;-) clin d'oeil en rébus aux anciens apothicaires
A la manière d'un Mémento, ce Blog rassemble pour mon usage personnel, des Informations, des Liens, des Actualités, des Rappels réglementaires et des Remarques personnelles. Mais comme cet ensemble didactique rapide peut aussi être utile à d'autres pharmaciens d'officine, je le laisse en ligne afin qu'il soit consultable. Et je remercie dès maintenant les éventuels lecteurs qui laisseront des commentaires et leurs remarques pour me permettre de faire les mises à jour nécessaires, les améliorations et les corrections souhaitables.

dimanche, août 08, 2010

Le guide des plantes qui font du bien

Par Martine Betti-Cusso 06/08/2010
Plus de la moitié de nos médicaments proviennent des plantes. Elles sont à l'origine de traitements couramment utilisés pour soigner des pathologies graves, tels les cancers, les maladies cardio-vasculaires, le paludisme... Mais gare aux amateurs: elles ne sont pas à prendre en automédication car souvent hautement toxiques. Tour d'horizon des stars de la pharmacopée avec les Editions Le Vidal* "Le Guide des plantes qui soignent", Editions Le Vidal. A paraître en septembre.
1 - DE PETITES FLEURS POUR DE GRANDS MAUX
LA PERVENCHE DE MADAGASCAR (Catharanthus roseus)(Gilles Mermet)
Contre les leucémies, les cancers du poumon, du sein, de la vessie
Cette petite fleur délicate originaire de Madagascar recèle des myriades de molécules, dont la vinblastine utilisée pour soigner les leucémies et la vincristine destinée à traiter la maladie de Hodgkin. En 1972, l'équipe du Pr Pierre Potier, de l'Institut de chimie des substances naturelles du CNRS, met au point un procédé de synthèse de ces molécules et obtient ainsi la vinorelbine, qui traite les cancers bronchiques et les cancers du sein. Plus récemment, des chercheurs de l'université de Poitiers sont parvenus à synthétiser une autre molécule, la vinflunine, pour un nouveau traitement contre le cancer de la vessie. La pervenche de Madagascar ne peut s'employer telle quelle, ses propriétés antitumorales s'accompagnant d'une forte toxicité. La coquette fait cependant la joie des jardiniers par sa faculté à fleurir dès qu'elle se trouve une place au soleil.
LA DIGITALE POURPRÉE (Digitalis purpurea)
Contre les maladies cardio-vasculaires
Surnommée gant de Notre-Dame, de bergère ou doigtier, cette plante majestueuse, qui embellit nos jardins, doit son nom à la forme en doigt de gant de ses fleurs de couleur rose pourpre. Plusieurs molécules ont été isolées de ses feuilles pour traiter les troubles cardio-vasculaires et notamment la digoxine, laquelle est un régulateur de la fonction cardiaque. Les médicaments à base de digitale ne sont accessibles que sur ordonnance. La belle est à prendre avec des gants. Car à haute dose, ce cardiotonique s'avère un cardiotoxique entraînant des troubles visuels. Selon l'hypothèse de chercheurs, une intoxication à la digitale pourrait être à l'origine des déformations visuelles dont souffrait Vincent Van Gogh à la fin de sa vie. Pour indice, ils évoquent la digitale qui figure sur le fameux Portait du Dr Paul Gachet.
LE PAVOT SOMNIFÈRE (Papaver somniferum)
Contre la douleur
Les Egyptiens mais aussi les Grecs connaissaient «la plante qui amène l'oubli». Homère en témoigne. On prétend que le népenthès qu'Hélène verse dans le vin de Télémaque afin d'apaiser ses chagrins serait du suc de pavot. Le pavot a aujourd'hui une réputation bien sulfureuse. C'est oublier les bienfaits anesthésiants de cette jolie fleur, fort utile dans le traitement contre la douleur. L'industrie pharmaceutique exploite différents alcaloïdes, dont la morphine, antalgique, et la codéine, antitussive.
LA BELLADONE (Atropa belladona)(Gilles Mermet)
Contre les affections de l'œil
La belladone (belle femme en italien) n'est pas si belle que ça. Et en plus, elle est vénéneuse. Les Romaines s'en servaient pour dilater leurs pupilles et se parer d'un regard de braise. La pratique a fait école puisque aujourd'hui encore on utilise en ophtalmologie l'atropine, un alcaloïde extrait de ses feuilles campanulées. Répandue dans nos clairières et en bordure des forêts, Atropa belladona cause un certain nombre d'intoxications. Ses fruits noirs de la taille d'une cerise tentent malheureusement les enfants et des adultes imprudents. Trois petites baies suffisent pour s'empoisonner.
LE COLCHIQUE (Colchicum autumnale)
Contre la goutte
Dès le Ve siècle, le colchique fut utilisé pour traiter les crises de goutte. C'est encore le cas aujourd'hui puisque la colchicine, extraite de ses graines et de ses bulbes, s'avère un anti-inflammatoire spécifique et puissant pour soulager ce mal. Mais sur prescription médicale uniquement. La fleur est trop toxique pour en user en médecine populaire.
LA PETITE PERVENCHE (Vinca minor)
Contre les effets du vieillissement
La petite pervenche - à ne pas confondre avec la pervenche de Madagascar - a toutes les attentions pour nos seniors. La vincamine qu'elle sécrète est une arme importante dans la lutte contre le vieillissement. Elle est intégrée dans de nombreux médicaments, notamment contre les troubles visuels d'origine vasculaire, les troubles de l'audition (acouphène), les accidents vasculaires cérébraux, mais aussi les troubles de l'humeur, de l'attention et de la mémoire.
LA VÉRATRE (Veratrum californicum)
Contre le cancer de la peau
Cette magnifique fleur s'épanouit sous le redoutable soleil californien. Faut-il s'étonner que ses substances soient porteuses d'espoir dans la lutte contre les cancers de la peau ? L'une d'elles, la cyclopamine, a été extraite et modifiée génétiquement pour produire un nouveau traitement encore au stade expérimental contre ces pathologies. Un essai clinique s'est avéré prometteur, les médecins n'ayant observé aucun effet secondaire sérieux.
L'ARMOISE DE CHINE (Artemisia annua)
Contre le paludisme
L'usage traditionnel antipaludéen de l'armoise est attesté en Chine depuis plus de deux mille ans. Il a été validé par plusieurs études cliniques. Ses feuilles recèlent une molécule, l'artémisine, qui a pour effet d'éradiquer les parasites dans le sang. Il est efficace à titre curatif mais non à titre préventif. Pour traiter les formes résistantes du paludisme, les chercheurs ont mis au point des dérivés, dont l'artéméther, plus puissants encore. Mais cette spécialité pharmaceutique coûteuse n'est pas toujours à la portée des malades dans les pays du tiers-monde.
ACONIT NAPEL (Aconitum napellus)
Contre les névralgies faciales
Cette fleur de nos montagnes a belle allure avec son inflorescence de fleurs bleues au sommet de ses hautes tiges. Elle renferme des alcaloïdes dont l'aconitine, un sédatif cardiaque et respiratoire. On l'emploie dans des médicaments contre la toux et comme analgésique dans le traitement des névralgies faciales. Attention, toute la plante est vénéneuse. C'est même une des plus toxiques de notre flore.
L'IF EUROPÉEN (Taxus baccata)(Gilles Mermet)
Contre les cancers du sein, des ovaires, du poumon
Cet arbre extraordinaire dans ses formes alambiquées et dans sa faculté de se régénérer fascinait déjà les Anciens. Dans l'Antiquité grecque, dormir à l'ombre d'un if était réputé mortel, et les Gaulois enduisaient leurs flèches de décoction à base de ses feuilles, graines et écorce. C'est dire si cet arbre à fruits rouges s'était taillé une réputation redoutable. Son écorce n'en recèle pas moins une substance anticancéreuse. Ce don de la nature a bien failli entraîner sa perte. A raison de 10 000 arbres pour 2 kilos de substance, des forêts entières ont été décimées. Il doit son salut au Pr Pierre Potier et à son équipe du CNRS, qui sont parvenus à extraire un précurseur du taxol à partir des aiguilles de l'if européen, Taxus baccata. Depuis, les ifs sont parfaitement protégés et entretenus.
2 - DE GRANDES FLEURS POUR DE PETITS MAUX
Les plantes médicinales opèrent un retour en force. Près de 150 d'entre elles sont en vente libre. Mais toutes ne sont pas si efficaces et certaines peuvent être toxiques. Pour en faire le meilleur usage, suivez notre guide des fleurs du bien: le Pr Jean-Marie Pelt, botaniste, professeur de pharmacie et président de l'Institut européen d'écologie.
L'AUBÉPINE (Crataegus monogyna)
Insomnie, émotivité, insuffisance cardiaque
C'est l'arbrisseau antistress. Ses vertus proviennent de ses fleurs blanches ou roses groupées en corymbes et riches en flavonoïdes. Lesquels ont une action sédative sur le système nerveux et une action régulatrice sur le système cardio-vasculaire. Particulièrement recommandée pour les personnes âgées.
LA VALÉRIANE (Valeriana officinalis)
Troubles du sommeil, stress, migraines
Plutôt gracieuse avec ses fleurs blanchâtres groupées en corymbes, la valériane dissimule ses trésors dans ses racines. Elle fut utilisée dans le passé contre l'hystérie, l'épilepsie et la danse de Saint-Guy. Dotée de propriétés antispasmodiques, antibactériennes, sédatives, toniques, stomachiques, elle se concocte fraîche en teinture ou en gélule. Curieusement, si elle calme les humains, elle excite les félins. L'herbe-aux-chats, ainsi surnommée, ne doit pas se prendre à forte dose ni en permanence.
LE MILLEPERTUIS (Hypericum perforatum)
Dépression modérée, stress, troubles digestifs
Elle chasse les démons et les idées noires. Vaste programme dont se chargent les sommités fleuries, aux feuilles oblongues constellées de minuscules poches. Grâce à ses constituants multiples (flavonoïdes, hypericine...), elle traite la dépression aussi efficacement qu'un antidépresseur de synthèse, avec moins d'effets secondaires. Ce qui a été démontré par des études cliniques. En usage externe, elle a des propriétés antiseptiques et cicatrisantes pour soigner les lésions de la peau. A prendre sans s'exposer au soleil pour éviter toute réaction cutanée. De plus, selon l'Afssaps, le millepertuis réduirait l'effet de certains médicaments cardiotoniques, antirétroviraux, antiasthmatiques et contraceptifs.
LA ROSE DE PROVINS (Rosa gallica officinalis)
Soins de la peau, digestion difficile
Cette séductrice aux pétales veloutés et au parfum suave sécrète une essence aromatique prodigieuse pour apaiser les problèmes intestinaux et traiter les plaies. Tonique et astringente, la reine des jardins s'emploie en tisane contre les maux de ventre et les digestions difficiles, en lotion pour purifier la peau, en compresse froide pour soulager les affections oculaires et en pommade pour adoucir les gerçures des lèvres.
L'HARPAGOPHYTUM (Harpagophytum procumbens)
Douleurs articulaires
Elle doit son surnom, la griffe du diable, à son fruit en forme de grappin, véritable piège pour les animaux. Les tubercules des racines de cette plante originaire d'Afrique du Sud regorgent d'iridoïdes aux effets diaboliques pour traiter les rhumatismes et les arthroses légères.
GINKGO (Ginkgo biloba)
Troubles du vieillissement, circulation sanguine
Contemporain des dinosaures, il a résisté aux intempéries les plus diluviennes, aux bactéries les plus tenaces, aux pollutions les plus acides, et même... à la bombe d'Hiroshima. Mais pourra-t-il résister à son succès? Le ginkgo doit être aujourd'hui largement cultivé afin d'éviter son extinction. Ses feuilles sont riches en ginkgolides, dont l'action anti-inflammatoire préserve notamment des rejets de greffes. Il est en outre préconisé, entre autres, contre les difficultés de concentration, les troubles de la mémoire, mais aussi contre les troubles vasculaires périphériques.
