 2007 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire (JO du 14 avril 2007
■Arrêté du 30 juillet 2007 fixant la liste des topiques à usage externe pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues et la liste des pansements pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues (JO du 02 août 2008).
■Article R.4322-1 du Code de la santé publique, modifié par le décret n° 2008-768 du 30 juillet 2008.
■Article L.4311-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Article L.5134-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Décret n° 2009-956 du 29 juillet 2009.
01.14 UVD 10 F 2029 IN
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jeudi, janvier 28, 2010
Anticipation ≠ Précaution ≠ Démesure
"...
S'il est un principe bien français, c'est bien le principe de précaution qui devient de plus en plus envahissant.
Né à partir de la notion de protection dans le domaine de l'environnement (loi Barnier 1995), inscrit dans la charte de l'environnement en février 2005; ce principe prend de plus en plus de poids dans le domaine de la santé. Dans ce dernier domaine, le Conseil d'Etat parle même « d'obligation de précaution ».
Le principe de précaution avait pour but de diminuer les risques et de rassurer l'opinion.
Ce but est-il atteint? Au contraire, il a accentué et accentue encore les peurs relayées par les Médias, en donnant primat aux émotions sur la rationalité.
Plus, ce principe qui tend à nous submerger d'obligations a pour conséquence une déliquescence accélérée du principe juridique de responsabilité individuelle. Toute personne qui a mal évalué les risques de ses actions doit compenser les dommages que celles-ci auront pu causer.
Ce dernier principe est l'un des instruments principaux de notre Code de déontologie.
Il serait bon que nos hommes politiques préfèrent le terme de principe d'anticipation, plutôt que celui de précaution, qui exprimerait la volonté de maîtriser l'avenir, plutôt que celle de n'y entrer qu'à reculons et d'entraîner pessimisme et inaction.
mercredi, janvier 27, 2010
Prescrition des vétérinaires
Dans ce cas, vous devez signaler sur le conditionnement du médicament son utilisation vétérinaire et estampiller la vignette afin de la rendre inutilisable.
Prescrition des sages-femmes
Il s'agit de médicaments renfermant ou non des substances vénéneuses, autorisés aux sages-femmes pour leur usage professionnel ou leur prescription à des femmes : anti-acides gastriques d'action locale et pansements gastro-intestinaux, antiseptiques locaux, certains anesthésiques, antibiotiques per os destinés aux infections urinaires basses ou vaginales prescrits sur antibiogramme (prescription non renouvelable), anti-infectieux locaux destinés aux vulvo-vaginites, antispasmodiques, antiémétiques, certains antalgiques, spermicides, contraception d'urgence orale à prescription médicale non obligatoire, contraceptifs hormonaux, laxatifs, vitamines et sels minéraux per os, topiques à activité trophique, médicaments de proctologie, certaines solutions de perfusion, ocytociques, médicaments bloquant la lactation, vaccins (tétanos, diphtérie, poliomyélite, coqueluche, rubéole, hépatite B, grippe), immunoglobulines anti-D, traitements substitutifs nicotiniques.
Lorsque vous délivrez une ordonnance de contraceptif hormonal émanant d'une sage-femme, vous devez vérifier que la surveillance et le suivi biologique est assuré par le médecin traitant.
Ne soyez pas étonné de recevoir des prescriptions d'inhibiteurs calciques, d'un bêtabloquant ou d'un bêta-2 mimétique émanant de sages-femmes. Elles sont autorisées à prescrire certaines molécules appartenant à ces familles, dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement d'une prescription faite par un médecin.
Enfin, en cas d'urgence, en l'attente du médecin, les sages-femmes peuvent prescrire (et utiliser) certains succédanés du plasma (dans les états de choc), certains stimulants cardiaques injectables.
Concernant les médicaments classés comme stupéfiants, soyez prudents : le seul que peut prescrire une sage-femme est un analgésique opioïde injectable en ampoule de 10 mg, dans la limite de deux ampoules par patiente.
Vous pouvez aussi honorer certaines ordonnances de sages-femmes destinées aux nouveau-nés : antiseptiques locaux, certains anesthésiques locaux, certains antalgiques par voie rectale ou orale, certains collyres (sans anesthésiques, sans corticoïdes et dans vasoconstricteurs), vitamines et sels minéraux per os, vitamine K1 injectable, topiques à activité trophique, certaines solutions pour perfusion, vaccin et immunoglobuline anti-hépatite B, BCG. Enfin, en cas d'urgence, sachez qu'une sage-femme peut prescrire et administrer un stimulant cardiaque utilisé par voie injectable ou intra trachéale et un antagoniste morphinique injectable (ampoule à 0,4 mg/mL).
Certains dispositifs médicaux peuvent être prescrits par une sage-femme : ceinture de grossesse de série, orthèse élastique de contention des membres inférieurs, sonde ou électrode cutanée périnéale, électro stimulateur neuromusculaire pour rééducation périnéale, tire-lait, diaphragme, cape cervicale, compresses, coton, bandes de crêpe, filet tubulaire de maintien, suture adhésive et sparadrap. Vous pouvez les délivrer à l'exclusion des produits et matériels utilisés pendant la séance.
Prescription des chirurgiens-dentistes
Les médicaments listés (listes I et II et stupéfiants) entrent dans le champ de ce droit de prescription. La prescription d'un stupéfiant, ou d'une substance classée comme stupéfiant, doit être établie sur une ordonnance sécurisée.
Prescriptions non médicales
Les chirurgiens-dentistes
Les chirurgiens-dentistes peuvent prescrire tous les produits nécessaires à l'exercice de l'art dentaire. Ce dernier recouvre « la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants ».
