Source : www.univadis.fr/Même si vous êtes en surpoids, il est souvent difficile de renoncer aux aliments hautement caloriques. Une étude américaine publiée dans American Journal of Clinical Nutrition vient de détecter certains éléments responsables de ce phénomène. L'index glycémique (IG) élevé, caractéristique des aliments sucrés ou contenant de la farine blanche, active le système mésolimbique du cerveau, qui joue également un rôle de « système de récompense » dans le comportement addictif.Dans l'étude, dirigée par David Ludwig du Harvard Children's Hospital à Boston (Massachusetts, États-Unis), douze hommes en surpoids, mais en bonne santé, ont reçu des boissons lactées (milkshakes) ayant un index glycémique élevé ou faible. Quatre heures plus tard, l'activité cérébrale et la glycémie des participants ont été mesurées.« Comme on s'y attendait, les hommes ayant consommé le milkshake à IG élevé ont présenté une augmentation rapide de la glycémie, suivie d'une diminution importante conduisant à une hypoglycémie. En outre, nous avons découvert une activation puissante du noyau accumbens, comparativement à ce qui est observé avec les milkshakes à faible IG », a déclaré Belinda Lennerz de la clinique universitaire d'Ulm (Allemagne), qui faisait également partie de l'équipe de l'étude.En dehors de l'index glycémique, les milkshakes avaient une même teneur en calories, lipides, protéines et glucides. « Il n'y avait pas non plus de différence de goût », a assuré Belinda Lennerz. « Les glucides transformés stimulent les centres d'addiction dans le cerveau », déclare-t-elle dans sa conclusion. Il ne se produirait pas d'impulsions alimentaires addictives si on évitait ce type d'aliments, ont souligné les chercheurs.
mardi, juillet 16, 2013
Aliments à IG élevé
mardi, mai 14, 2013
Les femmes consomment plus de médicaments que les hommes ...
JIM - UNIVADIS
14 mai 20130
Les praticiens le constatent et plusieurs travaux l'ont démontré, les femmes et les hommes ne font pas le même usage des médicaments. Une enquête suédoise apporte quelques informations supplémentaires sur cette différence entre les sexes. Le registre national suédois de prescription a fourni un recensement complet de tous les médicaments prescrits en Suède au cours de l'année 2010, révélant que 2,8 millions d'hommes (59 %) et 3,6 millions de femmes (76 %) s'étaient vus, au cours de cette année-là, prescrire au moins un médicament. La conclusion est conforme à ce qui était pressenti : les femmes consomment plus de médicaments, quel que soit leur âge, excepté avant 10 ans et même en excluant les contraceptifs. Une différence d'utilisation entre les sexes est présente pour 48 des 50 classes pharmacologiques considérées, après ajustement pour l'âge des patients. En nombre absolu, ce sont les antibiotiques qui obtiennent la palme de la différence entre les sexes, avec 265,5 femmes pour 1 000 qui s'en sont vu prescrire contre 191,3 hommes pour 1 000. Suivent les traitements à visée thyroïdienne (65,7/1 000 femmes vs 13,1/1 000 hommes), et les antidépresseurs (106,6/1 000 femmes vs 55,4/1 000 hommes). Le constat est un peu différent lorsque l'on compare les nombres relatifs. Ce sont alors les antimycosiques systémiques qui font la plus grande différence entre hommes et femmes, en « faveur » des femmes, près de 7 fois plus prescrits chez ces dernières, les anti-ostéoporotiques, 5 fois plus prescrits chez les femmes et les médicaments à visée thyroïdienne, 4,5 fois plus prescrits chez les femmes. En revanche, les traitements contre la goutte, les psychostimulants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont plus souvent prescrits à des hommes (4, 6 et 7 fois plus souvent). Certaines de ces différences s'expliquent par des variations dans la prévalence des pathologies ou par des phénomènes biologiques. Ainsi les désordres musculo-squelettiques, les pathologies thyroïdiennes ou les migraines sont plus fréquentes chez les femmes. Ces dernières seraient aussi plus sujettes au risque de toux avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, expliquant qu'ils sont plus souvent prescrits chez les hommes. Elles seraient en revanche moins concernées par la prévention secondaire en matière de contrôle des paramètres lipidiques. Au cours de leur vie, les femmes ont beaucoup plus souvent que les hommes des occasions de consultations : contraception, grossesses, dépistages du cancer du col ou du cancer du sein, problèmes gynécologiques, etc. En ce qui concerne les antibiotiques, les auteurs émettent l'hypothèse que la prescription plus fréquente chez les femmes serait en lien avec les infections urinaires, plus fréquentes chez elles, d'autant qu'il a été rapporté un nombre non négligeable de surdiagnostics dans ce domaine. Reste que certaines différences ne trouvent pas d'explication rationnelle d'un point de vue médical. Elles pourraient traduire une prise en charge inégale des patients selon leur sexe.
samedi, mai 11, 2013
Hortensia
Munich, le samedi 11 mai 2013 - "... de jeunes Allemands ayant décidé de contourner l’interdiction de consommer de la marijuana en jetant leur dévolu sur les hortensias. Séchées et introduites dans des « cigarettes », les fleurs d’hortensias provoquent de fait des effets proches de ceux du cannabis : détente, euphorie, voire légères hallucinations. ...