LA PASSIFLORE (Passiflora incarnata)
Anxiété, insomnie, crampes, douleurs menstruelles
En Amérique du Sud, les missionnaires enseignaient la passion du Christ aux indigènes au travers de cette fleur au charme étrange. Sa couronne un peu hérissée évoque la couronne d'épines, les cinq étamines représentent les blessures du Christ et les trois stigmates s'apparentent aux trois clous... D'où son nom de fleur de la passion. C'est aussi une plante sédative, efficace contre l'anxiété, l'insomnie et certains spasmes digestifs.
LA GRANDE GENTIANE (Gentiana lutea)
Inappétence, constipation, fatigue, fièvre
Elle a fière allure avec sa tige robuste et ses pétales d'or étoilés. Originaire des montagnes d'Europe, cette élégante dissimule dans sa racine des principes amers tonifiants, stimulant les défenses de l'organisme, facilitant la digestion ou aiguisant l'appétit. A déguster en tisane ou en sirop.
L'ÉCHINACÉE POURPRE (Echinacea purpurea)
Douleur, rhume, acné, psoriasis, herpès
Cette attrayante marguerite aux reflets lilas se cultive aisément dans nos jardins. Elle est la «guérit-tout» des Indiens d'Amérique du Nord. Antiseptique, antivirale, cette charmeuse stimule les défenses du corps et calme les allergies. Elle s'emploie en tisane, en teinture ou en gélule à titre préventif ou en traitement des rhumes et en pommade pour soulager ou cicatriser les affections cutanées. Par ailleurs, l'échinacée fait l'objet de recherches dans le cadre du traitement du sida.
LA REINE-DES-PRÉS OU ULMAIRE (Filipendula ulmaria)
Etats fiévreux, rhumatismes
On lui doit la panacée, le remède miracle, la potion magique, en un mot: l'aspirine. Celle-ci est une copie chimique de l'acide salicylique présent dans ses sommités fleuries. Diurétique et antipyrétique, elle soulage les manifestations articulaires douloureuses, mais aussi les maux de tête. Elle s'emploie séchée, en infusion ou en sirop.
LA LAVANDE VRAIE (Lavandula officinalis)
Insomnie, migraine, vertige, piqûre d'insectes
La coutume nous vient des Romains: les sachets de lavande se glissent dans les armoires en faisant des vœux d'amour. Outre sa fragrance provençale rafraîchissante et sa touche impressionniste, la belle aux ailes de papillon facilite le sommeil (mais effet inverse en surdose) et la digestion. Antivenimeuse, elle désinfecte plaies et blessures et apaise les piqûres d'insectes.
L'ACHILÉE MILLEFEUILLE (Achillea millefolium)
Cicatrisation, troubles de la digestion
C'est le centaure Chiron qui en livra le secret à Achille: quelques feuilles de millefeuille frottées sur une écorchure stoppent les saignements. La gracile aux senteurs camphrées cicatrise les blessures et calme les démangeaisons. En usage interne, elle soulage les troubles de la digestion. S'utilise fraîche ou séchée, en tisane ou en cataplasme. Déconseillée aux femmes enceintes.
L'ARNICA (Arnica montana)
Ecchymoses, courbatures, brûlures superficielles
Cette marguerite soigne en homéopathie les bleus de l'âme et en phytothérapie les bleus du corps. Elle est uniquement préconisée en usage externe - dangereuse en usage interne - sous forme de crème ou de compresse pour résorber les ecchymoses, soulager les entorses, les courbatures ou les brûlures superficielles. Ne pas appliquer sur des plaies, ni près des yeux et de la bouche.
LE CHARDON-MARIE (Silybum marianum)
Protection du foie, troubles de la digestion
Selon la légende, le chardon-marie a reçu des gouttes de lait de la Vierge nourrissant l'enfant Jésus lors de la fuite en Egypte. Il en aurait conservé ses feuilles luisantes marbrées de blanc. Ses graines renferment de la silymarine, une puissante substance protectrice du foie. Il est recommandé en infusion pour traiter les troubles digestifs. Il est par ailleurs préventif et curatif de certaines intoxications (amanite phalloïde, cadmium, alcool...), mais contre-indiqué pendant la grossesse.
LE COQUELICOT (Papaver rhoeas) (Gilles Mermet)
Toux, insomnie des enfants
Frais ou séché, en tisane ou en sirop, les pétales garance du sémillant coquelicot calment les vilaines toux. A prendre en infusion pour soulager l'asthme ou la bronchite. Recommandé aussi pour favoriser le sommeil des enfants.
3 - POUR ÊTRE BELLE COMME UNE FLEUR
Jeunes filles en fleurs ou belles plantes épanouies, nombreuses sont celles qui s'en remettent à leurs semblables végétales pour en emprunter les secrets de beauté. Pour elles, nous avons sélectionné quelques fleurs connues et moins connues de l'herbier du charme et de la fraîcheur.
LA FLEUR D'OR D'HIMALAYA (Magnolia champaca)(DR)
Pour éliminer les toxines
C'est au Ladakh, aux confins de l'Himalaya indien, que l'ethno- botaniste Xavier Ormancey, directeur de recherche chez Chanel, a déniché cette fleur dorée, à 3000 mètres d'altitude. La fleur orne un arbre majestueux qui résiste aux conditions climatiques les plus extrêmes. Elle est héliotrope et a développé de nombreux métabolites secondaires, composés qui servent à sa protection. Ils sont détoxifiants et énergisants. Les fleurs sont distillées sur place et le nectar recueilli est expédié dans les laboratoires de la marque de cosmétiques qui en extrait, par un procédé de défragmentation, les précieuses molécules. Sur la peau, elles ont pour effet d'éliminer les toxines, qui participent au vieillissement cutané, et de stimuler des enzymes réparatrices. Chanel en a conçu un nouveau produit, l'Essence sublimage, dont le lancement en octobre est promis au succès.
LA FICAIRE (Ranunculus ficaria)
Pour irriguer et assainir
La ficaire est une plante sauvage aux allures de bouton d'or, que l'on croise dans les prairies et en lisière de forêt. Ses racines concentrent des saponosides, qui ont un effet bénéfique et apaisant sur la micro-circulation cutanée. Première plante employée par Yves Rocher, précurseur en cosmétique végétale, c'est la fleur emblématique de la marque. Le laboratoire Yves Rocher, associé à l'université de Genève, poursuit des investigations sur cette plante qui n'a pas livré tous ses secrets.
L'ALOÈS (Aloe vera)
Pour hydrater la peau
Cette variété appartenait déjà à la pharmacopée des Egyptiens, qui l'utilisaient pour soigner les infections de la peau. C'est dire si cette grande plante aux fleurs érigées en épi, protégée d'un écrin de feuilles épaisses et charnues, a fait ses preuves. Les feuilles regorgent d'un suc translucide aux propriétés hydratantes, entrant dans la composition de nombreux produits de beauté. Le gel adoucit la peau et aide à la cicatrisation. Elle soulage les coups de soleil, les brûlures et atténue les effets de l'eczéma.
L'ONAGRE (Oenothera biennis)
Pour prévenir les rides
Cette belle des champs aux pétales échancrés est originaire d'Amérique du Nord. Mais on la croise un peu partout en Europe, sur des terres ensoleillées en bordure des chemins. L'huile extraite de ses graines, riche en acide gras (oméga 6) et en acide linoléique, intéresse les chercheurs. Ces composés contribuent à la préservation de l'élasticité de l'épiderme et à la prévention de l'apparition des rides. L'huile d'onagre est aussi employée pour soulager l'eczéma.
L'EDELWEISS (Leontopodium alpinium)
Protectrice et fortifiante
La ravissante étoile des neiges trône sur les cimes. Elle semble de ouate et de coton. Elle aussi s'est fortifiée de tanins et de flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, pour affronter les hivers glacés et les rayons UV de l'altitude. L'industrie cosmétique s'est saisie de ses atours agrémentés d'une image de pureté et de force. Mais la belle est rare, protégée, même si elle est cultivée dans le Valais, en Suisse. Nombre de produits proposés sur le marché contiennent en fait peu d'extraits d'edelweiss.
4 - LES JOLIES FÉES DU LOGIS
Les fleurs ne sont pas seulement un bel ornement odoriférant. Certaines d'entre elles pourraient bien être aussi des dépolluants efficaces. Elles captent des toxiques qui imprègnent les intérieurs pour les décomposer et restituer un air bioépuré. Quelques exemples parmi les plus courantes, les plus décoratives et les plus efficaces.
LE CYCLAMEN DE PERSE (Cyclamen persicum)
Contre le formaldéhyde et le xylène
Qui croirait que cette délicate élégante se nourrit de formaldéhyde et dans une moindre mesure du xylène provenant des produits d'entretien, détergents, tabac, parfum d'ambiance, feutre et encre ? Sa floraison peut durer plusieurs mois, de septembre à avril. Elle apprécie la fraîcheur et une luminosité modérée, mais ne supporte pas les courants d'air, l'humidité prolongée et les variations brutales de température. Un arrosage hebdomadaire suffit à son bien-être.
LA FLEUR DE LUNE (Spathiphyllum wallisii)
Contre le formaldéhyde, le benzène, le trichloréthylène, le xylène, l'ammoniac et l'acétone
C'est sans doute une des plus gourmandes de polluants d'intérieur. Elle absorbe gracieusement et à bon rythme une grande diversité de toxiques. De plus, elle est facile à vivre, se satisfaisant d'une faible luminosité et s'adaptant à toutes les pièces de l'habitation pourvu que la température soit modérée (entre 15 et 22 °C) et le terreau humide.
L'AZALÉE DE L'INDE (Rhododendron simsii)
Contre le formaldéhyde, l'ammoniac et le xylène
Avec son éclosion de feuilles et de fleurs rosâtres, cette éricacée ne manque pas d'attraits. Elle promet une certaine longévité, pour peu que l'on soit prévenant avec elle, avec des floraisons permanentes en automne, en hiver et au printemps. Elle aspire les effluves d'ammoniac dégagés par les produits d'entretien et le tabac, se charge du formaldéhyde contenu dans les meubles en bois aggloméré, les parquets stratifiés, les colles et adhésifs, les papiers peints et tissus muraux, mais aussi les produits de beauté, et inhale également le xylène provenant des peintures et des parfums. De quoi mériter un arrosage régulier (tous les deux jours). Elle apprécie les températures fraîches (entre 10 et 15 °C), les endroits lumineux mais pas trop ensoleillés. Elle tolère parfaitement les cuisines ou les salles de bains.
L' ORCHIDÉE DENDROBIUM (Dendrobium sp.)
Contre le monoxyde de carbone, la fumée de tabac
Gracieuse et raffinée, avec son bouquet fleuri, cette orchidée agrémente et assainit son environnement. Son métabolisme capte et décompose le monoxyde de carbone dégagé par la fumée de tabac, les feux de cheminée, les émanations des appareils de chauffage ou à combustion... tout en restituant de l'oxygène la nuit. Un vrai lutin du clair de lune. D'un entretien facile, elle ornemente le salon ou les chambres lumineuses et se complaît dans des températures modérées moyennant un arrosage généreux.
LE GERBERA (Gerbera jamesonii)
Contre le benzène, le trichloréthylène, le toluène
Amatrice de lieux enfumés, cette marguerite colorée capte aussi le benzène des meubles cirés, le trichloréthylène des détergents, dégraissants et autres solvants et le toluène des isolants (moquettes et tapis). Sur l'aspect décoratif, elle se décline en teintes vives ou pastel. Elle aime le soleil, les températures entre 10 et 21 ° C et les arrosages réguliers. Seul défaut: sa durée de vie est relativement courte et elle est sensible aux pucerons.