Les médicaments listés (listes I et II et stupéfiants) entrent dans le champ de ce droit de prescription. Comme pour celle des médecins, vous devez vérifier que la prescription d'un stupéfiant, ou d'une substance classée comme stupéfiant, est bien établie sur une ordonnance sécurisée.
Les sages-femmes
Le droit de prescription des sages-femmes a plus de vingt ans. La liste est longue : vous pouvez vous reporter à l'arrêté du 12 octobre 2005 modifiant l'arrêté du 23 février 2004 et publié au Journal officiel du 8 novembre 2005 ou bien aux premières pages du Dictionnaire Vidal !
Il s'agit de médicaments renfermant ou non des substances vénéneuses, autorisés aux sages-femmes pour leur usage professionnel ou leur prescription à des femmes : anti-acides gastriques d'action locale et pansements gastro-intestinaux, antiseptiques locaux, certains anesthésiques, antibiotiques per os destinés aux infections urinaires basses ou vaginales prescrits sur antibiogramme (prescription non renouvelable), anti-infectieux locaux destinés aux vulvo-vaginites, antispasmodiques, antiémétiques, certains antalgiques, spermicides, contraception d'urgence orale à prescription médicale non obligatoire, contraceptifs hormonaux, laxatifs, vitamines et sels minéraux per os, topiques à activité trophique, médicaments de proctologie, certaines solutions de perfusion, ocytociques, médicaments bloquant la lactation, vaccins (tétanos, diphtérie, poliomyélite, coqueluche, rubéole, hépatite B, grippe), immunoglobulines anti-D, traitements substitutifs nicotiniques.
Lorsque vous délivrez une ordonnance de contraceptif hormonal émanant d'une sage-femme, vous devez vérifier que la surveillance et le suivi biologique est assuré par le médecin traitant.
Ne soyez pas étonné de recevoir des prescriptions d'inhibiteurs calciques, d'un bêtabloquant ou d'un bêta-2 mimétique émanant de sages-femmes. Elles sont autorisées à prescrire certaines molécules appartenant à ces familles, dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement d'une prescription faite par un médecin.
Enfin, en cas d'urgence, en l'attente du médecin, les sages-femmes peuvent prescrire (et utiliser) certains succédanés du plasma (dans les états de choc), certains stimulants cardiaques injectables.
Concernant les médicaments classés comme stupéfiants, soyez prudents : le seul que peut prescrire une sage-femme est un analgésique opioïde injectable en ampoule de 10 mg, dans la limite de deux ampoules par patiente.
Vous pouvez aussi honorer certaines ordonnances de sages-femmes destinées aux nouveau-nés : antiseptiques locaux, certains anesthésiques locaux, certains antalgiques par voie rectale ou orale, certains collyres (sans anesthésiques, sans corticoïdes et dans vasoconstricteurs), vitamines et sels minéraux per os, vitamine K1 injectable, topiques à activité trophique, certaines solutions pour perfusion, vaccin et immunoglobuline anti-hépatite B, BCG. Enfin, en cas d'urgence, sachez qu'une sage-femme peut prescrire et administrer un stimulant cardiaque utilisé par voie injectable ou intra trachéale et un antagoniste morphinique injectable (ampoule à 0,4 mg/mL).
Certains dispositifs médicaux peuvent être prescrits par une sage-femme : ceinture de grossesse de série, orthèse élastique de contention des membres inférieurs, sonde ou électrode cutanée périnéale, électro stimulateur neuromusculaire pour rééducation périnéale, tire-lait, diaphragme, cape cervicale, compresses, coton, bandes de crêpe, filet tubulaire de maintien, suture adhésive et sparadrap. Vous pouvez les délivrer à l'exclusion des produits et matériels utilisés pendant la séance.
Les vétérinaires
Pour pallier un vide éventuel dans l'arsenal thérapeutique vétérinaire, un vétérinaire peut recourir à un médicament autorisé pour l'usage humain (règle de la « cascade »).
Dans ce cas, vous devez signaler sur le conditionnement du médicament son utilisation vétérinaire et estampiller la vignette afin de la rendre inutilisable.
Points à retenir
La rédaction d'une ordonnance peut relever de la compétence d'autres professionnels de santé que le médecin, dans le cadre de leur exercice professionnel.
Les chirurgiens dentistes peuvent prescrire tous les médicaments nécessaires à la prévention, au diagnostic et au traitement des maladies de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants.
Les sages-femmes peuvent prescrire, aux femmes et aux nouveau-nés, certains médicaments et dispositifs médicaux.
Le vétérinaire peut prescrire des médicaments à usage humain pour les animaux.
Références bibliographiques
■Article L. 5134-1 du Code de la santé publique
■Article L. 4141-2 du Code de la santé publique
■Article L. 4151-4 du Code de la santé publique
■Article L. 4151-4 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009
■Arrêté du 12 octobre 2005 modifiant l'arrêté du 23 février 2004 fixant la liste des médicaments que peuvent prescrire les sages-femmes ;
■Arrêté du 27 juin 2006 fixant la liste des dispositifs médicaux que peuvent prescrire les sages-femmes ;
01.14 UVD 10 F 2028 IN
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Kétoprofène - gel dermique
Le laboratoire qui commercialise la spécialité Ketum® a déposé une requête en référé-suspension auprès du Conseil d’Etat à la fin du mois de décembre 2009, pour contester la décision française. Dans l’attente d’une décision définitive (jugement au fond) du Conseil d’Etat, le juge des référés vient de suspendre la décision du Directeur général de l’Afssaps concernant l’autorisation de mise sur le marché du gel Ketum® contenant du kétoprofène.