« Les effets secondaires sont très néfastes pour la santé : troubles gastro-intestinaux, problèmes respiratoires, accélération du rythme cardiaque, étourdissements » énumère ainsi pour le journal suisse Le Matin, Kurt Hostettmann, professeur de pharmacologie à Lausanne et à Genève. Surtout, les substances présentées dans la fumée d’hortensia peuvent se muer en « acide cyanhydrique, plus connu sous le nom de Zyklon B » de triste mémoire. ..."
samedi, avril 16, 2011
Alcool 90°
Code général des impôts Livre premier : Assiette et liquidation de l'impôt Première Partie : Impôts d'État Titre III : Contributions indirectes et taxes diverses Chapitre 0I : Alcools, boissons alcooliques et tabacs manufacturés 4° : Exonérations Article 302 D bis Modifié par LOI n°2009-1674 du 30 décembre 2009 - art. 36 (V) II. - Sont exonérés, dans les conditions posées au I, les alcools et boissons alcooliques utilisés : ... g) A des fins médicales ou pharmaceutiques dans les hôpitaux et établissements similaires ainsi que dans les pharmacies ; ... 5° : Entrepositaire agréé Article 302 G III.-L'entrepositaire agréé tient, par entrepôt fiscal suspensif des droits d'accises, une comptabilité matières des productions, transformations, stocks et mouvements de produits mentionnés aux 1° et 2° du I, ... L'entrepositaire agréé présente ladite comptabilité matières et lesdits produits à toute réquisition.
jeudi, août 26, 2010
Caféine & grossesse
E-santé, semaine du 23 août, www.e-sante.fr
Le café et les boissons à base de caféine sont à consommer avec modération pendant la grossesse. La caféine augmente, en effet, le risque de fausses couches et de naissance avant terme. ...
vendredi, avril 16, 2010
EFSA
16.04.10
Loin de passer inaperçues, cinq lignes insérées au milieu d'un communiqué sur le (bon) chiffre d'affaires au premier trimestre ont fait chuter le titre Danone de 1,56 %, jeudi 15 avril à la Bourse de Paris, après une perte de près de 3 % en séance. Invoquant "le manque de visibilité dans l'application du règlement européen sur les allégations santé", le groupe agroalimentaire a annoncé qu'il retirait des bureaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ses demandes de labélisation santé pour les yaourts Activia (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et le lait fermenté Actimel (1,2 milliard). Des produits représentant à eux deux presque 25 % du chiffre d'affaires du groupe et sur lesquels l'EFSA devait rendre son avis d'ici à quelques semaines.
Concernant Actimel, la demande était double : l'EFSA devait autoriser ou non Danone à faire état d'une amélioration des défenses intestinales en général et d'une aide contre les diarrhées aiguës. Pour Activia, le produit devait pouvoir être promu comme un facilitateur de la digestion et une aide au transit intestinal.
Tirant les conséquences de ce retrait, Danone a annoncé qu'il modifiait sa communication publicitaire et renonçait à toute allusion à un quelconque bénéfice sanitaire précis concernant ses laitages Activia et Actimel.
"TRAUMATISME POUR LE GROUPE"
Officiellement, le retrait par Danone de ses dossiers est provisoire. Les dirigeants estiment qu'il existe un grand flou concernant les critères d'éligibilité à une allégation santé et préfèrent attendre "l'organisation d'une nouvelle réunion [à l'EFSA] début juin pour clarifier les critères et les règles d'évaluation". A l'EFSA, le service communication affirme que les règles d'évaluation "sont claires depuis 2006", que "le travail scientifique est complexe", mais reconnaît la perfectibilité des critères d'éligibilité.
Une chose est sûre : le groupe n'a pas voulu renouveler la triste expérience de l'Immunofortis. En février, l'EFSA avait refusé d'homologuer les qualités médicales de cet ingrédient censé améliorer les défenses immunitaires des bébés. "Cela avait été un véritable traumatisme pour le groupe, affirme Pierre Tegner, analyste chez Oddo. Mieux vaut attendre que prendre un risque en soumettant un dossier à un moment où les critères ne sont pas clairs." Des groupes comme Nestlé ou Unilever ont aussi eu à souffrir de la relative intransigeance de l'EFSA.
Rien ne permet de penser aujourd'hui que l'Autorité européenne sera plus souple à l'avenir. Par conséquent, les groupes alimentaires qui ont choisi la santé du consommateur comme axe stratégique devront investir des sommes plus conséquentes en études cliniques pour étayer leurs futures demandes d'allégation santé. Or, Danone a justement axé sa stratégie sur ces produits réputés bons pour le corps, avec "un portefeuille de métier 100 % santé et nutrition". Pour y parvenir, le groupe s'est ainsi délesté des biscuits LU, en 2007, avant de racheter Numico, spécialiste de la nutrition médicale et infantile.
MIGRATION VERS LES ALICAMENTS
L'enjeu est important car, comme le fait remarquer un analyste voulant garder l'anonymat, "c'est la capacité à imposer des prix élevés sur des produits alimentaires dits de santé qui est menacée". Le marché des produits laitiers en particulier, où Danone est numéro un mondial, est tiré par la migration des aliments classiques vers les alicaments. Si Danone ne peut plus bénéficier d'allégations de santé pour ses produits de masse, il y a un risque qu'il résiste moins bien à la concurrence des produits similaires vendus sous marque distributeur.