jeudi, juillet 08, 2010

Chocolat

Ce serait les flavanols comme l'épicatéchine contenus dans le cacao qui provoquerait une baisse de la pression artérielle en provoquant une vasodilatation.
Ried K. et coll. : Does chocolate reduce blood pressure? A meta-analysis BMC Medicine 2010, 8:39 doi:10.1186/1741-7015-8-39.

jeudi, avril 29, 2010

Mucolytiques, mucofluidifiants et hélicidine

Contre-indication chez le nourrisson de moins de 2 ans (29/04/2010)
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de contre-indiquer, chez l’enfant de moins de deux ans, l’utilisation des médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et de l’Hélicidine®. Ces médicaments, qui ont pour objectif de fluidifier les sécrétions bronchiques, peuvent en effet aggraver dans certains cas un surencombrement bronchique, en raison de la faible capacité des nourrissons à tousser pour éliminer les sécrétions produites. A la date du 29 avril 2010, ces médicaments ne seront donc plus délivrés en pharmacie pour les enfants de moins de deux ans.
A la suite de plusieurs cas d’encombrement respiratoire et d’aggravation de bronchiolite aiguë du nourrisson (enfant de moins de 2 ans) rapportés avec les médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et l’Hélicidine®, une enquête de pharmacovigilance a été mise en place pour examiner leurs effets indésirables dans cette catégorie d’âge. Parmi les 70 cas rapportés de complications respiratoires liées à l’aggravation de l’encombrement bronchique, plus de la moitié sont survenus chez des nourrissons âgés de moins d’un an. La majorité de ces cas était grave et a nécessité une hospitalisation. Ces spécialités ont pour objectif de fluidifier les sécrétions produites par les bronches. Chez le nourrisson, en raison d’une moindre capacité à éliminer ces sécrétions spontanément par la toux, leur administration peut entraîner un surencombrement bronchique.
L’Afssaps rappelle que la toux est un symptôme fréquent chez le nourrisson (enfant de moins de 2 ans), le plus souvent associé à une infection des voies respiratoires. C’est un réflexe naturel et indispensable de défense de l’organisme. En dehors de certains signes de gravité (gêne respiratoire, difficultés importantes à s’alimenter) qui doivent orienter vers une consultation médicale, des mesures simples et non médicamenteuses sont recommandées pour améliorer le confort de l’enfant (lavage du nez au sérum physiologique, hydratation, aération de la chambre et éviction du tabac). Si la toux se prolonge plus de 4-5 jours sans amélioration, un avis médical est nécessaire pour en rechercher la cause.

vendredi, avril 16, 2010

EFSA

Danone renonce à vanter les bienfaits pour la santé de deux de ses produits vedettes
16.04.10
Loin de passer inaperçues, cinq lignes insérées au milieu d'un communiqué sur le (bon) chiffre d'affaires au premier trimestre ont fait chuter le titre Danone de 1,56 %, jeudi 15 avril à la Bourse de Paris, après une perte de près de 3 % en séance. Invoquant "le manque de visibilité dans l'application du règlement européen sur les allégations santé", le groupe agroalimentaire a annoncé qu'il retirait des bureaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ses demandes de labélisation santé pour les yaourts Activia (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et le lait fermenté Actimel (1,2 milliard). Des produits représentant à eux deux presque 25 % du chiffre d'affaires du groupe et sur lesquels l'EFSA devait rendre son avis d'ici à quelques semaines.
Concernant Actimel, la demande était double : l'EFSA devait autoriser ou non Danone à faire état d'une amélioration des défenses intestinales en général et d'une aide contre les diarrhées aiguës. Pour Activia, le produit devait pouvoir être promu comme un facilitateur de la digestion et une aide au transit intestinal.
Tirant les conséquences de ce retrait, Danone a annoncé qu'il modifiait sa communication publicitaire et renonçait à toute allusion à un quelconque bénéfice sanitaire précis concernant ses laitages Activia et Actimel.

"TRAUMATISME POUR LE GROUPE"

Officiellement, le retrait par Danone de ses dossiers est provisoire. Les dirigeants estiment qu'il existe un grand flou concernant les critères d'éligibilité à une allégation santé et préfèrent attendre "l'organisation d'une nouvelle réunion [à l'EFSA] début juin pour clarifier les critères et les règles d'évaluation". A l'EFSA, le service communication affirme que les règles d'évaluation "sont claires depuis 2006", que "le travail scientifique est complexe", mais reconnaît la perfectibilité des critères d'éligibilité.

Une chose est sûre : le groupe n'a pas voulu renouveler la triste expérience de l'Immunofortis. En février, l'EFSA avait refusé d'homologuer les qualités médicales de cet ingrédient censé améliorer les défenses immunitaires des bébés. "Cela avait été un véritable traumatisme pour le groupe, affirme Pierre Tegner, analyste chez Oddo. Mieux vaut attendre que prendre un risque en soumettant un dossier à un moment où les critères ne sont pas clairs." Des groupes comme Nestlé ou Unilever ont aussi eu à souffrir de la relative intransigeance de l'EFSA.

Rien ne permet de penser aujourd'hui que l'Autorité européenne sera plus souple à l'avenir. Par conséquent, les groupes alimentaires qui ont choisi la santé du consommateur comme axe stratégique devront investir des sommes plus conséquentes en études cliniques pour étayer leurs futures demandes d'allégation santé. Or, Danone a justement axé sa stratégie sur ces produits réputés bons pour le corps, avec "un portefeuille de métier 100 % santé et nutrition". Pour y parvenir, le groupe s'est ainsi délesté des biscuits LU, en 2007, avant de racheter Numico, spécialiste de la nutrition médicale et infantile.

MIGRATION VERS LES ALICAMENTS

L'enjeu est important car, comme le fait remarquer un analyste voulant garder l'anonymat, "c'est la capacité à imposer des prix élevés sur des produits alimentaires dits de santé qui est menacée". Le marché des produits laitiers en particulier, où Danone est numéro un mondial, est tiré par la migration des aliments classiques vers les alicaments. Si Danone ne peut plus bénéficier d'allégations de santé pour ses produits de masse, il y a un risque qu'il résiste moins bien à la concurrence des produits similaires vendus sous marque distributeur.

Selon les statistiques du cabinet Euromonitor, le marché européen des aliments "santé-bien-être" a augmenté de 25,6 % en cinq ans, passant de 100,1 à 125,7 milliards d'euros. En France, ce même marché est passé de 15 à 17,3 milliards, soit une augmentation de 15,6 %.


Yves Mamou
Article paru dans l'édition du Monde du 17.04.10.

mercredi, avril 07, 2010

DM - LPP

Une prise en charge à 150 % pour certains dispositifs médicaux
L'article 98 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 et l'arrêté du 3 février 2009, discrètement paru au Journal officiel du 11 février 2009, permettent une prise en charge à 150 % de certains dispositifs médicaux de la liste des produits et prestations (LPP). Cette nouvelle prise en charge s'applique uniquement aux patients victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle. Les dispositifs concernés sont ceux qui ne sont pas soumis à un prix limite de vente et ceux qui sont soumis à un prix limite de vente supérieur au tarif de responsabilité. Un nouveau code (ATL) a été créé pour la facturation du complément de prise en charge des produits visés.

jeudi, avril 01, 2010

Les différents types de prescription médicale

31/03/10
UTIP-FPC
Pour être correctement traitée par le pharmacien et la caisse d'Assurance Maladie du patient, la prescription médicale doit non seulement contenir un certain nombre d'éléments obligatoires, mais aussi être rédigée sur le support adéquat. Vous devez veiller, lors de la dispensation de l'ordonnance, à la conformité de ce support.

L'ordonnance « classique »
En ville, elle est rédigée sur du papier à entête du médecin, avec mention de son identification complète. Dans le cas d'un patient sortant d'une consultation hospitalière, vous devez vérifier que figurent bien les nom, adresse et numéro de l'établissement et l'unité de soins au sein de laquelle exerce le prescripteur. L'ordonnance est établie en double exemplaire : l'original est destiné au patient et le duplicata à sa caisse d'assurance maladie.

Elle peut vous être adressée par courriel, ou par télécopie, dès lors que son auteur peut être dûment identifié, qu'elle a été établie, transmise et conservée dans des conditions susceptibles de garantir son intégrité et sa confidentialité et à condition qu'un examen clinique du patient ait été réalisé. Vous devez, comme pour toute dispensation, vérifier l'exactitude des informations mentionnées. En cas de doute sur la prescription, n'hésitez pas à appeler le médecin prescripteur avant de délivrer le traitement.

L'ordonnance sécurisée
Elle est le support obligatoire de prescription des stupéfiants et des médicaments soumis en totalité ou en partie aux mêmes règles de délivrance. Vous devez vérifier qu'on vous présente bien l'exemplaire original de l'ordonnance, établi sur papier blanc naturel sans azurant optique, avec des filigranes ombrés figurant un caducée, l'identification nominative du professionnel de santé utilisateur étant pré-imprimée à l'encre bleue. Au bas, figurent en bleu le numéro d'identification de lot de l'ordonnance et deux carrés (le premier à l'intérieur du second) dans lesquels vous pouvez lire le nombre de spécialités pharmaceutiques prescrites.

L'ordonnance bizone (formulaire n° S3321a)
Elle vous est présentée par les patients pris en charge pour une affection de longue durée (ALD). La zone supérieure est réservée aux médicaments spécifiques au traitement de cette affection et, de ce fait, pris en charge à 100 % par l'assurance maladie. La zone inférieure concerne les autres médicaments, sans rapport avec l'affection de longue durée.

L'ordonnance de médicaments d'exception (formulaire n° S3326a)
Les médicaments d'exception ne peuvent être pris en charge par la Sécurité sociale que s'ils sont prescrits sur un imprimé à quatre volets, dit « ordonnance de médicaments ou de produits et prestations d'exception », mis à la disposition des médecins par les caisses d'assurance maladie et conforme au modèle fixé par arrêté ministériel. La prescription doit être rédigée en conformité avec la Fiche d'information thérapeutique (FIT) qui concerne chacun de ces médicaments (indications, conditions de prescription et d'utilisation). Vous devez conserver le volet 4 de cet imprimé pendant 3ans, le volet 1 étant destiné à l'assuré. Les volets 2 et 3, joints à la feuille de soins, sont transmis à l'organisme de prise en charge en vue du remboursement.
Vous pouvez cependant délivrer un médicament d'exception prescrit sur ordonnance classique, mais dans ce cas, votre patient ne pourra prétendre à une prise en charge par l'assurance maladie.

Points à retenir

Une prescription médicale est normalement formulée sur une ordonnance « classique », à l'entête du médecin ou de l'établissement hospitalier où il exerce. Elle peut être transmise par courriel ou photocopie dès lors que son auteur peut être dûment identifié.
Cas particuliers : les médicaments classés comme stupéfiants sont prescrits sur ordonnance sécurisée ; les médicaments d'exception sur un formulaire spécial; les médicaments destinés aux patients atteints d'affections de longue durée sur une ordonnance bizone.

Références bibliographiques
■Art. R.4127-76 du Code de la santé publique
■Loi n° 2004-810 du 13.08.2004 (art. 34)
■Arrêté du 03.02.2005 (Convention nationale des médecins)
■Art. R. 5132-5 du Code de la santé publique
■Arrêté du 31.03.1999 (JO 01.04.1999)
■Arrêté du 23.12.1993 (JO 11.01.1994)
■Circulaire CNAMTS (DGR n° 55/99) du 10.09.1999
■Art. R. 163-2, 3e alinéa du Code de la Sécurité sociale, modifié par le décret n° 2008-878 du 29.08.2008, art. 1(JO 02.09.2008)
■Arrêté du 26.06.2006 (JO 04.07.2006)
■Arrêté du 26.07.2006 (JO 26.09.2006).

jeudi, mars 18, 2010

Alimentation

Voilà un portail internet dédié à la politique publique de l'alimentation qui informe les consommateurs sur l'alimentation et les actions du ministère dans ce domaine.
"Ce nouvel outil propose d’aborder l’ensemble des facettes de la politique de l’alimentation : signes de qualité (AOC, AB, Label rouge...), sécurité sanitaire (comment sont organisés les contrôles des animaux aux frontières, ceux des aliments dans la restauration...), étiquetage des produits, implication des professionnels de l’agroalimentaire, agriculture biologique...
Le portail donne également des conseils pratiques (règles d’hygiène, rangement du réfrigérateur) et des liens vers les actions menées par les services déconcentrés en région." sic

mardi, mars 09, 2010

Isotrétinoïne orale --> carnet patiente

09/03/2010 - [MED] - Isotrétinoïne orale et carnet-patiente : Renforcement du Programme de Prévention des Grossesses - communiqué
L’isotrétinoïne est un médicament efficace dans le traitement de l’acné sévère mais qui présente des effets indésirables importants, en particulier des risques de malformations graves chez l’enfant à naître. Compte tenu des résultats de la dernière enquête de pharmacovigilance, l’Afssaps a renforcé en 2009, le Programme de Prévention des Grossesses par la mise en place d’un carnet-patiente et la modification des conditions de prescription et de délivrance. Elle rappelle qu’à partir du 15 mars 2010, ce carnet devra obligatoirement être présenté pour toute prescription et délivrance d’isotrétinoïne.

samedi, mars 06, 2010

Ages

• 0 à 1 mois = nouveau-né NN;
• 1 mois à 30 mois = nourrisson;
• 30 mois à 15 ans = enfant;
• à partir de 15 ans = adulte.