Le kétoprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) commercialisé en France sous forme de gel depuis 1993. Soumis à prescription médicale, le gel est appliqué sur la peau et est utilisé en rhumatologie et en traumatologie bénigne, pour ses propriétés antalgiques. A ce jour, 22 spécialités contenant du gel de kétoprofène étaient autorisées en France.
Des cas de photoallergie (réactions cutanées exagérées et/ou anormales à la lumière), souvent graves, ont été rapportés chez des patients traités par des gels contenant du kétoprofène dès leur commercialisation. Ces réactions se présentent le plus souvent sous la forme d’eczéma et de bulles pouvant s’étendre au-delà de la zone d’application. Leur gravité peut conduire à des hospitalisations et à des arrêts de travail.
Cet effet indésirable a conduit l’Afssaps à modifier l’information de ces médicaments à deux reprises en 1996 et en 2001, à l’issue de deux enquêtes nationales de pharmacovigilance. De plus, un pictogramme incitant les patients à ne pas s’exposer au soleil même voilé avait été ajouté sur les conditionnements en 2001. Malgré ces mesures d’information, les données de sécurité d’emploi montraient que ces réactions étaient toujours rapportées.
En 2003, l’Afssaps a adressé une lettre aux professionnels de santé afin de leur rappeler les précautions d’emploi inhérentes à l’administration des gels contenant du kétoprofène.
La persistance de la survenue et de la déclaration de cas de photoallergie, malgré la prise de ces nombreuses mesures, a conduit l’Afssaps à déclencher la réévaluation du rapport bénéfice/risque des gels de kétoprofène.
En raison de l’efficacité faible à modérée de ces médicaments et de l’existence d’alternatives thérapeutiques, l’Afssaps a considéré que le risque lié à l’utilisation des gels de kétoprofène, photoallergie au kétopprofène proprement dit mais aussi allergie découlant de l’interaction entre le kétoprofène et l’octocrylène, substance utilisée comme filtre solaire, était supérieur au bénéfice attendu et qu’aucune mesure supplémentaire à celles prises précédemment ne pouvait garantir davantage la sécurité des patients. Dans ces conditions, l’Afssaps a décidé de suspendre l’AMM de toutes les spécialités sous forme de gel contenant du kétoprofène dans l’attente des résultats de la procédure de réévaluation européenne. Cette mesure a pris effet le 12 janvier 2010 et s’est accompagné d’un retrait des lots disponibles sur le marché.
Le laboratoire Menarini a déposé une requête en référé-suspension pour laquelle l’ordonnance du juge des référés a été rendue le 26 janvier 2010. Cette ordonnance, prise dans le cadre d’une procédure d’urgence, intervient dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat sur le fond du dossier. Elle a pour conséquence à ce stade, la possibilité pour le laboratoire Menarini de remettre sur le marché le gel Ketum®. Néanmoins, cette ordonnance ne préjuge pas de l’issue dans le courant du 1e semestre 2010 de la réévaluation communautaire en cours.
vendredi, janvier 08, 2010
Vaccins A-H1N1
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/deb423463f0fd0d59fcd5a4b39941c68.pdf
- Suivi de pharmacovigilance des antiviraux utilisés dans le cadre de la grippe A(H1N1) - Bulletin n° 2
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/f2df01c7f3fabb84dc4fe33867859f79.pdf
lundi, janvier 04, 2010
Grands froids
http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Grand-froid-et-produits-de-sante
jeudi, novembre 05, 2009
Le virus West Nile s'installe en Italie
La résurgence de cas durant l'été 2009 a fait l'objet d'une surveillance étroite dans les régions concernées et en Lombardie grâce à une enquête étiologique systématique des maladies neuro-invasives.
Les cas étaient définis par la présence de signes cliniques (fièvre > 38,5°C et symptômes neurologiques) et confirmés par l'un des critères suivants : isolement du WNV dans le sang ou le LCR, détection d'IgM spécifiques dans le LCR, détection de l'ARN du WNV par RT-PCR dans le sang ou le LCR, élévation des IgG et IgM spécifiques confirmée par test de neutralisation.
Seize cas confirmés d'encéphalite à WN (WNND) ont été détectés entre août et septembre 2008 dans 3 régions :
- En Vénétie, 6 cas (âgés de 62 à 82 ans) tous hospitalisés et encore dans un état critique hormis un patient décédé.
- En Emilie-Romagne, 8 cas (âges de 62 à 78 ans) à Modène (1) , Ferrare (5) , Imola (1) et Bologne (1 ). Tous les cas sont également encore hospitalisés hormis un patient décédé.
- En Lombardie, 2 cas résidents de Mantoue (proche de l'Emilie -Romagne) toujours hospitalisés.
Des mesures de contrôle vectoriel ont été mises en place avec la pulvérisation d'insecticides et la diffusion de messages d'éducation à la prévention des piqûres d'insectes.
Un dépistage par PCR est systématiquement effectué sur les dons de sang issus des trois régions afin de déclencher, à la première positivité détectée, un arrêt de collecte dans la province concernée.