Selon les statistiques du cabinet Euromonitor, le marché européen des aliments "santé-bien-être" a augmenté de 25,6 % en cinq ans, passant de 100,1 à 125,7 milliards d'euros. En France, ce même marché est passé de 15 à 17,3 milliards, soit une augmentation de 15,6 %.
Yves Mamou
Article paru dans l'édition du Monde du 17.04.10.
mercredi, avril 07, 2010
DM - LPP
L'article 98 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 et l'arrêté du 3 février 2009, discrètement paru au Journal officiel du 11 février 2009, permettent une prise en charge à 150 % de certains dispositifs médicaux de la liste des produits et prestations (LPP). Cette nouvelle prise en charge s'applique uniquement aux patients victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle. Les dispositifs concernés sont ceux qui ne sont pas soumis à un prix limite de vente et ceux qui sont soumis à un prix limite de vente supérieur au tarif de responsabilité. Un nouveau code (ATL) a été créé pour la facturation du complément de prise en charge des produits visés.
jeudi, mars 18, 2010
vendredi, février 05, 2010
bisphénol A (BPA),
dans la fabrication des biberons. Ces matières plastiques sont identifiées par le code de recyclage n°7 (PC). On retrouve ce produit dans les enduits protecteurs des boîtes de conserve et des canettes de boisson.Les effets toxiques du composé chimique sont de plus en plus analysés. Il s'en suit des commentaires qui ouvrent à la polémique. Aux résultats des dernières études, des "signaux d'alerte" confirmeraient ses effets néfastes. La rumeur les avait simplement précédés? lol! La dose journalière tolérable (DJT) de sécurité (= 50 microgrammes/kg/jour) devrait être reévaluée. Les autorités sanitaires canadiennes ont déjà interdit son usage depuis 2008. En attendant, il serait sage ne pas utiliser de récipients contenant du BPA, pour chauffer à forte température, des aliments. Et depuis toujours, je déconditionne les aliments de leur emballage en matière plastique avant de les réchauffer au four à micro-ondes... Je vous engage à faire de même!
mercredi, février 03, 2010
Comment facturer la délivrance des vaccins contre la grippe A(H1N1)
Que peuvent prescrire les auxiliaires médicaux ?
Les infirmiers
A l'exclusion du petit matériel nécessaire à la réalisation de leur acte facturé, les infirmiers sont autorisés, pendant la durée d'une prescription médicale d'une série d'actes infirmiers, à prescrire (sauf indication contraire du médecin), certains dispositifs médicaux. Dans ce cadre, vous pouvez honorer une prescription comportant articles pour pansement, cerceaux pour lit, dispositifs médicaux pour le traitement de l'incontinence et pour l'appareil génital, appareils et accessoires pour perfusion à domicile, accessoires pour chambre à cathéter implantable ou cathéter central, accessoires stériles pour hépariner, pieds et potences à sérum.
Il en est de même pour les prescriptions de matelas et sur matelas anti-escarres en mousse, de coussins anti- escarres en fibres siliconées ou en mousse monobloc, de pansements anti-escarres, de sondes pour nutrition entérale. Mais vous devez, pour ces produits, vous assurer que le médecin traitant du patient a bien été informé par l'infirmier de cette prescription.
Les infirmiers peuvent aussi prescrire des bas de contention et des accessoires pour lecteur de glycémie et auto piqueurs, mais seulement dans le cadre d'un renouvellement à l'identique, ce que vous devez vérifier.
Enfin, depuis 2009, ils sont autorisés à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. A cette occasion, n'oubliez pas de rappeler à la patiente qu'une surveillance gynécologique et des paramètres métaboliques est indispensable sous contraception orale.
Les pédicures-podologues
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe : antiseptiques, antifongiques, hémostatiques, anesthésiques, kératolytiques et verrucides, produits à visée adoucissante, asséchante, calmante, cicatrisante et révulsive, anti-inflammatoires locaux pour l'hallux valgus et les ongles incarnés. Vous pouvez les délivrer, à l'exclusion des spécialités renfermant des substances classées comme vénéneuses.
Les pédicures-podologues peuvent aussi prescrire des pansements : compresses stériles de coton hydrophile ou de gaze stérile, sparadrap, compresses non tissées stériles, compresses fibres stériles de gaze hydrophile, système de maintien des pansements, compresses (stériles) absorbantes.
Sachez aussi qu'un patient diabétique peut vous présenter une ordonnance de pansements cutanés (hydro colloïdes, vaselinés, hydro fibre, hydrogel, à alginate de sodium, à base de charbon actif) émanant d'un pédicure-podologue. Ce dernier est autorisé à les prescrire dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, la prescription initiale étant réservée au médecin. Il doit orienter le patient vers un médecin lorsqu'il constate une persistance ou une aggravation des symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétence.