Nombre de gouttes T.M.

Contenances

• 1 cuillère à café = 5 ml ;
• 1 cuillère à dessert = 10 ml ;
• 1 cuillère à soupe = 15 ml.

Calibrage des gélules (dimensions en mm)

• n° 000 : L 28, ø 9,9
• n° 00: L 23,5, ø 8,5
• n° 0 : L 21,3, ø 7,62
• n° 1 : L 19,3, ø 6,9
• n° 2 : L 17,9, ø 6,35
• n° 3 : L 16,1, 0 5,71
• n° 4 : L 14,1, ø 5,2
• n° 5 : L 10,3, ø 4,82

vendredi, février 05, 2010

bisphénol A (BPA),

Le bisphénol A (BPA) est présent dans de nombreux plastiques alimentaires dont les polycarbonate utilisés souvent dans la fabrication des biberons. Ces matières plastiques sont identifiées par le code de recyclage n°7 (PC). On retrouve ce produit dans les enduits protecteurs des boîtes de conserve et des canettes de boisson.
Les effets toxiques du composé chimique sont de plus en plus analysés. Il s'en suit des commentaires qui ouvrent à la polémique. Aux résultats des dernières études, des "signaux d'alerte" confirmeraient ses effets néfastes. La rumeur les avait simplement précédés? lol! La dose journalière tolérable (DJT) de sécurité (= 50 microgrammes/kg/jour) devrait être reévaluée. Les autorités sanitaires canadiennes ont déjà interdit son usage depuis 2008. En attendant, il serait sage ne pas utiliser de récipients contenant du BPA, pour chauffer à forte température, des aliments. Et depuis toujours, je déconditionne les aliments de leur emballage en matière plastique avant de les réchauffer au four à micro-ondes... Je vous engage à faire de même!


mercredi, février 03, 2010

Comment facturer la délivrance des vaccins contre la grippe A(H1N1)

Les vaccins Focetria et Panenza sont disponibles à l'officine depuis le 1er février.
Modalités de facturation :
# La délivrance gratuite aux médecins du kit d'amorçage est rémunérée 14 euros HT (16,76 euros TTC).
# La délivrance de Focetria unidose gratuitement sera possible sur prescription médicale, 2,60 euros HT (3,11 euros TTC) après le 15 février & le règlement de ces factures ne pourra intervenir qu'après le 1er mars...

Prescrition des masseurs-kinésithérapeutes

Ils peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, dès lors qu'il n'existe pas d'indication contraire du médecin. Vous pouvez, dans ces conditions, délivrer du matériel divers : soulève-malades, matelas d'aide à la prévention des escarres en mousse monobloc, barrières de lits et cerceaux, aides à la déambulation, fauteuils roulants à propulsion manuelle (location de moins de 3 mois), attelles souples de correction orthopédique de série, ceintures lombaires et bandes ceintures de série, bandes et orthèses de série de contention souple élastique des membres, sondes ou électrodes cutanées périnéales pour électrostimulation neuromusculaire, collecteurs d'urines, étuis péniens, pessaires et urinaux, débitmètres de pointe.

Prescrition des pédicures-podologues

Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe : antiseptiques, antifongiques, hémostatiques, anesthésiques, kératolytiques et verrucides, produits à visée adoucissante, asséchante, calmante, cicatrisante et révulsive, anti-inflammatoires locaux pour l'hallux valgus et les ongles incarnés. Vous pouvez les délivrer, à l'exclusion des spécialités renfermant des substances classées comme vénéneuses.
Les pédicures-podologues peuvent aussi prescrire des pansements : compresses stériles de coton hydrophile ou de gaze stérile, sparadrap, compresses non tissées stériles, compresses fibres stériles de gaze hydrophile, système de maintien des pansements, compresses (stériles) absorbantes.
Sachez aussi qu'un patient diabétique peut vous présenter une ordonnance de pansements cutanés (hydro colloïdes, vaselinés, hydro fibre, hydrogel, à alginate de sodium, à base de charbon actif) émanant d'un pédicure-podologue. Ce dernier est autorisé à les prescrire dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, la prescription initiale étant réservée au médecin. Il doit orienter le patient vers un médecin lorsqu'il constate une persistance ou une aggravation des symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétence.
Depuis 2009, les pédicures-podologues sont autorisés à renouveler, voire à adapter, les prescriptions médicales d'orthèses plantaires datant de moins de trois ans ; ceci sous réserve que le médecin n'ait pas exclu, par mention expresse portée sur l'ordonnance initiale, la possibilité de renouvellement et d'adaptation sans nouvelle prescription. Les pédicures-podologues doivent informer le médecin prescripteur ou un autre médecin désigné par le patient du renouvellement et, s'il y a lieu, de l'adaptation de la prescription médicale initiale.

Prescription des infirmiers

A l'exclusion du petit matériel nécessaire à la réalisation de leur acte facturé, les infirmiers sont autorisés, pendant la durée d'une prescription médicale d'une série d'actes infirmiers, à prescrire (sauf indication contraire du médecin), certains dispositifs médicaux. Dans ce cadre, vous pouvez honorer une prescription comportant articles pour pansement, cerceaux pour lit, dispositifs médicaux pour le traitement de l'incontinence et pour l'appareil génital, appareils et accessoires pour perfusion à domicile, accessoires pour chambre à cathéter implantable ou cathéter central, accessoires stériles pour hépariner, pieds et potences à sérum.

Il en est de même pour les prescriptions de matelas et sur matelas anti-escarres en mousse, de coussins anti- escarres en fibres siliconées ou en mousse monobloc, de pansements anti-escarres, de sondes pour nutrition entérale. Mais vous devez, pour ces produits, vous assurer que le médecin traitant du patient a bien été informé par l'infirmier de cette prescription.
Les infirmiers peuvent aussi prescrire des bas de contention et des accessoires pour lecteur de glycémie et auto piqueurs, mais seulement dans le cadre d'un renouvellement à l'identique, ce que vous devez vérifier.
Enfin, depuis 2009, ils sont autorisés à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. A cette occasion, n'oubliez pas de rappeler à la patiente qu'une surveillance gynécologique et des paramètres métaboliques est indispensable sous contraception orale.

Que peuvent prescrire les auxiliaires médicaux ?

Dans les limites fixées par la loi, les auxiliaires médicaux (infirmiers, pédicures-podologies, masseurs-kinésithérapeutes) peuvent prescrire certains dispositifs médicaux et médicaments, figurant sur des listes fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. Le pharmacien se doit de connaître les listes des produits que chaque professionnel concerné peut prescrire.

Les infirmiers
A l'exclusion du petit matériel nécessaire à la réalisation de leur acte facturé, les infirmiers sont autorisés, pendant la durée d'une prescription médicale d'une série d'actes infirmiers, à prescrire (sauf indication contraire du médecin), certains dispositifs médicaux. Dans ce cadre, vous pouvez honorer une prescription comportant articles pour pansement, cerceaux pour lit, dispositifs médicaux pour le traitement de l'incontinence et pour l'appareil génital, appareils et accessoires pour perfusion à domicile, accessoires pour chambre à cathéter implantable ou cathéter central, accessoires stériles pour hépariner, pieds et potences à sérum.

Il en est de même pour les prescriptions de matelas et sur matelas anti-escarres en mousse, de coussins anti- escarres en fibres siliconées ou en mousse monobloc, de pansements anti-escarres, de sondes pour nutrition entérale. Mais vous devez, pour ces produits, vous assurer que le médecin traitant du patient a bien été informé par l'infirmier de cette prescription.
Les infirmiers peuvent aussi prescrire des bas de contention et des accessoires pour lecteur de glycémie et auto piqueurs, mais seulement dans le cadre d'un renouvellement à l'identique, ce que vous devez vérifier.
Enfin, depuis 2009, ils sont autorisés à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. A cette occasion, n'oubliez pas de rappeler à la patiente qu'une surveillance gynécologique et des paramètres métaboliques est indispensable sous contraception orale.

Les pédicures-podologues
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe : antiseptiques, antifongiques, hémostatiques, anesthésiques, kératolytiques et verrucides, produits à visée adoucissante, asséchante, calmante, cicatrisante et révulsive, anti-inflammatoires locaux pour l'hallux valgus et les ongles incarnés. Vous pouvez les délivrer, à l'exclusion des spécialités renfermant des substances classées comme vénéneuses.
Les pédicures-podologues peuvent aussi prescrire des pansements : compresses stériles de coton hydrophile ou de gaze stérile, sparadrap, compresses non tissées stériles, compresses fibres stériles de gaze hydrophile, système de maintien des pansements, compresses (stériles) absorbantes.
Sachez aussi qu'un patient diabétique peut vous présenter une ordonnance de pansements cutanés (hydro colloïdes, vaselinés, hydro fibre, hydrogel, à alginate de sodium, à base de charbon actif) émanant d'un pédicure-podologue. Ce dernier est autorisé à les prescrire dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement, la prescription initiale étant réservée au médecin. Il doit orienter le patient vers un médecin lorsqu'il constate une persistance ou une aggravation des symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétence.
Depuis 2009, les pédicures-podologues sont autorisés à renouveler, voire à adapter, les prescriptions médicales d'orthèses plantaires datant de moins de trois ans ; ceci sous réserve que le médecin n'ait pas exclu, par mention expresse portée sur l'ordonnance initiale, la possibilité de renouvellement et d'adaptation sans nouvelle prescription. Les pédicures-podologues doivent informer le médecin prescripteur ou un autre médecin désigné par le patient du renouvellement et, s'il y a lieu, de l'adaptation de la prescription médicale initiale.

Les masseurs-kinésithérapeutes
Ils peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, dès lors qu'il n'existe pas d'indication contraire du médecin. Vous pouvez, dans ces conditions, délivrer du matériel divers : soulève-malades, matelas d'aide à la prévention des escarres en mousse monobloc, barrières de lits et cerceaux, aides à la déambulation, fauteuils roulants à propulsion manuelle (location de moins de 3 mois), attelles souples de correction orthopédique de série, ceintures lombaires et bandes ceintures de série, bandes et orthèses de série de contention souple élastique des membres, sondes ou électrodes cutanées périnéales pour électrostimulation neuromusculaire, collecteurs d'urines, étuis péniens, pessaires et urinaux, débitmètres de pointe.

Points à retenir

Les infirmiers sont autorisés, (sauf indication contraire du médecin) à prescrire certains dispositifs médicaux et à renouveler les prescriptions de moins d'un an, de contraceptifs oraux, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable.
Les pédicures podologues peuvent prescrire des topiques à usage externe, renouveler des ordonnances de pansements pour diabétiques et d'orthèses plantaires.
Les masseurs kinésithérapeutes peuvent prescrire certains dispositifs médicaux, en l'absence d'indication contraire du médecin.