Dans les régions climatiques favorables au cycle du WNV, croiser les données vétérinaires, entomologiques et humaines est crucial pour la surveillance de l'avancée du virus. Il faut également compter sur la vigilance des cliniciens à diagnostiquer rapidement les nouveaux cas humains afin de prendre les mesures de santé publique appropriées. La France, qui connaît régulièrement des cas équins en Camargue, pourrait s'inspirer de l'exemple transalpin.
dimanche, octobre 11, 2009
vendredi, octobre 02, 2009
La pilule du " surlendemain "
La nouvelle pilule contraceptive du lendemain, EllaOne, surnommée " du surlendemain " car utilisable jusqu'à cinq jours après un rapport sexuel, est en vente en France, dans les pharmacies, depuis le jeudi 1e r octobre. Elle est disponible, sur ordonnance, au prix de 30 euros et ne sera pas remboursée par la Sécurité sociale. Ce contraceptif d'urgence, élaboré par les laboratoires HRA Pharma, fonctionne avec une nouvelle molécule, l'ulipristal, qui bloque l'ovulation. La pilule avait obtenu l'autorisation européenne de mise sur le marché en mai et l'approbation de l'Agence européenne du médicament le 25 septembre. - (AFP.)
jeudi, septembre 17, 2009
PHARMACOPEE Xième édition
lundi, septembre 14, 2009
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant
La lutte contre la douleur est l'un des enjeux majeurs du système de santé, en particulier en pédiatrie. Ces nouvelles recommandations ont pour but de contribuer à l’harmonisation des pratiques pédiatriques. En effet, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Les situations suivantes sont abordées et concernent essentiellement la prise en charge de la douleur en milieu hospitalier et quelques situations particulières en ville :
- Douleur postopératoire (anesthésie loco-régionale, antalgiques utilisés en postopératoire),
- Soins douloureux (solutions sucrées orales,anesthésiques locaux topiques, MEOPA, kétamine),
- Douleur neuropathique
- Situations cliniques particulières en ville (migraine, dysménorrhée, angine, otite, vaccination) et à l'hôpital (brûlures, fractures aux urgenceset en pré-hospitalier, douleur abdominale aiguë de la fosse iliaque droite aux urgences et en pré-hospitalier, mucites, soins douloureux, pose de sonde nasogastique, amygdalectomie, crise aiguë drépanocytaire)
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (170 ko)
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (1009 ko)
jeudi, septembre 10, 2009
Cette étude exhaustive montre en effet qu'en 2008 les malades ont dû sortir davantage d'argent de leur poche pour se faire soigner. La part de la «consommation de soins et de biens médicaux» (soins hospitaliers et en ville, médicaments, transports sanitaires, lunettes…) directement financée par les ménages est passée à 9,4 %, contre 9 % l'année précédente. La différence provient des fameuses franchises instaurées par Nicolas Sarkozy (50 centimes par boîte de médicaments et par acte d'infirmier ou de kiné, 2 euros par transport en ambulance, dans la limite de 50 euros par an).
Cette tendance à la hausse a débuté en 2004. La part des ménages était alors tombée à 8,3 %. Depuis, les gouvernements ont déremboursé des médicaments (veinotoniques…), instauré un « forfait » d'un euro par consultation, augmenté le ticket modérateur pour ceux qui n'ont pas de médecin traitant… Et les dépassements d'honoraires ont augmenté.
En revanche, observée sur une période plus longue, la part des ménages reste stable : elle était de 9,6 % en 1995, soit 0,2 % de plus qu'actuellement ! Le «commun des patients» aura du mal à le croire. Cette stabilité découle « de deux évolutions de sens contraires », explique l'étude. Les dépenses de produits mal remboursés augmentent (médicaments pris en charge à 35 %, optique…).
Mais parallèlement, le nombre de patients en affection de longue durée (cancer, diabète, hémophilie, Parkinson…) grimpe lui aussi. Or, ces 9 millions de personnes sont prises en charge à 100 % par la Sécu.
La part des complémentaires, elle, augmente légèrement au fil des ans : elles couvrent de plus en plus de personnes et une partie des dépenses que la Sécu ne prend plus en charge, comme le forfait hospitalier, leur est transférée. Au total, la France «reste l'un des pays où la prise en charge des dépenses de santé par les fonds publics est la plus importante».
En ajoutant les coûts de formation du personnel de santé, de recherche, de prévention, de prise en charge des personnes âgées et les arrêts de travail, la France consacre 11 % de son PIB aux « dépenses courantes de santé ». Soit, cette fois, la deuxième place mondiale, loin derrière les États-Unis (16 %) et au coude-à-coude avec la Suisse.
mercredi, septembre 09, 2009
Newsweek : 11 choses à savoir sur le vaccin anti-grippe A
LES INSTANCES fédérales s’attendent à une pandémie de grippe H1N1 dite porcine qui pourrait infecter 30 à 50 % de la population à l’occasion de la prochaine saison grippale, les premiers cas survenant au cours du mois qui vient. D’où l’importance capitale d’un vaccin permettant de protéger la population… Quand il sera prêt. Sera-t-il trop tard ? Qui doit être vacciné ? Quelle sera son efficacité, et son innocuité ? Heureusement, pour l’instant, le virus H1N1 n’est pas trop méchant. Bien qu’un million d’Américains aient été infectés, on ne rapporte à ce jour que 556 décès, contre 36.000 par an à l’occasion de la grippe saisonnière. Mais H1N1 est arrivé sur la fin de la dernière saison de grippe, et ne s’est pas répandu dans le pays entier. Cette année, la population vulnérable sera bien plus importante. L’an dernier, le CDC publiait sous le titre "L’importance du vaccin contre la grippe" une vidéo présentant des parents dont les enfants, pourtant en bonne forme, étaient morts de la grippe. L’administration veut l’actualiser, en y intégrant des informations concernant la grippe porcine. Anne Underwood de Newsweek a récemment assisté à deux jours de stage au Center for Disease Control and Prevention consacrés au vaccin et à la sécurité. Elle répond aux questions les plus importantes sur le thème du vaccin.Je suis un adulte en bonne santé.