Depuis 2009, les pédicures-podologues sont autorisés à renouveler, voire à adapter, les prescriptions médicales d'orthèses plantaires datant de moins de trois ans ; ceci sous réserve que le médecin n'ait pas exclu, par mention expresse portée sur l'ordonnance initiale, la possibilité de renouvellement et d'adaptation sans nouvelle prescription. Les pédicures-podologues doivent informer le médecin prescripteur ou un autre médecin désigné par le patient du renouvellement et, s'il y a lieu, de l'adaptation de la prescription médicale initiale.
Les masseurs-kinésithérapeutes
Ils peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, dès lors qu'il n'existe pas d'indication contraire du médecin. Vous pouvez, dans ces conditions, délivrer du matériel divers : soulève-malades, matelas d'aide à la prévention des escarres en mousse monobloc, barrières de lits et cerceaux, aides à la déambulation, fauteuils roulants à propulsion manuelle (location de moins de 3 mois), attelles souples de correction orthopédique de série, ceintures lombaires et bandes ceintures de série, bandes et orthèses de série de contention souple élastique des membres, sondes ou électrodes cutanées périnéales pour électrostimulation neuromusculaire, collecteurs d'urines, étuis péniens, pessaires et urinaux, débitmètres de pointe.
Points à retenir
Les infirmiers sont autorisés, (sauf indication contraire du médecin) à prescrire certains dispositifs médicaux et à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable.
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe, renouveler des ordonnances de pansements pour diabétiques et d'orthèses plantaires.
Les masseurs kinésithérapeutes peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, en l'absence d'indication contraire du médecin.
Références bibliographiques
■Arrêté du 13 avril 2007 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire (JO du 14 avril 2007
■Arrêté du 30 juillet 2007 fixant la liste des topiques à usage externe pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues et la liste des pansements pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues (JO du 02 août 2008).
■Article R.4322-1 du Code de la santé publique, modifié par le décret n° 2008-768 du 30 juillet 2008.
■Article L.4311-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Article L.5134-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Décret n° 2009-956 du 29 juillet 2009.
01.14 UVD 10 F 2029 IN
Ce service vous est offert par univadis et les Laboratoires MSD-Chibret. Le contenu de ce service est fourni par UTIP FPC et ne reflète pas nécessairement l'opinion de univadis ou des Laboratoires MSD-Chibret. ® UTIP FPC 2009
mercredi, janvier 27, 2010
Kétoprofène - gel dermique
Le laboratoire qui commercialise la spécialité Ketum® a déposé une requête en référé-suspension auprès du Conseil d’Etat à la fin du mois de décembre 2009, pour contester la décision française. Dans l’attente d’une décision définitive (jugement au fond) du Conseil d’Etat, le juge des référés vient de suspendre la décision du Directeur général de l’Afssaps concernant l’autorisation de mise sur le marché du gel Ketum® contenant du kétoprofène.
Le kétoprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) commercialisé en France sous forme de gel depuis 1993. Soumis à prescription médicale, le gel est appliqué sur la peau et est utilisé en rhumatologie et en traumatologie bénigne, pour ses propriétés antalgiques. A ce jour, 22 spécialités contenant du gel de kétoprofène étaient autorisées en France.
Des cas de photoallergie (réactions cutanées exagérées et/ou anormales à la lumière), souvent graves, ont été rapportés chez des patients traités par des gels contenant du kétoprofène dès leur commercialisation. Ces réactions se présentent le plus souvent sous la forme d’eczéma et de bulles pouvant s’étendre au-delà de la zone d’application. Leur gravité peut conduire à des hospitalisations et à des arrêts de travail.
Cet effet indésirable a conduit l’Afssaps à modifier l’information de ces médicaments à deux reprises en 1996 et en 2001, à l’issue de deux enquêtes nationales de pharmacovigilance. De plus, un pictogramme incitant les patients à ne pas s’exposer au soleil même voilé avait été ajouté sur les conditionnements en 2001. Malgré ces mesures d’information, les données de sécurité d’emploi montraient que ces réactions étaient toujours rapportées.
En 2003, l’Afssaps a adressé une lettre aux professionnels de santé afin de leur rappeler les précautions d’emploi inhérentes à l’administration des gels contenant du kétoprofène.
La persistance de la survenue et de la déclaration de cas de photoallergie, malgré la prise de ces nombreuses mesures, a conduit l’Afssaps à déclencher la réévaluation du rapport bénéfice/risque des gels de kétoprofène.
En raison de l’efficacité faible à modérée de ces médicaments et de l’existence d’alternatives thérapeutiques, l’Afssaps a considéré que le risque lié à l’utilisation des gels de kétoprofène, photoallergie au kétopprofène proprement dit mais aussi allergie découlant de l’interaction entre le kétoprofène et l’octocrylène, substance utilisée comme filtre solaire, était supérieur au bénéfice attendu et qu’aucune mesure supplémentaire à celles prises précédemment ne pouvait garantir davantage la sécurité des patients. Dans ces conditions, l’Afssaps a décidé de suspendre l’AMM de toutes les spécialités sous forme de gel contenant du kétoprofène dans l’attente des résultats de la procédure de réévaluation européenne. Cette mesure a pris effet le 12 janvier 2010 et s’est accompagné d’un retrait des lots disponibles sur le marché.