Références bibliographiques
■Arrêté du 13 avril 2007 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire (JO du 14 avril 2007
■Arrêté du 30 juillet 2007 fixant la liste des topiques à usage externe pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues et la liste des pansements pouvant être prescrits et posés par les pédicures-podologues (JO du 02 août 2008).
■Article R.4322-1 du Code de la santé publique, modifié par le décret n° 2008-768 du 30 juillet 2008.
■Article L.4311-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Article L.5134-1 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 88.
■Décret n° 2009-956 du 29 juillet 2009.
01.14 UVD 10 F 2029 IN

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jeudi, janvier 28, 2010

Anticipation ≠ Précaution ≠ Démesure

J'ai bien aimé les termes choisis qui accompagnaient les voeux de Bruno Schmitt, président du Conseil départemental de l'Ordre des chirurgiens dentistes de Haute-Savoie (du 15 janvier 2010 ).
"...
S'il est un principe bien français, c'est bien le principe de précaution qui devient de plus en plus envahissant.
Né à partir de la notion de protection dans le domaine de l'environnement (loi Barnier 1995), inscrit dans la charte de l'environnement en février 2005; ce principe prend de plus en plus de poids dans le domaine de la santé. Dans ce dernier domaine, le Conseil d'Etat parle même « d'obligation de précaution ».
Le principe de précaution avait pour but de diminuer les risques et de rassurer l'opinion.
Ce but est-il atteint? Au contraire, il a accentué et accentue encore les peurs relayées par les Médias, en donnant primat aux émotions sur la rationalité.
Plus, ce principe qui tend à nous submerger d'obligations a pour conséquence une déliquescence accélérée du principe juridique de responsabilité individuelle. Toute personne qui a mal évalué les risques de ses actions doit compenser les dommages que celles-ci auront pu causer.
Ce dernier principe est l'un des instruments principaux de notre Code de déontologie.
Il serait bon que nos hommes politiques préfèrent le terme de principe d'anticipation, plutôt que celui de précaution, qui exprimerait la volonté de maîtriser l'avenir, plutôt que celle de n'y entrer qu'à reculons et d'entraîner pessimisme et inaction.
..."
Entre ne rien anticiper et démesure,
la réflexion contradictoire sur l'évaluation des risques,
permet la précaution.
-/-
Et sur un autre sujet et dans le même domaine, a posteriori on a le sentiment que l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) a surestimé un peu trop le risque représenté par la grippe A(H1N1) en déclarant en juin 2009 l'état de pandémie. Anticiper n'était pas facile, et je n'ai pas envie de jeter la première pierre. Je me suis fait vacciner et ne le regrette pas. De toute façon, la prochaine vaccination saisonnière intégrera la souche A(H1N1).
La pression de l'industrie pharmaceutique intervient maintenant dans le débat, l'agence onusienne a été auditionnée de façon publique, mardi 26 janvier, par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE)! J'espère qu'ils pourront s'assurer que les experts qui siègent dans des comités de santé publique nationaux ou internationaux, ont pu garder leur indépendance d'esprit alors que leurs recherches étaient financées par des laboratoires pharmaceutiques privés. Les liens de collaboration qui ont dû être déclarés de façon exhaustive, doivent être contrôlés pour que les affirmations du quotidien Le Parisien, " les liens d'intérêt entre six experts de l'O.M.S. et des firmes pharmaceutiques sont avérés" soient contredites.
Une enquête doit être ouverte, pour que nous, citoyens d'Europe et d'ailleurs, puissions être assurés du bon fonctionnement et de l'indépendance de l'O.M.S. ... l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) devraient entrer en jeu!

mercredi, janvier 27, 2010

Prescrition des vétérinaires

Pour pallier un vide éventuel dans l'arsenal thérapeutique vétérinaire, un vétérinaire peut recourir à un médicament autorisé pour l'usage humain (règle de la « cascade »).
Dans ce cas, vous devez signaler sur le conditionnement du médicament son utilisation vétérinaire et estampiller la vignette afin de la rendre inutilisable.

Prescrition des sages-femmes

Le droit de prescription des sages-femmes a plus de vingt ans. La liste est longue : vous pouvez vous reporter à l'arrêté du 12 octobre 2005 modifiant l'arrêté du 23 février 2004 et publié au Journal officiel du 8 novembre 2005 ou bien aux premières pages du Dictionnaire Vidal !
Il s'agit de médicaments renfermant ou non des substances vénéneuses, autorisés aux sages-femmes pour leur usage professionnel ou leur prescription à des femmes : anti-acides gastriques d'action locale et pansements gastro-intestinaux, antiseptiques locaux, certains anesthésiques, antibiotiques per os destinés aux infections urinaires basses ou vaginales prescrits sur antibiogramme (prescription non renouvelable), anti-infectieux locaux destinés aux vulvo-vaginites, antispasmodiques, antiémétiques, certains antalgiques, spermicides, contraception d'urgence orale à prescription médicale non obligatoire, contraceptifs hormonaux, laxatifs, vitamines et sels minéraux per os, topiques à activité trophique, médicaments de proctologie, certaines solutions de perfusion, ocytociques, médicaments bloquant la lactation, vaccins (tétanos, diphtérie, poliomyélite, coqueluche, rubéole, hépatite B, grippe), immunoglobulines anti-D, traitements substitutifs nicotiniques.
Lorsque vous délivrez une ordonnance de contraceptif hormonal émanant d'une sage-femme, vous devez vérifier que la surveillance et le suivi biologique est assuré par le médecin traitant.
Ne soyez pas étonné de recevoir des prescriptions d'inhibiteurs calciques, d'un bêtabloquant ou d'un bêta-2 mimétique émanant de sages-femmes. Elles sont autorisées à prescrire certaines molécules appartenant à ces familles, dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement d'une prescription faite par un médecin.
Enfin, en cas d'urgence, en l'attente du médecin, les sages-femmes peuvent prescrire (et utiliser) certains succédanés du plasma (dans les états de choc), certains stimulants cardiaques injectables.
Concernant les médicaments classés comme stupéfiants, soyez prudents : le seul que peut prescrire une sage-femme est un analgésique opioïde injectable en ampoule de 10 mg, dans la limite de deux ampoules par patiente.

Vous pouvez aussi honorer certaines ordonnances de sages-femmes destinées aux nouveau-nés : antiseptiques locaux, certains anesthésiques locaux, certains antalgiques par voie rectale ou orale, certains collyres (sans anesthésiques, sans corticoïdes et dans vasoconstricteurs), vitamines et sels minéraux per os, vitamine K1 injectable, topiques à activité trophique, certaines solutions pour perfusion, vaccin et immunoglobuline anti-hépatite B, BCG. Enfin, en cas d'urgence, sachez qu'une sage-femme peut prescrire et administrer un stimulant cardiaque utilisé par voie injectable ou intra trachéale et un antagoniste morphinique injectable (ampoule à 0,4 mg/mL).
Certains dispositifs médicaux peuvent être prescrits par une sage-femme : ceinture de grossesse de série, orthèse élastique de contention des membres inférieurs, sonde ou électrode cutanée périnéale, électro stimulateur neuromusculaire pour rééducation périnéale, tire-lait, diaphragme, cape cervicale, compresses, coton, bandes de crêpe, filet tubulaire de maintien, suture adhésive et sparadrap. Vous pouvez les délivrer à l'exclusion des produits et matériels utilisés pendant la séance.

Prescription des chirurgiens-dentistes

Les chirurgiens-dentistes peuvent prescrire tous les produits nécessaires à l'exercice de l'art dentaire. Ce dernier recouvre « la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants ».

Les médicaments listés (listes I et II et stupéfiants) entrent dans le champ de ce droit de prescription. La prescription d'un stupéfiant, ou d'une substance classée comme stupéfiant, doit être établie sur une ordonnance sécurisée.

Prescriptions non médicales

Que peuvent prescrire les professionnels de santé autres que les médecins ?
Le droit de prescription n'est pas exclusivement réservé aux médecins. La rédaction d'une ordonnance peut en effet relever de la compétence d'autres professionnels de santé (chirurgiens-dentistes, sages-femmes, vétérinaires), dans le cadre de leur exercice professionnel. Le pharmacien doit connaître la liste des produits que chaque professionnel concerné peut prescrire.

Les chirurgiens-dentistes
Les chirurgiens-dentistes peuvent prescrire tous les produits nécessaires à l'exercice de l'art dentaire. Ce dernier recouvre « la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants ».

Les médicaments listés (listes I et II et stupéfiants) entrent dans le champ de ce droit de prescription. Comme pour celle des médecins, vous devez vérifier que la prescription d'un stupéfiant, ou d'une substance classée comme stupéfiant, est bien établie sur une ordonnance sécurisée.

Les sages-femmes
Le droit de prescription des sages-femmes a plus de vingt ans. La liste est longue : vous pouvez vous reporter à l'arrêté du 12 octobre 2005 modifiant l'arrêté du 23 février 2004 et publié au Journal officiel du 8 novembre 2005 ou bien aux premières pages du Dictionnaire Vidal !
Il s'agit de médicaments renfermant ou non des substances vénéneuses, autorisés aux sages-femmes pour leur usage professionnel ou leur prescription à des femmes : anti-acides gastriques d'action locale et pansements gastro-intestinaux, antiseptiques locaux, certains anesthésiques, antibiotiques per os destinés aux infections urinaires basses ou vaginales prescrits sur antibiogramme (prescription non renouvelable), anti-infectieux locaux destinés aux vulvo-vaginites, antispasmodiques, antiémétiques, certains antalgiques, spermicides, contraception d'urgence orale à prescription médicale non obligatoire, contraceptifs hormonaux, laxatifs, vitamines et sels minéraux per os, topiques à activité trophique, médicaments de proctologie, certaines solutions de perfusion, ocytociques, médicaments bloquant la lactation, vaccins (tétanos, diphtérie, poliomyélite, coqueluche, rubéole, hépatite B, grippe), immunoglobulines anti-D, traitements substitutifs nicotiniques.
Lorsque vous délivrez une ordonnance de contraceptif hormonal émanant d'une sage-femme, vous devez vérifier que
la surveillance et le suivi biologique est assuré par le médecin traitant.
Ne soyez pas étonné de recevoir des prescriptions d'inhibiteurs calciques, d'un bêtabloquant ou d'un bêta-2 mimétique émanant de sages-femmes. Elles sont autorisées à prescrire certaines molécules appartenant à ces familles, dès lors qu'il s'agit d'un renouvellement d'une prescription faite par un médecin.
Enfin, en cas d'urgence, en l'attente du médecin, les sages-femmes peuvent prescrire (et utiliser) certains succédanés du plasma (dans les états de choc), certains stimulants cardiaques injectables.
Concernant les médicaments classés comme stupéfiants, soyez prudents : le seul que peut prescrire une sage-femme est un analgésique opioïde injectable en ampoule de 10 mg, dans la limite de deux ampoules par patiente.

Vous pouvez aussi honorer certaines ordonnances de sages-femmes destinées aux nouveau-nés : antiseptiques locaux, certains anesthésiques locaux, certains antalgiques par voie rectale ou orale, certains collyres (sans anesthésiques, sans corticoïdes et dans vasoconstricteurs), vitamines et sels minéraux per os, vitamine K1 injectable,
topiques à activité trophique, certaines solutions pour perfusion, vaccin et immunoglobuline anti-hépatite B, BCG. Enfin, en cas d'urgence, sachez qu'une sage-femme peut prescrire et administrer un stimulant cardiaque utilisé par voie injectable ou intra trachéale et un antagoniste morphinique injectable (ampoule à 0,4 mg/mL).
Certains dispositifs médicaux peuvent être prescrits par une sage-femme : ceinture de grossesse de série, orthèse élastique de contention des membres inférieurs, sonde ou électrode cutanée périnéale, électro stimulateur neuromusculaire pour rééducation périnéale, tire-lait, diaphragme, cape cervicale, compresses, coton, bandes de crêpe, filet tubulaire de maintien, suture adhésive et sparadrap. Vous pouvez les délivrer à l'exclusion des produits et matériels utilisés pendant la séance.

Les vétérinaires
Pour pallier un vide éventuel dans l'arsenal thérapeutique vétérinaire, un vétérinaire peut recourir à un médicament autorisé pour l'usage humain (règle de la « cascade »).
Dans ce cas, vous devez signaler sur le conditionnement du médicament son utilisation vétérinaire et estampiller la vignette afin de la rendre inutilisable.

Points à retenir
La rédaction d'une ordonnance peut relever de la compétence d'autres professionnels de santé que le médecin, dans le cadre de leur exercice professionnel.
Les chirurgiens dentistes peuvent prescrire tous les médicaments nécessaires à la prévention, au diagnostic et au traitement des maladies de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants.
Les sages-femmes peuvent prescrire, aux femmes et aux nouveau-nés, certains médicaments et dispositifs médicaux.
Le vétérinaire peut prescrire des médicaments à usage humain pour les animaux.