Tamiflu
Ces recommandations sont complémentaires de celles émises par le Ministère de la Santé et par la Direction Générale de la Santé concernant la prise en charge thérapeutique et l’utilisation de Tamiflu® chez les enfants de moins de 1 an d’âge dans le cadre d’une pandémie grippale A(H1N1)v. Ces recommandations remplacent celles émises le 6 aout 2009.
dimanche, septembre 06, 2009
Régimes sociaux - caisses des
- le régime général, qui assure quatre personnes sur cinq en France. Son organisation résulte de l'ordonnance de 1967 qui instaure la séparation de la sécurité sociale en branches autonomes :
1 - La branche « maladie » gérée par la CNAMTS. Elle gère les risques maladie, maternité, invalidité, décès et, dans le cadre d'une gestion distincte, les accidents du travail et les maladies professionnelles (ATMP).
2 - La branche « vieillesse » gérée par la CNAV qui définit les orientations de la branche retraite en matière d'assurance vieillesse et d'assurance veuvage.
3 - La branche « famille » gérée par la CNAF. Elle gère différentes prestations familiales et sociales (handicap, logement, RMI etc.).
4 - La branche « recouvrement » gérée par l’ACOSS. Elle assure la gestion de la trésorerie de la sécurité sociale et coordonne l'action des URSSAF qui, au niveau local, assurent l'encaissement des cotisations et des contributions. - le régime agricole géré par la Mutualité sociale agricole (MSA),
- le régime social des indépendants (RSI) qui couvre les artisans, commerçants, industriels et professions libérales. Il est issu en 2006 du rapprochement de la CANAM (indépendants), l’AVA (artisans) et de l’ORGANIC (commerçants). Le RSI est composé d'une caisse nationale, de 28 caisses régionales interprofessionnelles dont 2 dans les DOM, de 2 caisses dédiées aux professions libérales pour l'assurance maladie.
- et de nombreux régimes spéciaux (marins, mines, SNCF, RATP, EDF-GDF, Banque de France, Assemblée nationale et Sénat, notariat, cultes, etc.).
jeudi, septembre 03, 2009
Exposition répétée au formol :
Selon l'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), 65 000 travailleurs sont actuellement exposés à une teneur en formol (formaldéhyde) dans l'air ambiant supérieure à la valeur limite (0,25 mg/m3). Si le premier effet consiste en une irritation oculaire transitoire, une exposition plus importante entraîne des irritations graves des voies respiratoires et des expositions répétées à long terme peuvent accroître le risque de cancer. Suivant les recommandations de l'Agence, le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, vient d'annoncer trois mesures : la révision des valeurs limites d'exposition professionnelle, des actions de sensibilisation et d'information, et le renforcement de la surveillance médicale. Des référentiels devraient être prochainement mis en place pour favoriser l'action des médecins du travail.
Médicaments en EHPAD :
Le Quotidien du Pharmacien, 3 septembre 2009.
C'est dès le 1er octobre prochain que débutera l'expérimentation relative à la réintégration du budget médicaments dans le forfait de soins des EHPAD (Établissements d'hébergement pour personne âgées dépendantes). Un nouveau dispositif prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 dans un objectif clair : lutter contre le mauvais usage des médicaments responsable d'hospitalisations et de surcoût pour l'assurance-maladie. Il responsabilise notamment les officinaux qui se voient confier un nouveau rôle, celui de pharmacien référent, dont l'activité sera rémunérée, dans le cadre de l'expérimentation, à hauteur de 0,35 euro par jour et par résident. Cette activité consistera, notamment, à établir une liste des médicaments à utiliser de façon préférentielle, à vérifier les prescriptions, à former et informer les professionnels et à assurer le suivi des consommations. Pour la secrétaire d'État aux Aînés, Nora Berra, « Il s'agit de changer en profondeur le rôle du pharmacien d'officine qui, au-delà de son rôle traditionnel de fourniture des médicaments, se voit attribuer un rôle central d'expertise pharmaceutique ». Cette expérimentation permettra « de faire la preuve que cette nouvelle prestation du pharmacien référent apporte plus de qualité : veiller au bon usage des médicaments, réduire les maladies d'origine médicamenteuse et maîtriser les volumes prescrits » a-t-elle ajouté.
Après un an d'expérimentation, un rapport sera remis au Parlement, à qui il appartiendra ensuite de voter la généralisation du dispositif.
Questions-réponses sur la grippe A(H1N1)
La grippe A(H1N1) est une infection respiratoire aiguë due à un virus grippal recombinant, d’origine porcine. Actuellement, la contamination est interhumaine.Le virus se transmet par voie aérienne :- de manière directe par la toux, les éternuements et les postillons ;- de manière indirecte par les mains, les objets touchés par une personne malade...
Quels sont les signes de la grippe A(H1N1) ?
La grippe A(H1N1) diffère peu d’une grippe classique : incubation courte (au maximum de 7 jours) et contagiosité dès la veille du début des symptômes. La grippe A(H1N1) est jusque-là relativement bénigne (en-dehors de la femme enceinte), et se manifeste surtout par une toux importante, de la fièvre et parfois des troubles digestifs.
Les signes d'infection établis par l'InVS et la DGS sont un syndrome respiratoire aigu brutal (toux ou dyspnée), accompagné de signes généraux (fièvre > 38°C ou courbatures ou asthénie). Compte-tenu de l'évolution épidémiologique constatée en France, la définition et le repérage des cas de grippe A(H1N1) ne font plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas.
Ce nouveau virus A(H1N1) est-il très contagieux ?