Le laboratoire Menarini a déposé une requête en référé-suspension pour laquelle l’ordonnance du juge des référés a été rendue le 26 janvier 2010. Cette ordonnance, prise dans le cadre d’une procédure d’urgence, intervient dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat sur le fond du dossier. Elle a pour conséquence à ce stade, la possibilité pour le laboratoire Menarini de remettre sur le marché le gel Ketum®. Néanmoins, cette ordonnance ne préjuge pas de l’issue dans le courant du 1e semestre 2010 de la réévaluation communautaire en cours.
jeudi, novembre 05, 2009
Le virus West Nile s'installe en Italie
La résurgence de cas durant l'été 2009 a fait l'objet d'une surveillance étroite dans les régions concernées et en Lombardie grâce à une enquête étiologique systématique des maladies neuro-invasives.
Les cas étaient définis par la présence de signes cliniques (fièvre > 38,5°C et symptômes neurologiques) et confirmés par l'un des critères suivants : isolement du WNV dans le sang ou le LCR, détection d'IgM spécifiques dans le LCR, détection de l'ARN du WNV par RT-PCR dans le sang ou le LCR, élévation des IgG et IgM spécifiques confirmée par test de neutralisation.
Seize cas confirmés d'encéphalite à WN (WNND) ont été détectés entre août et septembre 2008 dans 3 régions :
- En Vénétie, 6 cas (âgés de 62 à 82 ans) tous hospitalisés et encore dans un état critique hormis un patient décédé.
- En Emilie-Romagne, 8 cas (âges de 62 à 78 ans) à Modène (1) , Ferrare (5) , Imola (1) et Bologne (1 ). Tous les cas sont également encore hospitalisés hormis un patient décédé.
- En Lombardie, 2 cas résidents de Mantoue (proche de l'Emilie -Romagne) toujours hospitalisés.
Des mesures de contrôle vectoriel ont été mises en place avec la pulvérisation d'insecticides et la diffusion de messages d'éducation à la prévention des piqûres d'insectes.
Un dépistage par PCR est systématiquement effectué sur les dons de sang issus des trois régions afin de déclencher, à la première positivité détectée, un arrêt de collecte dans la province concernée.
Dans les régions climatiques favorables au cycle du WNV, croiser les données vétérinaires, entomologiques et humaines est crucial pour la surveillance de l'avancée du virus. Il faut également compter sur la vigilance des cliniciens à diagnostiquer rapidement les nouveaux cas humains afin de prendre les mesures de santé publique appropriées. La France, qui connaît régulièrement des cas équins en Camargue, pourrait s'inspirer de l'exemple transalpin.
vendredi, octobre 02, 2009
La pilule du " surlendemain "
La nouvelle pilule contraceptive du lendemain, EllaOne, surnommée " du surlendemain " car utilisable jusqu'à cinq jours après un rapport sexuel, est en vente en France, dans les pharmacies, depuis le jeudi 1e r octobre. Elle est disponible, sur ordonnance, au prix de 30 euros et ne sera pas remboursée par la Sécurité sociale. Ce contraceptif d'urgence, élaboré par les laboratoires HRA Pharma, fonctionne avec une nouvelle molécule, l'ulipristal, qui bloque l'ovulation. La pilule avait obtenu l'autorisation européenne de mise sur le marché en mai et l'approbation de l'Agence européenne du médicament le 25 septembre. - (AFP.)
dimanche, septembre 06, 2009
Régimes sociaux - caisses des
- le régime général, qui assure quatre personnes sur cinq en France. Son organisation résulte de l'ordonnance de 1967 qui instaure la séparation de la sécurité sociale en branches autonomes :
1 - La branche « maladie » gérée par la CNAMTS. Elle gère les risques maladie, maternité, invalidité, décès et, dans le cadre d'une gestion distincte, les accidents du travail et les maladies professionnelles (ATMP).
2 - La branche « vieillesse » gérée par la CNAV qui définit les orientations de la branche retraite en matière d'assurance vieillesse et d'assurance veuvage.
3 - La branche « famille » gérée par la CNAF. Elle gère différentes prestations familiales et sociales (handicap, logement, RMI etc.).
4 - La branche « recouvrement » gérée par l’ACOSS. Elle assure la gestion de la trésorerie de la sécurité sociale et coordonne l'action des URSSAF qui, au niveau local, assurent l'encaissement des cotisations et des contributions. - le régime agricole géré par la Mutualité sociale agricole (MSA),
- le régime social des indépendants (RSI) qui couvre les artisans, commerçants, industriels et professions libérales. Il est issu en 2006 du rapprochement de la CANAM (indépendants), l’AVA (artisans) et de l’ORGANIC (commerçants). Le RSI est composé d'une caisse nationale, de 28 caisses régionales interprofessionnelles dont 2 dans les DOM, de 2 caisses dédiées aux professions libérales pour l'assurance maladie.