Références bibliographiques
■Article L. 5134-1 du Code de la santé publique
■Article L. 4141-2 du Code de la santé publique
■Article L. 4151-4 du Code de la santé publique
■Article L. 4151-4 du Code de la santé publique, modifié par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009
■Arrêté du 12 octobre 2005 modifiant l'arrêté du 23 février 2004 fixant la liste des médicaments que peuvent prescrire les sages-femmes ;
■Arrêté du 27 juin 2006 fixant la liste des dispositifs médicaux que peuvent prescrire les sages-femmes ;
01.14 UVD 10 F 2028 IN

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Kétoprofène - gel dermique

L’Afssaps a décidé, en décembre 2009, de suspendre l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de tous les médicaments contenant des gels de kétoprofène et destinés à être appliqués sur la peau. Cette suspension a pris effet le 12 janvier 2010. A la suite de la décision française, l’Agence européenne du médicament, saisie par l’Afssaps, a engagé une procédure de réévaluation des effets indésirables liés à l’utilisation des gels contenant du kétoprofène.
Le laboratoire qui commercialise la spécialité Ketum® a déposé une requête en référé-suspension auprès du Conseil d’Etat à la fin du mois de décembre 2009, pour contester la décision française. Dans l’attente d’une décision définitive (jugement au fond) du Conseil d’Etat, le juge des référés vient de suspendre la décision du Directeur général de l’Afssaps concernant l’autorisation de mise sur le marché du gel Ketum® contenant du kétoprofène.
Le kétoprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) commercialisé en France sous forme de gel depuis 1993. Soumis à prescription médicale, le gel est appliqué sur la peau et est utilisé en rhumatologie et en traumatologie bénigne, pour ses propriétés antalgiques. A ce jour, 22 spécialités contenant du gel de kétoprofène étaient autorisées en France.
Des cas de photoallergie (réactions cutanées exagérées et/ou anormales à la lumière), souvent graves, ont été rapportés chez des patients traités par des gels contenant du kétoprofène dès leur commercialisation. Ces réactions se présentent le plus souvent sous la forme d’eczéma et de bulles pouvant s’étendre au-delà de la zone d’application. Leur gravité peut conduire à des hospitalisations et à des arrêts de travail.
Cet effet indésirable a conduit l’Afssaps à modifier l’information de ces médicaments à deux reprises en 1996 et en 2001, à l’issue de deux enquêtes nationales de pharmacovigilance. De plus, un pictogramme incitant les patients à ne pas s’exposer au soleil même voilé avait été ajouté sur les conditionnements en 2001. Malgré ces mesures d’information, les données de sécurité d’emploi montraient que ces réactions étaient toujours rapportées.
En 2003, l’Afssaps a adressé une lettre aux professionnels de santé afin de leur rappeler les précautions d’emploi inhérentes à l’administration des gels contenant du kétoprofène.
La persistance de la survenue et de la déclaration de cas de photoallergie, malgré la prise de ces nombreuses mesures, a conduit l’Afssaps à déclencher la réévaluation du rapport bénéfice/risque des gels de kétoprofène.
En raison de l’efficacité faible à modérée de ces médicaments et de l’existence d’alternatives thérapeutiques, l’Afssaps a considéré que le risque lié à l’utilisation des gels de kétoprofène, photoallergie au kétopprofène proprement dit mais aussi
allergie découlant de l’interaction entre le kétoprofène et l’octocrylène, substance utilisée comme filtre solaire, était supérieur au bénéfice attendu et qu’aucune mesure supplémentaire à celles prises précédemment ne pouvait garantir davantage la sécurité des patients. Dans ces conditions, l’Afssaps a décidé de suspendre l’AMM de toutes les spécialités sous forme de gel contenant du kétoprofène dans l’attente des résultats de la procédure de réévaluation européenne. Cette mesure a pris effet le 12 janvier 2010 et s’est accompagné d’un retrait des lots disponibles sur le marché.
Le laboratoire Menarini a déposé une requête en référé-suspension pour laquelle l’ordonnance du juge des référés a été rendue le 26 janvier 2010. Cette ordonnance, prise dans le cadre d’une procédure d’urgence, intervient dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat sur le fond du dossier. Elle a pour conséquence à ce stade, la possibilité pour le laboratoire Menarini de remettre sur le marché le gel Ketum®. Néanmoins, cette ordonnance ne préjuge pas de l’issue dans le courant du 1e semestre 2010 de la réévaluation communautaire en cours.
Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé) Mercredi 27 Janvier 2010

lundi, janvier 04, 2010

Grands froids

L'Afssaps rappelle que plusieurs documents d'information concernant le bon usage et la conservation des produits de santé en cas d'épisode de grand froid sont disponibles sur son site Internet dans une rubrique spéciale grand froid :

http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Grand-froid-et-produits-de-sante

jeudi, novembre 05, 2009

Le virus West Nile s'installe en Italie

Le virus West Nile(WNV) est responsable d'une zoonose endémique en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Les oiseaux migrateurs constituent son réservoir et la transmission vectorielle est assurée principalement par les moustiques du genre Culex. Le virus, responsable de fièvres et d'encéphalites équines et humaines s'est récemment propagé en Europe continentale et dans le pourtour méditerranéen, ainsi qu'en Amérique. En Italie, les premiers cas équins ont été signalés en 1998 et les neuf premiers cas humains en 2008 dans les régions de Vénétie et d' Emilie Romagne .
La résurgence de cas durant l'été 2009 a fait l'objet d'une surveillance étroite dans les régions concernées et en Lombardie grâce à une enquête étiologique systématique des maladies neuro-invasives.
Les cas étaient définis par la présence de signes cliniques (fièvre > 38,5°C et symptômes neurologiques) et confirmés par l'un des critères suivants : isolement du WNV dans le sang ou le LCR, détection d'IgM spécifiques dans le LCR, détection de l'ARN du WNV par RT-PCR dans le sang ou le LCR, élévation des IgG et IgM spécifiques confirmée par test de neutralisation.
Seize cas confirmés d'encéphalite à WN (WNND) ont été détectés entre août et septembre 2008 dans 3 régions :
- En Vénétie, 6 cas (âgés de 62 à 82 ans) tous hospitalisés et encore dans un état critique hormis un patient décédé.
- En Emilie-Romagne, 8 cas (âges de 62 à 78 ans) à Modène (1) , Ferrare (5) , Imola (1) et Bologne (1 ). Tous les cas sont également encore hospitalisés hormis un patient décédé.
- En Lombardie, 2 cas résidents de Mantoue (proche de l'Emilie -Romagne) toujours hospitalisés.
Des mesures de contrôle vectoriel ont été mises en place avec la pulvérisation d'insecticides et la diffusion de messages d'éducation à la prévention des piqûres d'insectes.
Un dépistage par PCR est systématiquement effectué sur les dons de sang issus des trois régions afin de déclencher, à la première positivité détectée, un arrêt de collecte dans la province concernée.
Dans les régions climatiques favorables au cycle du WNV, croiser les données vétérinaires, entomologiques et humaines est crucial pour la surveillance de l'avancée du virus. Il faut également compter sur la vigilance des cliniciens à diagnostiquer rapidement les nouveaux cas humains afin de prendre les mesures de santé publique appropriées. La France, qui connaît régulièrement des cas équins en Camargue, pourrait s'inspirer de l'exemple transalpin.
Rizzo C et coll. :
West Nile transmission with human cases in Italy, august-september 2009.
Euro Surveill. 2009 ; 14 (40) : pii =19353
04/11/09 Dr Muriel Macé ® JIM 2008
offert par univadis et JIM

vendredi, octobre 02, 2009

La pilule du " surlendemain "

sur ordonnance à 30 euros
La nouvelle pilule contraceptive du lendemain, EllaOne, surnommée " du surlendemain " car utilisable jusqu'à cinq jours après un rapport sexuel, est en vente en France, dans les pharmacies, depuis le jeudi 1e r octobre. Elle est disponible, sur ordonnance, au prix de 30 euros et ne sera pas remboursée par la Sécurité sociale. Ce contraceptif d'urgence, élaboré par les laboratoires HRA Pharma, fonctionne avec une nouvelle molécule, l'ulipristal, qui bloque l'ovulation. La pilule avait obtenu l'autorisation européenne de mise sur le marché en mai et l'approbation de l'Agence européenne du médicament le 25 septembre. - (AFP.)

jeudi, septembre 17, 2009

PHARMACOPEE Xième édition

La Pharmacopée française est composée de 3 classeurs entièrement remis à jour en août 2009. Elle inclue également la liste des plantes médicinales actualisée en août 2009 et le CD-rom contenant l'ensemble des monographies en fichiers pdf classés par ordre alphabétique.

lundi, septembre 14, 2009

Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant

14/09/2009
La lutte contre la douleur est l'un des enjeux majeurs du système de santé, en particulier en pédiatrie. Ces nouvelles recommandations ont pour but de contribuer à l’harmonisation des pratiques pédiatriques. En effet, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Les situations suivantes sont abordées et concernent essentiellement la prise en charge de la douleur en milieu hospitalier et quelques situations particulières en ville :
  • Douleur postopératoire (anesthésie loco-régionale, antalgiques utilisés en postopératoire),
  • Soins douloureux (solutions sucrées orales,anesthésiques locaux topiques, MEOPA, kétamine),
  • Douleur neuropathique
  • Situations cliniques particulières en ville (migraine, dysménorrhée, angine, otite, vaccination) et à l'hôpital (brûlures, fractures aux urgenceset en pré-hospitalier, douleur abdominale aiguë de la fosse iliaque droite aux urgences et en pré-hospitalier, mucites, soins douloureux, pose de sonde nasogastique, amygdalectomie, crise aiguë drépanocytaire)

Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (170 ko)
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (1009 ko)

jeudi, septembre 10, 2009

Le Figaro après la publication, mercredi soir, par Bercy et les ministères sociaux, des très officiels «Comptes nationaux de la santé»
La consommation de soins et de biens médicaux a représenté l'an dernier 170,5 milliards d'euros, soit 2 659 euros par habitant. La Sécu finance 75,5 % des soins, les complémentaires 13,7 % et les patients 9,4 %.

Cette étude exhaustive montre en effet qu'en 2008 les malades ont dû sortir davantage d'argent de leur poche pour se faire soigner. La part de la «consommation de soins et de biens médicaux» (soins hospitaliers et en ville, médicaments, transports sanitaires, lunettes…) directement financée par les ménages est passée à 9,4 %, contre 9 % l'année précédente. La différence provient des fameuses franchises instaurées par Nicolas Sarkozy (50 centimes par boîte de médicaments et par acte d'infirmier ou de kiné, 2 euros par transport en ambulance, dans la limite de 50 euros par an).
Cette tendance à la hausse a débuté en 2004. La part des ménages était alors tombée à 8,3 %. Depuis, les gouvernements ont déremboursé des médicaments (veinotoniques…), instauré un « forfait » d'un euro par consultation, augmenté le ticket modérateur pour ceux qui n'ont pas de médecin traitant… Et les dépassements d'honoraires ont augmenté.
En revanche, observée sur une période plus longue, la part des ménages reste stable : elle était de 9,6 % en 1995, soit 0,2 % de plus qu'actuellement ! Le «commun des patients» aura du mal à le croire. Cette stabilité découle « de deux évolutions de sens contraires », explique l'étude. Les dépenses de produits mal remboursés augmentent (médicaments pris en charge à 35 %, optique…).
Mais parallèlement, le nombre de patients en affection de longue durée (cancer, diabète, hémophilie, Parkinson…) grimpe lui aussi. Or, ces 9 millions de personnes sont prises en charge à 100 % par la Sécu.