Ce virus est très contagieux : son taux d'attaque* s'élève à 50 %, contre 10 % pour la grippe saisonnière. Sa transmission est donc extrêmement facile, même au cours d'une saison non propice (printemps, été). * proportion de la population atteinte à partir du moment où 1 cas est introduit.
Est-il dangereux ?La grande majorité des cas sont bénins. Il y a malgré tout des cas graves et des décès susceptibles de toucher les adultes jeunes, les femmes enceintes et les personnes non porteuses de facteurs de risques, contrairement à la grippe saisonnière.
Que faut-il faire en cas de suspicion de grippe A(H1N1) ?Depuis le 23 juillet, une personne qui répond aux critères de la grippe A(H1N1) doit consulter son médecin traitant. Après diagnostic et si nécessaire, le patient se verra remettre une ordonnance de Tamiflu et de masques de protection qu’il se fera délivrer en officine. Le médecin généraliste est également chargé d’orienter les cas graves et les enfants de moins de 1 an vers les centres 15.
Les antiviraux sont-ils efficaces contre la grippe A(H1N1) ?La grippe AH1N1 est pour l’instant sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme Tamiflu (oseltamivir) ou Relenza (zanamivir). Premier pays en niveau de stock de Tamiflu, la France a largement de quoi faire face aux traitements curatifs. L’Agence Européenne du médicament a publié courant mai une autorisation à utiliser Tamiflu et Relenza chez l’enfant de moins d’un an et chez la femme enceinte et allaitante. La péremption du Tamiflu a été allongée à 7 ans (au lieu de 5).
Quelle est la prise en charge des patients atteints de grippe A(H1N1) ?
Après diagnostic de la grippe A(H1N1) par le médecin traitant, les patients se voient prescrire des masques de protection (masques chirurgicaux) et éventuellement du Tamiflu (oseltamivir). Un traitement symptomatique classique peut être également prescrit : paracétamol, antitussifs, repos à domicile, accompagné de recommandations d’isolement jusqu’à la fin des symptômes grippaux (csmf). Les formes pédiatriques de Tamiflu sont distribuées par les pharmacies à usage intérieur.Lors de la délivrance, rappelez les messages de prévention : lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes, ou à l’aide d’un soluté hydro-alcoolique, mouchoirs jetables à jeter dans une poubelle à couvercle, éviter les contacts inutiles, etc.
Comment tarifier le Tamiflu et les masques ?
Les masques sont délivrés gratuitement sur prescription à raison d’une boîte de 50 masques par ordonnance (ne pas déconditionner les boîtes). La délivrance gratuite de ces masques ne doit pas apparaître sur la facturation à l'Assurance maladie, au risque d'entrainer un rejet de la facture. Le Tamiflu est délivré et pris en charge classiquement (tiers-payant ou facturation directe du patient, puis remboursement par l'Assurance maladie).
Comment constituer vos stocks d'antiviraux et de masques chirurgicaux ?
L'antiviral Tamiflu est à commander classiquement auprès de votre grossiste-répartiteur (hors forme pédiatrique). Quant aux masques, une dotation initale de 10 boîtes de 50 masques chirurgicaux a été livrée gratuitement à chaque officine (stock de l'Etat). Le réapprovisionnement se fera par commande auprès de votre grossiste-répartiteur.
Comment se procurer des masques FFP2 pour protéger le personnel de l’officine ?
Les masques FFP2 destinés au personnel de l’officine sont à retirer dans les sites de distribution de proximité sur présentation d’une carte professionnelle et d’une pièce d’identité. La liste des sites dédiés est disponible sur le site du Ministère de la Santé et des Sports, rubrique « Organisation locale ».
Les masques sont-ils efficaces ?
La transmission du virus de la grippe se fait par voie aérienne par l'intermédiaire des postillons de mucus infecté que le malade projette lorsqu'il respire ou tousse. Porter un masque est un moyen efficace pour lutter contre le virus, à condition que les mailles du masque soient adaptées au diamètre des particules infectantes. Les projections émises sont constituées de gouttelettes de 5 microns mais aussi d'aérosols de particules beaucoup plus petites (0,2 micron).
Quelles sont les différences entre les masques chirurgicaux et les masques FFP ?
Le masque chirurgical est destiné à éviter, lors de l'expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions. Porté par le patient contagieux, il prévient la contamination de son entourage et de son environnement. Porté par l'entourage d'un malade, le masque chirurgical protège celui qui le porte contre les agents infectieux transmissibles par voie de « gouttelettes», mais non contre les agents infectieux transmissibles par voie « aérienne » (aérosol). Efficace huit heures, il est toutefois recommandé de changer le masque chirurgical dès qu'il devient humide. Le masque FFP est destiné à protéger celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles, que ce soit par voie « aérienne » ou par voie de « gouttelettes ». Il doit porter la norme européenne EN 149. Il existe trois classes de masques respiratoires jetables. Par ordre croissant d'efficacité : FFP1, FFP2, FFP3. L'efficacité prend en compte l'efficacité du filtre et la fuite au niveau du visage. Efficace huit heures, il est néanmoins recommandé de changer le masque FFP toutes les quatre heures, voire à chaque fois qu'on le retire (pour manger ou boire...). Il peut être plus difficile à supporter car il tient chaud et peut gêner la respiration. Le masque FFP2 n'offre pas de protection absolue mais divise par 10 la concentration de contaminants.
En savoir plus sur les masques (photos et mise en place).
Existe-t-il un vaccin contre la grippe A(H1N1) ?