- et de nombreux régimes spéciaux (marins, mines, SNCF, RATP, EDF-GDF, Banque de France, Assemblée nationale et Sénat, notariat, cultes, etc.).
jeudi, septembre 03, 2009
Exposition répétée au formol :
Selon l'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), 65 000 travailleurs sont actuellement exposés à une teneur en formol (formaldéhyde) dans l'air ambiant supérieure à la valeur limite (0,25 mg/m3). Si le premier effet consiste en une irritation oculaire transitoire, une exposition plus importante entraîne des irritations graves des voies respiratoires et des expositions répétées à long terme peuvent accroître le risque de cancer. Suivant les recommandations de l'Agence, le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, vient d'annoncer trois mesures : la révision des valeurs limites d'exposition professionnelle, des actions de sensibilisation et d'information, et le renforcement de la surveillance médicale. Des référentiels devraient être prochainement mis en place pour favoriser l'action des médecins du travail.
Questions-réponses sur la grippe A(H1N1)
La grippe A(H1N1) est une infection respiratoire aiguë due à un virus grippal recombinant, d’origine porcine. Actuellement, la contamination est interhumaine.Le virus se transmet par voie aérienne :- de manière directe par la toux, les éternuements et les postillons ;- de manière indirecte par les mains, les objets touchés par une personne malade...
Quels sont les signes de la grippe A(H1N1) ?
La grippe A(H1N1) diffère peu d’une grippe classique : incubation courte (au maximum de 7 jours) et contagiosité dès la veille du début des symptômes. La grippe A(H1N1) est jusque-là relativement bénigne (en-dehors de la femme enceinte), et se manifeste surtout par une toux importante, de la fièvre et parfois des troubles digestifs.
Les signes d'infection établis par l'InVS et la DGS sont un syndrome respiratoire aigu brutal (toux ou dyspnée), accompagné de signes généraux (fièvre > 38°C ou courbatures ou asthénie). Compte-tenu de l'évolution épidémiologique constatée en France, la définition et le repérage des cas de grippe A(H1N1) ne font plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas.
Ce nouveau virus A(H1N1) est-il très contagieux ?
Ce virus est très contagieux : son taux d'attaque* s'élève à 50 %, contre 10 % pour la grippe saisonnière. Sa transmission est donc extrêmement facile, même au cours d'une saison non propice (printemps, été). * proportion de la population atteinte à partir du moment où 1 cas est introduit.
Est-il dangereux ?La grande majorité des cas sont bénins. Il y a malgré tout des cas graves et des décès susceptibles de toucher les adultes jeunes, les femmes enceintes et les personnes non porteuses de facteurs de risques, contrairement à la grippe saisonnière.
Que faut-il faire en cas de suspicion de grippe A(H1N1) ?Depuis le 23 juillet, une personne qui répond aux critères de la grippe A(H1N1) doit consulter son médecin traitant. Après diagnostic et si nécessaire, le patient se verra remettre une ordonnance de Tamiflu et de masques de protection qu’il se fera délivrer en officine. Le médecin généraliste est également chargé d’orienter les cas graves et les enfants de moins de 1 an vers les centres 15.
Les antiviraux sont-ils efficaces contre la grippe A(H1N1) ?La grippe AH1N1 est pour l’instant sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme Tamiflu (oseltamivir) ou Relenza (zanamivir). Premier pays en niveau de stock de Tamiflu, la France a largement de quoi faire face aux traitements curatifs. L’Agence Européenne du médicament a publié courant mai une autorisation à utiliser Tamiflu et Relenza chez l’enfant de moins d’un an et chez la femme enceinte et allaitante. La péremption du Tamiflu a été allongée à 7 ans (au lieu de 5).
Quelle est la prise en charge des patients atteints de grippe A(H1N1) ?
Après diagnostic de la grippe A(H1N1) par le médecin traitant, les patients se voient prescrire des masques de protection (masques chirurgicaux) et éventuellement du Tamiflu (oseltamivir). Un traitement symptomatique classique peut être également prescrit : paracétamol, antitussifs, repos à domicile, accompagné de recommandations d’isolement jusqu’à la fin des symptômes grippaux (csmf). Les formes pédiatriques de Tamiflu sont distribuées par les pharmacies à usage intérieur.Lors de la délivrance, rappelez les messages de prévention : lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes, ou à l’aide d’un soluté hydro-alcoolique, mouchoirs jetables à jeter dans une poubelle à couvercle, éviter les contacts inutiles, etc.
Comment tarifier le Tamiflu et les masques ?
Les masques sont délivrés gratuitement sur prescription à raison d’une boîte de 50 masques par ordonnance (ne pas déconditionner les boîtes). La délivrance gratuite de ces masques ne doit pas apparaître sur la facturation à l'Assurance maladie, au risque d'entrainer un rejet de la facture. Le Tamiflu est délivré et pris en charge classiquement (tiers-payant ou facturation directe du patient, puis remboursement par l'Assurance maladie).
Comment constituer vos stocks d'antiviraux et de masques chirurgicaux ?
L'antiviral Tamiflu est à commander classiquement auprès de votre grossiste-répartiteur (hors forme pédiatrique). Quant aux masques, une dotation initale de 10 boîtes de 50 masques chirurgicaux a été livrée gratuitement à chaque officine (stock de l'Etat). Le réapprovisionnement se fera par commande auprès de votre grossiste-répartiteur.
Comment se procurer des masques FFP2 pour protéger le personnel de l’officine ?
Les masques FFP2 destinés au personnel de l’officine sont à retirer dans les sites de distribution de proximité sur présentation d’une carte professionnelle et d’une pièce d’identité. La liste des sites dédiés est disponible sur le site du Ministère de la Santé et des Sports, rubrique « Organisation locale ».