La part des complémentaires, elle, augmente légèrement au fil des ans : elles couvrent de plus en plus de personnes et une partie des dépenses que la Sécu ne prend plus en charge, comme le
forfait hospitalier, leur est transférée. Au total, la France «reste l'un des pays où la prise en charge des dépenses de santé par les fonds publics est la plus importante».
La consommation de soins et de biens médicaux a représenté l'an dernier 170,5 milliards d'euros, soit 2 659 euros par habitant. Ce qui place la France vers le 8e ou 10e rang mondial, peu ou prou au même niveau que l'Allemagne, la Belgique, les pays nordiques ou l'Irlande.
En ajoutant les coûts de formation du personnel de santé, de recherche, de prévention, de prise en charge des personnes âgées et les arrêts de travail, la France consacre 11 % de son PIB aux « dépenses courantes de santé ». Soit, cette fois, la deuxième place mondiale, loin derrière les États-Unis (16 %) et au coude-à-coude avec la Suisse.

mercredi, septembre 09, 2009

Newsweek : 11 choses à savoir sur le vaccin anti-grippe A

NOUVELOBS.COM 08.09.2009 17:16
LES INSTANCES fédérales s’attendent à une pandémie de grippe H1N1 dite porcine qui pourrait infecter 30 à 50 % de la population à l’occasion de la prochaine saison grippale, les premiers cas survenant au cours du mois qui vient. D’où l’importance capitale d’un vaccin permettant de protéger la population… Quand il sera prêt. Sera-t-il trop tard ? Qui doit être vacciné ? Quelle sera son efficacité, et son innocuité ? Heureusement, pour l’instant, le virus H1N1 n’est pas trop méchant. Bien qu’un million d’Américains aient été infectés, on ne rapporte à ce jour que 556 décès, contre 36.000 par an à l’occasion de la grippe saisonnière. Mais H1N1 est arrivé sur la fin de la dernière saison de grippe, et ne s’est pas répandu dans le pays entier. Cette année, la population vulnérable sera bien plus importante. L’an dernier, le CDC publiait sous le titre "L’importance du vaccin contre la grippe" une vidéo présentant des parents dont les enfants, pourtant en bonne forme, étaient morts de la grippe. L’administration veut l’actualiser, en y intégrant des informations concernant la grippe porcine. Anne Underwood de Newsweek a récemment assisté à deux jours de stage au Center for Disease Control and Prevention consacrés au vaccin et à la sécurité. Elle répond aux questions les plus importantes sur le thème du vaccin.Je suis un adulte en bonne santé.
Dois-je être vacciné ? L’administration fédérale ne cherche à dissuader personne de se faire vacciner. Le CDC, toutefois, ne recommande la vaccination qu’aux personnes qui présentent un risque élevé de complications. "Plus de la moitié de la population des Etats-Unis se trouve dans un des groupes à risque" indique le docteur Anne Schuchat, directeur du NCIRD (National Center for Immunization and Respiratory Diseases) au sein du CDC. Les groupes à risques sont les suivants :1) Les personnels de santé et des services d’urgence 2) les femmes enceintes 3) Les enfants et les jeunes adultes, de 6 mois à 24 ans 4) Parents et responsables de bébés d’âge inférieur à six mois (les enfants de moins de six mois présentant une mauvaise réponse aux vaccins, la meilleure protection est de vacciner leurs parents contre la grippe) 5) Les adultes de 25 à 64 ans souffrant de maladies chroniques parmi lesquelles diabète, asthme, et affections chroniques du cœur ou des poumons.La réponse à la question est donc négative dans le cas général. En tant qu’adulte exempt de toute affection existante, vous n’avez pas besoin d’être vacciné. Mais selon Schuchat : "La plupart des adultes ne se considèrent pas comme sujets à risque, même quand c’est le cas. Ils se sentent bien, ils vont travailler". Si vous êtes atteint d’un diabète, mieux vaut vous faire vacciner. Si vous êtes asthmatique, idem.À quel moment ce vaccin sera-t-il disponible ?Le gouvernement a commandé 195 millions de doses de vaccin, dont 45 millions seront livrées mi-octobre. La plupart des gens ne présentant pas d’immunisation préalable au nouveau virus H1N1, les officiels pensent que deux injections sont probablement nécessaires, espacées de trois semaines. Des essais cliniques sont en cours pour confirmer si deux injections sont nécessaires, et pour déterminer la dose optimale. Les résultats de ces essais seront disponibles fin septembre ou début octobre. Cependant, après avoir reçu le vaccin, cinq semaines sont encore nécessaires pour développer une immunité totale (les conclusions préliminaires provenant de certains laboratoires suggèrent que certains vaccins contre la grippe porcine peuvent être administrés en une unique injection, mais les conséquences possibles sur la fourniture globale de vaccin ne sont pas connues. L’OMS doit encore vérifier les données).
Même si je me fais vacciner sans tarder, je ne serai pas vraiment immunisé avant décembre. La pandémie ne va-t-elle pas atteindre son pic en octobre ? Les services officiels ne savent pas comment la grippe porcine va se comporter cette année. "La seule chose dont on est sûr, c’est qu’on n’est sûr de rien", confie le docteur Thomas Frieden, directeur du CDC. L’administration s’attend à une arrivée anticipée de la grippe cette année, sachant que — par opposition à la grippe saisonnière — le virus H1N1 a continué de circuler aux Etats-Unis durant l’été. La rentrée scolaire va alimenter l’extension de la pandémie. Il est courant de voir des gens attraper la grippe jusqu’en mars ou en avril. Pourquoi pense-t-on qu’il faudra deux injections ? Les gens qui sont nés après 1957 n’ont pas été exposés à un virus du même type. La première dose permet donc de "préparer" le système immunitaire, mais c’est la deuxième injection qui déclenche la production d’anticorps. C’est assez courant. Un certain nombre de vaccins sont initialement administrés en plusieurs doses. Le vaccin contre la grippe saisonnière, par exemple, est administré en deux doses aux enfants de moins de neuf ans qui n’ont jamais eu la grippe.Si je me fais vacciner contre la grippe porcine, dois-je me faire vacciner contre la grippe ordinaire aussi ?Oui, si vous êtes dans le groupe à risque pour les deux types de grippe. Ceci implique un total de trois injections ou quatre pour un enfant de moins de neuf ans qui n’a jamais eu la grippe, ou n’a jamais été vacciné contre la grippe.
Pourquoi faut-il autant de temps pour produire un vaccin ?
Il s’agit d’un processus en plusieurs étapes, comme pour l’épidémie annuelle de grippe saisonnière. Toutefois, le nouveau virus H1N1 n’est pas arrivé dans le pays avant le mois d’avril, le processus à donc débuté plus tard que d’habitude. En mai, les scientifiques ont créé une version recombinée du virus capable de se développer de façon satisfaisante dans deux œufs. Les fabricants de vaccins utilisent de ce nouveau virus pour l’injecter dans des millions d’œufs, où il se duplique. Quand on a obtenu assez de virus, celui-ci est récolté, inactivé, on extrait certaines protéines de son enveloppe virale, et on combine ces segments avec d’autres éléments afin de créer un vaccin (le processus est à cette étape légèrement différent pour le vaccin par voie nasale, qui repose sur un virus vivant, bien qu’affaibli). Il reste encore au vaccin de passer les tests d’efficacité, et d’innocuité. Des tests cliniques sont nécessaires pour déterminer la dose optimale, et le nombre d’injections nécessaire. Les essais du vaccin H1N1 ont été annoncés fin juillet, et devraient être bouclés fin septembre. Le vaccin est-il efficace ?Il est considéré comme très efficace. Le problème des vaccins contre la grippe ordinaire est la capacité bien connue qu’ont les virus de la grippe à changer brutalement de forme, confirme le docteur Jay Butler, directeur de la cellule H1N1 du CDC. Ils mutent très vite, et peuvent même échanger des gènes avec d’autres souches grippales. Cependant, les services fédéraux qui ont surveillé le virus H1N1 dans l’hémisphère sud ont pu constater que le virus a été inhabituellement stable. En conséquence, la réponse immunitaire provoquée par le vaccin devrait correspondre à la souche de grippe porcine en circulation. "Le vaccin sera efficace" affirme Butler.Est-il sûr ?
En 1976, plus de 500 personnes avaient contracté une maladie auto-immune appelée syndrome de Guillain-Barré après avoir reçu un vaccin contre la grippe porcine à l’occasion d’une petite épidémie survenue à Fort Dix (New Jersey). Certains craignent, et c’est compréhensible, une répétition de ce tragique épisode. Toutefois, depuis cette époque les techniques de fabrication des vaccins ont évolué. Aujourd’hui, les vaccins sont purifiés à l’extrême afin d’éliminer tout contaminant pouvant être présent. De plus, les scientifiques n’utilisent que certaines protéines du virus, au lieu du virus entier, comme c’était le cas dans les années soixante-dix. "Le public compare ce vaccin à celui de 1976", déclare le porte-parole du CDC, Abbigail Tumpey. "Il convient plutôt de le comparer aux vaccins contre la grippe saisonnière des dix dernières années".Je m’inquiète des rumeurs de cas d’autisme provoqués par les vaccins.
Il n’est pas inhabituel de rencontrer des cas de fièvre modérée, et de douleur au bras consécutifs à la vaccination contre la grippe saisonnière. "Mais les données scientifiques sont très rassurantes" sur le fait que les vaccins ne provoquent pas l’autisme, indique Kris Sheedy, directeur des programmes de proximité pour le NCIRD. Ceux qui s’inquiètent du conservateur à base de mercure thimerosal (ajouté aux flacons multidose de vaccin pour éviter toute contamination) peuvent demander une des versions sans thimerosal : le vaccin par voie nasale, ou la seringue monodose préremplie. Le gouvernement prévoit suffisamment ce ceux-ci pour faire face à la demande concernant les jeunes enfants et les femmes enceintes (certaines personnes ne sont pas compatibles avec la version par voie nasale, et notamment les enfants de mois de 24 mois, les enfants de moins de cinq ans souffrant d’asthme ou de sifflements bronchiques récurrents, et les asthmatiques en général.Ce vaccin est à base d’œufs. Que faire si l’on est allergique aux œufs ?Mieux vaut éviter la vaccination. Si vous appartenez à un groupe à haut risque et que vous déclarez la grippe, consultez immédiatement votre médecin. Un antiviral administré dans les 24 ou 48 heures de l’apparition des symptômes peut améliorer de façon extrêmement significative les chances de guérison.Tant que le vaccin n’est pas disponible, que faire pour me protéger ?Il est très important de se laver les mains fréquemment et avec soin — 20 secondes, avec du savon et de l’eau — et d’éviter de toucher ses yeux et son nez. Les gels à base d’alcool pour le nettoyage des mains sont également efficaces. Ensuite, pour éviter de répandre des germes, couvrez votre bouche lorsque vous éternuez ou que vous toussez, de préférence avec votre manche, ou un mouchoir. Enfin, si vous êtes malade ou que votre enfant est malade, restez à la maison pour au moins 24 heures après la disparition de la fièvre, sans recours aux médicaments qui la font baisser.
Par Anne Underwood - Traduction française de David Korn
>Lire la version américain de l'article

Tamiflu

Ces recommandations ont été établies dans le contexte de pandémie de niveau 6 de grippe A(H1N1)v déclarée par l’OMS. Elles sont susceptibles d’être modifiées en fonction de l’évolution des données disponibles et des éventuelles modifications des caractéristiques du produit mentionnées dans l’Autorisation de Mise sur le Marché de Tamiflu®.
Ces recommandations sont complémentaires de celles émises par le Ministère de la Santé et par la Direction Générale de la Santé concernant la prise en charge thérapeutique et l’utilisation de Tamiflu® chez les enfants de moins de 1 an d’âge dans le cadre d’une pandémie grippale A(H1N1)v. Ces recommandations remplacent celles émises le 6 aout 2009.
09/09/2009 - [MED] -

dimanche, septembre 06, 2009

Régimes sociaux - caisses des

J'ai trouvé une présentation intéressante de "L'Assurance Maladie" constituée de trois principaux régimes sur le portail du CNSD:
  • le régime général, qui assure quatre personnes sur cinq en France. Son organisation résulte de l'ordonnance de 1967 qui instaure la séparation de la sécurité sociale en branches autonomes :
    1 - La branche « maladie » gérée par la CNAMTS. Elle gère les risques maladie, maternité, invalidité, décès et, dans le cadre d'une gestion distincte, les accidents du travail et les maladies professionnelles (ATMP).
    2 - La branche « vieillesse » gérée par la CNAV qui définit les orientations de la branche retraite en matière d'assurance vieillesse et d'assurance veuvage.
    3 - La branche « famille » gérée par la CNAF. Elle gère différentes prestations familiales et sociales (handicap, logement, RMI etc.).
    4 - La branche « recouvrement » gérée par l’ACOSS. Elle assure la gestion de la trésorerie de la sécurité sociale et coordonne l'action des URSSAF qui, au niveau local, assurent l'encaissement des cotisations et des contributions.
  • le régime agricole géré par la Mutualité sociale agricole (MSA),
  • le régime social des indépendants (RSI) qui couvre les artisans, commerçants, industriels et professions libérales. Il est issu en 2006 du rapprochement de la CANAM (indépendants), l’AVA (artisans) et de l’ORGANIC (commerçants). Le RSI est composé d'une caisse nationale, de 28 caisses régionales interprofessionnelles dont 2 dans les DOM, de 2 caisses dédiées aux professions libérales pour l'assurance maladie.
  • et de nombreux régimes spéciaux (marins, mines, SNCF, RATP, EDF-GDF, Banque de France, Assemblée nationale et Sénat, notariat, cultes, etc.).

jeudi, septembre 03, 2009

Exposition répétée au formol :

Le Quotidien du Médecin, 27 août 2009.
Selon l'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), 65 000 travailleurs sont actuellement exposés à une teneur en formol (formaldéhyde) dans l'air ambiant supérieure à la valeur limite (0,25 mg/m3). Si le premier effet consiste en une irritation oculaire transitoire, une exposition plus importante entraîne des irritations graves des voies respiratoires et des expositions répétées à long terme peuvent accroître le risque de cancer. Suivant les recommandations de l'Agence, le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, vient d'annoncer trois mesures : la révision des valeurs limites d'exposition professionnelle, des actions de sensibilisation et d'information, et le renforcement de la surveillance médicale. Des référentiels devraient être prochainement mis en place pour favoriser l'action des médecins du travail.