Les premières doses de vaccin, en quantité limitée et actuellement en attente d'AMM, ont été livrées au Ministère de la Santé le 27 août. Le gouvernement a passé une commande ferme de 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50 millions), Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). A ces commandes fermes s’ajoutent des tranches supplémentaires optionnelles de vaccins réservées à hauteur de 34 millions de doses auprès de Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (6 millions).Les trois laboratoires ont opté pour le même mode de fabrication : la culture à partir d’oeufs de poule embryonnés. Plusieurs millions de doses sont attendues à la mi-octobre, période où les autorisations de mise sur le marché - nécessaires à la campagne de vaccination - seront délivrées.
Qui sera vacciné contre la grippe A(H1N1) ?
La vaccination ne sera pas obligatoire.Les soignants, les femmes enceintes, les personnes en contact avec des enfants de moins de 6 mois et celles souffrant d’une pathologie lourde seraient les premiers à être vaccinés. Le deuxième groupe concernerait les 3-18 ans et le dernier l’ensemble de la population. Parmi les personnes âgées, seules celles souffrant de pathologies lourdes seraient prioritaires, les autres ayant plus de chances d’être immunisées naturellement que le reste de la population pour avoir rencontré un virus approchant au cours de leur vie.Une circulaire sur la stratégie vaccinale est attendue fin août-début septembre.
Quel sera le schéma de vaccination ?
Deux injections à 3 semaines d'intervalle seront nécessaires. Les deux doses devront provenir du même laboratoire.Une co-circulation du virus de la grippe saisonnière avec celui de la grippe A(H1N1) est possible. La vaccination contre la grippe saisonnière sera donc prioritaire chez les personnes de plus de 65 ans, dès fin septembre. Par la suite, ces personnes n'auront peut-être besoin que d'une seule dose de vaccin contre la grippe A(H1N1).
Où se dérouleront les séances de vaccination ?
La campagne vaccinale sera initiée par les préfets. Chaque département doit déterminer un minimum de 3 sites de vaccination spécialement créés pour l'occasion, notamment dans des gymnases ou des salles polyvalentes.Chaque équipe-type de vaccination, composée au moins d’un médecin ou d’un infirmier et de 3 agents vaccinateurs, devra « être en mesure de réaliser 30 injections par heure et par agent vaccinateur ». Les préfets auront à informer la population dans la presse locale à la fin du mois de septembre, expliquant notamment la nécessité d’une tenue vestimentaire sans manche ou permettant de relever facilement la manche pour « limiter le passage par un sas de déshabillage ».Enfin, une traçabilité individuelle systématique est prévue.
Et demain ?
Jusqu’à présent, la sévérité de cette grippe A est modérée. Mais le virus A(H1N1) circule très rapidement dans le monde : 177 pays ont déjà recensé des cas de grippe A(H1N1). En France, au cours des trimestres à venir, il est possible que 10 à 20 millions de personnes soient infectées par ce virus grippal pandémique. Ce grand nombre de personnes malades risque de paralyser l’économie.
Le pire serait la mutation de ce virus AH1N1 peu pathogène ou sa recombinaison avec le H5N1 aviaire hautement pathogène. En 1918, la grippe espagnole à H1N1 avait aussi connu une première poussée modérée au printemps, suivie d’une flambée grave en automne.Dans tous les cas, les mesures barrières visent à ralentir la propagation pour étaler dans le temps la vague pandémique.
En tant qu'employeur, comment se préparer à la pandémie grippale ?
Il est nécessaire de réfléchir dès maintenant à un Plan de continuité d'activité (PCA) pour assurer le maintien de l'activité de l'officine en cas de pandémie.Les 20 étapes du Plan de continuité d'activité :1. Désignez un responsable chargé de préparer l'entreprise à la pandémie.2. Evaluez l'impact de la pandémie sur votre activité (taux d'absentéisme, restriction possible de caisses...).3. Identifiez les facteurs pouvant freiner votre activité (transport, défaillance de fournisseurs ou de clients).4. Coordonnez votre plan d'action avec les entreprises extérieures dont l'activité est la même (les pharmacies environnantes par exemple).5. Identifiez les postes dont la mise en veille pendant quelques semaines (en cas de pandémie) ne remettrait pas en cause votre activité.6. Etablissez deux à trois hypothèses de continuation de l'activité en cas de pandémie grippale (en tenant compte du taux d'absentéisme et de la fermeture des crèches et des écoles).7. Organisez des modalités spécifiques d'accueil des employés, compte tenu des limitations de transport et de restauration collective.8. Créez un plan de communication à destination des fournisseurs et des clients.9. Identifiez les postes clés indispensables au maintien de l'activité (et qui ne pourront pas être supprimés en cas de pandémie).10. Imaginez des hypothèses d'aménagement du temps de travail en cas d'absentéisme (heures supplémentaires, horaires décalés...).11. Identifiez les postes pouvant être exercés à distance.12. Intégrez, dans le document d'évaluation des risques, interne à l'entreprise, les risques liés à la pandémie.13. A partir de ce document, formalisez noir sur blanc les mesures de prévention et d'hygiène à respecter au sein de l'entreprise.14. Coordonnez ces mesures de prévention avec la médecine du travail.15. Définissez des mesures destinées à freiner la contagion (gestion des déchets contaminés, des entrées dans l'officine ou de la ventilation des locaux).16. Déterminez les équipements nécessaires pour protéger le personnel (port de masques) et se les procurer.17. Disposez de ces équipements en nombre suffisant et former le personnel à son utilisation.18. Consultez les délégués du personnel, le comité d'entreprise ou le CHSCT sur le contenu du plan de continuité.19. Communiquer régulièrement avec le personnel sur ces mesures visant à lutter contre la pandémie.20. Faire des exercices de simulation afin de vérifier si les hypothèses étudiées sont réalistes.
mercredi, septembre 02, 2009
Réseau
Faire partie d'un réseau de soin est une démarche quasi naturelle pour nous, pharmaciens, qui souhaitons donner une dimension plus complète à notre exercice quotidien. Le réseau de santé est une structure de proximité autour du malade et donc le complément à notre exercice officinal. Il crée le lien qui souvent fait défaut à savoir la liaison ville-hôpital et hôpital-ville. Pour notre participation active à des réseaux de santé et améliorer ainsi nos propres pratiques professionnelles, il faut bien connaître les objectifs et le fonctionnement des réseaux.