Les masques sont-ils efficaces ?
La transmission du virus de la grippe se fait par voie aérienne par l'intermédiaire des postillons de mucus infecté que le malade projette lorsqu'il respire ou tousse. Porter un masque est un moyen efficace pour lutter contre le virus, à condition que les mailles du masque soient adaptées au diamètre des particules infectantes. Les projections émises sont constituées de gouttelettes de 5 microns mais aussi d'aérosols de particules beaucoup plus petites (0,2 micron).
Quelles sont les différences entre les masques chirurgicaux et les masques FFP ?
Le masque chirurgical est destiné à éviter, lors de l'expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions. Porté par le patient contagieux, il prévient la contamination de son entourage et de son environnement. Porté par l'entourage d'un malade, le masque chirurgical protège celui qui le porte contre les agents infectieux transmissibles par voie de « gouttelettes», mais non contre les agents infectieux transmissibles par voie « aérienne » (aérosol). Efficace huit heures, il est toutefois recommandé de changer le masque chirurgical dès qu'il devient humide. Le masque FFP est destiné à protéger celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles, que ce soit par voie « aérienne » ou par voie de « gouttelettes ». Il doit porter la norme européenne EN 149. Il existe trois classes de masques respiratoires jetables. Par ordre croissant d'efficacité : FFP1, FFP2, FFP3. L'efficacité prend en compte l'efficacité du filtre et la fuite au niveau du visage. Efficace huit heures, il est néanmoins recommandé de changer le masque FFP toutes les quatre heures, voire à chaque fois qu'on le retire (pour manger ou boire...). Il peut être plus difficile à supporter car il tient chaud et peut gêner la respiration. Le masque FFP2 n'offre pas de protection absolue mais divise par 10 la concentration de contaminants.
En savoir plus sur les masques (photos et mise en place).
Existe-t-il un vaccin contre la grippe A(H1N1) ?
Les premières doses de vaccin, en quantité limitée et actuellement en attente d'AMM, ont été livrées au Ministère de la Santé le 27 août. Le gouvernement a passé une commande ferme de 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50 millions), Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). A ces commandes fermes s’ajoutent des tranches supplémentaires optionnelles de vaccins réservées à hauteur de 34 millions de doses auprès de Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (6 millions).Les trois laboratoires ont opté pour le même mode de fabrication : la culture à partir d’oeufs de poule embryonnés. Plusieurs millions de doses sont attendues à la mi-octobre, période où les autorisations de mise sur le marché - nécessaires à la campagne de vaccination - seront délivrées.
Qui sera vacciné contre la grippe A(H1N1) ?
La vaccination ne sera pas obligatoire.Les soignants, les femmes enceintes, les personnes en contact avec des enfants de moins de 6 mois et celles souffrant d’une pathologie lourde seraient les premiers à être vaccinés. Le deuxième groupe concernerait les 3-18 ans et le dernier l’ensemble de la population. Parmi les personnes âgées, seules celles souffrant de pathologies lourdes seraient prioritaires, les autres ayant plus de chances d’être immunisées naturellement que le reste de la population pour avoir rencontré un virus approchant au cours de leur vie.Une circulaire sur la stratégie vaccinale est attendue fin août-début septembre.
Quel sera le schéma de vaccination ?
Deux injections à 3 semaines d'intervalle seront nécessaires. Les deux doses devront provenir du même laboratoire.Une co-circulation du virus de la grippe saisonnière avec celui de la grippe A(H1N1) est possible. La vaccination contre la grippe saisonnière sera donc prioritaire chez les personnes de plus de 65 ans, dès fin septembre. Par la suite, ces personnes n'auront peut-être besoin que d'une seule dose de vaccin contre la grippe A(H1N1).
Où se dérouleront les séances de vaccination ?
La campagne vaccinale sera initiée par les préfets. Chaque département doit déterminer un minimum de 3 sites de vaccination spécialement créés pour l'occasion, notamment dans des gymnases ou des salles polyvalentes.Chaque équipe-type de vaccination, composée au moins d’un médecin ou d’un infirmier et de 3 agents vaccinateurs, devra « être en mesure de réaliser 30 injections par heure et par agent vaccinateur ». Les préfets auront à informer la population dans la presse locale à la fin du mois de septembre, expliquant notamment la nécessité d’une tenue vestimentaire sans manche ou permettant de relever facilement la manche pour « limiter le passage par un sas de déshabillage ».Enfin, une traçabilité individuelle systématique est prévue.
Et demain ?
Jusqu’à présent, la sévérité de cette grippe A est modérée. Mais le virus A(H1N1) circule très rapidement dans le monde : 177 pays ont déjà recensé des cas de grippe A(H1N1). En France, au cours des trimestres à venir, il est possible que 10 à 20 millions de personnes soient infectées par ce virus grippal pandémique. Ce grand nombre de personnes malades risque de paralyser l’économie.
Le pire serait la mutation de ce virus AH1N1 peu pathogène ou sa recombinaison avec le H5N1 aviaire hautement pathogène. En 1918, la grippe espagnole à H1N1 avait aussi connu une première poussée modérée au printemps, suivie d’une flambée grave en automne.Dans tous les cas, les mesures barrières visent à ralentir la propagation pour étaler dans le temps la vague pandémique.
En tant qu'employeur, comment se préparer à la pandémie grippale ?
Il est nécessaire de réfléchir dès maintenant à un Plan de continuité d'activité (PCA) pour assurer le maintien de l'activité de l'officine en cas de pandémie.Les 20 étapes du Plan de continuité d'activité :1. Désignez un responsable chargé de préparer l'entreprise à la pandémie.2. Evaluez l'impact de la pandémie sur votre activité (taux d'absentéisme, restriction possible de caisses...).3. Identifiez les facteurs pouvant freiner votre activité (transport, défaillance de fournisseurs ou de clients).4. Coordonnez votre plan d'action avec les entreprises extérieures dont l'activité est la même (les pharmacies environnantes par exemple).5. Identifiez les postes dont la mise en veille pendant quelques semaines (en cas de pandémie) ne remettrait pas en cause votre activité.6. Etablissez deux à trois hypothèses de continuation de l'activité en cas de pandémie grippale (en tenant compte du taux d'absentéisme et de la fermeture des crèches et des écoles).7. Organisez des modalités spécifiques d'accueil des employés, compte tenu des limitations de transport et de restauration collective.8. Créez un plan de communication à destination des fournisseurs et des clients.9. Identifiez les postes clés indispensables au maintien de l'activité (et qui ne pourront pas être supprimés en cas de pandémie).10. Imaginez des hypothèses d'aménagement du temps de travail en cas d'absentéisme (heures supplémentaires, horaires décalés...).11. Identifiez les postes pouvant être exercés à distance.12. Intégrez, dans le document d'évaluation des risques, interne à l'entreprise, les risques liés à la pandémie.13. A partir de ce document, formalisez noir sur blanc les mesures de prévention et d'hygiène à respecter au sein de l'entreprise.14. Coordonnez ces mesures de prévention avec la médecine du travail.15. Définissez des mesures destinées à freiner la contagion (gestion des déchets contaminés, des entrées dans l'officine ou de la ventilation des locaux).16. Déterminez les équipements nécessaires pour protéger le personnel (port de masques) et se les procurer.17. Disposez de ces équipements en nombre suffisant et former le personnel à son utilisation.18. Consultez les délégués du personnel, le comité d'entreprise ou le CHSCT sur le contenu du plan de continuité.19. Communiquer régulièrement avec le personnel sur ces mesures visant à lutter contre la pandémie.20. Faire des exercices de simulation afin de vérifier si les hypothèses étudiées sont réalistes.
mercredi, septembre 02, 2009
Réseau
Faire partie d'un réseau de soin est une démarche quasi naturelle pour nous, pharmaciens, qui souhaitons donner une dimension plus complète à notre exercice quotidien. Le réseau de santé est une structure de proximité autour du malade et donc le complément à notre exercice officinal. Il crée le lien qui souvent fait défaut à savoir la liaison ville-hôpital et hôpital-ville. Pour notre participation active à des réseaux de santé et améliorer ainsi nos propres pratiques professionnelles, il faut bien connaître les objectifs et le fonctionnement des réseaux.
# Objectifs d'un réseau de soin
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie (par exemple le diabète, la mucoviscidose, ...) ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge (par exemple les personnes âgées) ou encore autour d'une action de prévention (par exemple les patients présentant des conduites addictives). Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.Le réseau n'a pas le statut de personnalité morale. Il peut s'adosser à une structure juridique telle que l'association par exemple. Son organisation est formalisée par des documents contractuels.
Pour une bonne intégration à un réseau, en voici la définition :
(LOI DU 4 MARS 2002 RELATIVE AUX DROITS DES MALADES ET À LA QUALITÉ DU SYSTÈME DE SANTÉ)« Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations »
A quoi un réseau de soins ?
L'objectif d'un réseau est d'améliorer la prise en charge d'une pathologie ou d'un type de population précis : son fondement est la coordination des professionnels qui s'engagent à assurer la continuité des soins et à améliorer leur qualité, avec des protocoles définis en commun, tout en mesurant les coûts engendrés. ...
Comment faire partie d'un réseau ?
... Les réseaux peuvent avoir une structure nationale, régionale, départementale ou locale. Nous pouvons nous rapprocher de la structure de notre choix et rentrer dans le réseau qui nous correspond en fonction de nos centres d'intérêt. ...
D'autre part l'appartenance au réseau implique de se conformer à des référentiels de bonnes pratiques qui définissent la manière dont les patients doivent être soignés au sein du réseau. ...
Que changent les réseaux pour les de santé et pour les pharmaciens ?
La pratique en réseau est un apprentissage : les professionnels doivent travailler selon un mode plus concerté (concertation secteur médical/secteur paramédical, concertation spécialistes/généralistes, concertation ville/hôpital), en mettant des moyens en commun et en partageant des informations sur leurs patients.
Points à retenir
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge ou encore autour d'une action de prévention. Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.
09.12 UVD 09 F 1765 IN - ® UTIP FPC 2009 - 02/09/09(UTIP FPC)UTIP FPC
Ce service vous est offert par univadis et les Laboratoires MSD-Chibret.