# Objectifs d'un réseau de soin
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie (par exemple le diabète, la mucoviscidose, ...) ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge (par exemple les personnes âgées) ou encore autour d'une action de prévention (par exemple les patients présentant des conduites addictives). Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.Le réseau n'a pas le statut de personnalité morale. Il peut s'adosser à une structure juridique telle que l'association par exemple. Son organisation est formalisée par des documents contractuels.
Pour une bonne intégration à un réseau, en voici la définition :
(LOI DU 4 MARS 2002 RELATIVE AUX DROITS DES MALADES ET À LA QUALITÉ DU SYSTÈME DE SANTÉ)« Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations »
A quoi un réseau de soins ?
L'objectif d'un réseau est d'améliorer la prise en charge d'une pathologie ou d'un type de population précis : son fondement est la coordination des professionnels qui s'engagent à assurer la continuité des soins et à améliorer leur qualité, avec des protocoles définis en commun, tout en mesurant les coûts engendrés. ...
Comment faire partie d'un réseau ?
... Les réseaux peuvent avoir une structure nationale, régionale, départementale ou locale. Nous pouvons nous rapprocher de la structure de notre choix et rentrer dans le réseau qui nous correspond en fonction de nos centres d'intérêt. ...
D'autre part l'appartenance au réseau implique de se conformer à des référentiels de bonnes pratiques qui définissent la manière dont les patients doivent être soignés au sein du réseau. ...
Que changent les réseaux pour les de santé et pour les pharmaciens ?
La pratique en réseau est un apprentissage : les professionnels doivent travailler selon un mode plus concerté (concertation secteur médical/secteur paramédical, concertation spécialistes/généralistes, concertation ville/hôpital), en mettant des moyens en commun et en partageant des informations sur leurs patients.
Points à retenir
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge ou encore autour d'une action de prévention. Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.
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vendredi, août 28, 2009
NOUVELOBS.COM 27.08.2009 18:45
"Roselyne Bachelot prévient toutefois que ces vaccins sont "en quantités limitées" et "qu'il n'est pas question de les administrer sans autorisation de mise sur le marché". Le plan de vaccination gratuite devrait être activé le 28 septembre.
Les premiers vaccins contre la grippe A (H1N1) sont arrivés mais "en quantités limitées". (Reuters)
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé jeudi 27 août que les "premiers vaccins" contre la grippe A (H1N1) étaient arrivés ce jour en "quantités limitées". La ministre a cependant refusé de préciser le nombre exact de doses reçues "pour des raisons de sécurité". "Il n'est pas question de les administrer sans autorisation de mise sur le marché", a-t-elle insisté. Selon Roselyne Bachelot, le budget total pour les commandes à quatre laboratoires s'élève à "un milliard d'euros". Outre les trois laboratoires déjà prévus (Sanofi-Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKlein), elle a confirmé que la France avait fait appel au laboratoire américain Baxter. Ce dernier utilise un processus de culture cellulaire plus rapide et plus coûteux. Le ministère de la Santé britannique a également annoncé avoir reçu ses premiers vaccins jeudi.
Plan de vaccination gratuiteUn peu plus tôt dans la journée, une circulaire des ministres de l'Intérieur et de la Santé annonçait que le plan de vaccination gratuite contre la grippe H1N1, qui prévoit au moins trois centres de vaccination par département et des équipes mobiles se déplaçant dans les établissements scolaires, devrait pouvoir être activé par les préfets dès le 28 septembre."La décision finale de déclenchement ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient", est-il souligné dans la circulaire adressée le 21 août aux préfets. Le dispositif, qui constitue une "réponse sanitaire évolutive", doit pouvoir être activé "à compter du 28 septembre", est-il précisé dans le document. Les vaccins, commandés par le gouvernement, doivent être livrés par les fabricants avec qui le gouvernement a signé des contrats "de manière échelonnée tout au long de l'automne et du début de l'hiver", note la circulaire.
Des personnes prioritaires
Un centre pour 100 habitants
Des équipes mobiles dans les écolesLes préfets devront recenser tous les personnels habilités à vacciner: médecins, internes en médecine, infirmiers... Le recrutement se fera sur la base du volontariat et les personnels de santé seront rémunérés. Des fonds seront "rapidement alloués" par l'Etat pour le fonctionnement de ces centres. "La vaccination des élèves et de la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires". Ces équipes iront aussi dans d'autres collectivités comme les crèches, les prisons ou les établissements médico-sociaux.Les préfets devront adresser un rapport sur la mise en œuvre de cette circulaire pour le 10 septembre. A la fin septembre, la population devra être informée des modalités de préparation de la campagne dans la presse locale. Cette campagne de vaccination ne devra pas "perturber celle relative à la grippe saisonnière", conduite par les médecins libéraux sur un mode individuel. Selon le texte, "cette campagne n'a pas vocation à se renouveler l'an prochain"."