Médicaments en EHPAD :

expérimentation du nouveau dispositif
Le Quotidien du Pharmacien, 3 septembre 2009.
C'est dès le 1er octobre prochain que débutera l'expérimentation relative à la réintégration du budget médicaments dans le forfait de soins des EHPAD (Établissements d'hébergement pour personne âgées dépendantes). Un nouveau dispositif prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 dans un objectif clair : lutter contre le mauvais usage des médicaments responsable d'hospitalisations et de surcoût pour l'assurance-maladie. Il responsabilise notamment les officinaux qui se voient confier un nouveau rôle, celui de pharmacien référent, dont l'activité sera rémunérée, dans le cadre de l'expérimentation, à hauteur de 0,35 euro par jour et par résident. Cette activité consistera, notamment, à établir une liste des médicaments à utiliser de façon préférentielle, à vérifier les prescriptions, à former et informer les professionnels et à assurer le suivi des consommations. Pour la secrétaire d'État aux Aînés, Nora Berra, « Il s'agit de changer en profondeur le rôle du pharmacien d'officine qui, au-delà de son rôle traditionnel de fourniture des médicaments, se voit attribuer un rôle central d'expertise pharmaceutique ». Cette expérimentation permettra « de faire la preuve que cette nouvelle prestation du pharmacien référent apporte plus de qualité : veiller au bon usage des médicaments, réduire les maladies d'origine médicamenteuse et maîtriser les volumes prescrits » a-t-elle ajouté.
Après un an d'expérimentation, un rapport sera remis au Parlement, à qui il appartiendra ensuite de voter la généralisation du dispositif.

Questions-réponses sur la grippe A(H1N1)

Comment peut-on attraper la grippe A(H1N1) ?
La grippe A(H1N1) est une infection respiratoire aiguë due à un virus grippal recombinant, d’origine porcine. Actuellement, la contamination est interhumaine.Le virus se transmet par voie aérienne :- de manière directe par la toux, les éternuements et les postillons ;- de manière indirecte par les mains, les objets touchés par une personne malade...
Quels sont les signes de la grippe A(H1N1) ?
La grippe A(H1N1) diffère peu d’une grippe classique : incubation courte (au maximum de 7 jours) et contagiosité dès la veille du début des symptômes. La grippe A(H1N1) est jusque-là relativement bénigne (en-dehors de la femme enceinte), et se manifeste surtout par une toux importante, de la fièvre et parfois des troubles digestifs.
Les signes d'infection établis par l'InVS et la DGS sont un syndrome respiratoire aigu brutal (toux ou dyspnée), accompagné de signes généraux (fièvre > 38°C ou courbatures ou asthénie). Compte-tenu de l'évolution épidémiologique constatée en France, la définition et le repérage des cas de grippe A(H1N1) ne font plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas.
Ce nouveau virus A(H1N1) est-il très contagieux ?
Ce virus est très contagieux : son taux d'attaque* s'élève à 50 %, contre 10 % pour la grippe saisonnière. Sa transmission est donc extrêmement facile, même au cours d'une saison non propice (printemps, été). * proportion de la population atteinte à partir du moment où 1 cas est introduit.
Est-il dangereux ?La grande majorité des cas sont bénins. Il y a malgré tout des cas graves et des décès susceptibles de toucher les adultes jeunes, les femmes enceintes et les personnes non porteuses de facteurs de risques, contrairement à la grippe saisonnière.
Que faut-il faire en cas de suspicion de grippe A(H1N1) ?Depuis le 23 juillet, une personne qui répond aux critères de la grippe A(H1N1) doit consulter son médecin traitant. Après diagnostic et si nécessaire, le patient se verra remettre une ordonnance de Tamiflu et de masques de protection qu’il se fera délivrer en officine. Le médecin généraliste est également chargé d’orienter les cas graves et les enfants de moins de 1 an vers les centres 15.
Les antiviraux sont-ils efficaces contre la grippe A(H1N1) ?La grippe AH1N1 est pour l’instant sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme Tamiflu (oseltamivir) ou Relenza (zanamivir). Premier pays en niveau de stock de Tamiflu, la France a largement de quoi faire face aux traitements curatifs. L’Agence Européenne du médicament a publié courant mai une autorisation à utiliser Tamiflu et Relenza chez l’enfant de moins d’un an et chez la femme enceinte et allaitante. La péremption du Tamiflu a été allongée à 7 ans (au lieu de 5).
Quelle est la prise en charge des patients atteints de grippe A(H1N1) ?
Après diagnostic de la grippe A(H1N1) par le médecin traitant, les patients se voient prescrire des masques de protection (masques chirurgicaux) et éventuellement du Tamiflu (oseltamivir). Un traitement symptomatique classique peut être également prescrit : paracétamol, antitussifs, repos à domicile, accompagné de recommandations d’isolement jusqu’à la fin des symptômes grippaux (csmf). Les formes pédiatriques de Tamiflu sont distribuées par les pharmacies à usage intérieur.Lors de la délivrance, rappelez les messages de prévention : lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes, ou à l’aide d’un soluté hydro-alcoolique, mouchoirs jetables à jeter dans une poubelle à couvercle, éviter les contacts inutiles, etc.
Comment tarifier le Tamiflu et les masques ?
Les masques sont délivrés gratuitement sur prescription à raison d’une boîte de 50 masques par ordonnance (ne pas déconditionner les boîtes). La délivrance gratuite de ces masques ne doit pas apparaître sur la facturation à l'Assurance maladie, au risque d'entrainer un rejet de la facture. Le Tamiflu est délivré et pris en charge classiquement (tiers-payant ou facturation directe du patient, puis remboursement par l'Assurance maladie).
Comment constituer vos stocks d'antiviraux et de masques chirurgicaux ?
L'antiviral Tamiflu est à commander classiquement auprès de votre grossiste-répartiteur (hors forme pédiatrique). Quant aux masques, une dotation initale de 10 boîtes de 50 masques chirurgicaux a été livrée gratuitement à chaque officine (stock de l'Etat). Le réapprovisionnement se fera par commande auprès de votre grossiste-répartiteur.
Comment se procurer des masques FFP2 pour protéger le personnel de l’officine ?
Les masques FFP2 destinés au personnel de l’officine sont à retirer dans les sites de distribution de proximité sur présentation d’une carte professionnelle et d’une pièce d’identité. La liste des sites dédiés est disponible sur le
site du Ministère de la Santé et des Sports, rubrique « Organisation locale ».
Les masques sont-ils efficaces ?
La transmission du virus de la grippe se fait par voie aérienne par l'intermédiaire des postillons de mucus infecté que le malade projette lorsqu'il respire ou tousse. Porter un masque est un moyen efficace pour lutter contre le virus, à condition que les mailles du masque soient adaptées au diamètre des particules infectantes. Les projections émises sont constituées de gouttelettes de 5 microns mais aussi d'aérosols de particules beaucoup plus petites (0,2 micron).
Quelles sont les différences entre les masques chirurgicaux et les masques FFP ?
Le masque chirurgical est destiné à éviter, lors de l'expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions. Porté par le patient contagieux, il prévient la contamination de son entourage et de son environnement. Porté par l'entourage d'un malade, le masque chirurgical protège celui qui le porte contre les agents infectieux transmissibles par voie de « gouttelettes», mais non contre les agents infectieux transmissibles par voie « aérienne » (aérosol). Efficace huit heures, il est toutefois recommandé de changer le masque chirurgical dès qu'il devient humide. Le masque FFP est destiné à protéger celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles, que ce soit par voie « aérienne » ou par voie de « gouttelettes ». Il doit porter la norme européenne EN 149. Il existe trois classes de masques respiratoires jetables. Par ordre croissant d'efficacité : FFP1, FFP2, FFP3. L'efficacité prend en compte l'efficacité du filtre et la fuite au niveau du visage. Efficace huit heures, il est néanmoins recommandé de changer le masque FFP toutes les quatre heures, voire à chaque fois qu'on le retire (pour manger ou boire...). Il peut être plus difficile à supporter car il tient chaud et peut gêner la respiration. Le masque FFP2 n'offre pas de protection absolue mais divise par 10 la concentration de contaminants.
En savoir plus sur les masques (photos et mise en place).
Existe-t-il un vaccin contre la grippe A(H1N1) ?
Les premières doses de vaccin, en quantité limitée et actuellement en attente d'AMM, ont été livrées au Ministère de la Santé le 27 août. Le gouvernement a passé une commande ferme de 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50 millions), Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). A ces commandes fermes s’ajoutent des tranches supplémentaires optionnelles de vaccins réservées à hauteur de 34 millions de doses auprès de Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (6 millions).Les trois laboratoires ont opté pour le même mode de fabrication : la culture à partir d’oeufs de poule embryonnés. Plusieurs millions de doses sont attendues à la mi-octobre, période où les autorisations de mise sur le marché - nécessaires à la campagne de vaccination - seront délivrées.
Qui sera vacciné contre la grippe A(H1N1) ?
La vaccination ne sera pas obligatoire.Les soignants, les femmes enceintes, les personnes en contact avec des enfants de moins de 6 mois et celles souffrant d’une pathologie lourde seraient les premiers à être vaccinés. Le deuxième groupe concernerait les 3-18 ans et le dernier l’ensemble de la population. Parmi les personnes âgées, seules celles souffrant de pathologies lourdes seraient prioritaires, les autres ayant plus de chances d’être immunisées naturellement que le reste de la population pour avoir rencontré un virus approchant au cours de leur vie.Une circulaire sur la stratégie vaccinale est attendue fin août-début septembre.
Quel sera le schéma de vaccination ?
Deux injections à 3 semaines d'intervalle seront nécessaires. Les deux doses devront provenir du même laboratoire.Une co-circulation du virus de la grippe saisonnière avec celui de la grippe A(H1N1) est possible. La vaccination contre la grippe saisonnière sera donc prioritaire chez les personnes de plus de 65 ans, dès fin septembre. Par la suite, ces personnes n'auront peut-être besoin que d'une seule dose de vaccin contre la grippe A(H1N1).
Où se dérouleront les séances de vaccination ?
La campagne vaccinale sera initiée par les préfets. Chaque département doit déterminer un minimum de 3 sites de vaccination spécialement créés pour l'occasion, notamment dans des gymnases ou des salles polyvalentes.Chaque équipe-type de vaccination, composée au moins d’un médecin ou d’un infirmier et de 3 agents vaccinateurs, devra « être en mesure de réaliser 30 injections par heure et par agent vaccinateur ». Les préfets auront à informer la population dans la presse locale à la fin du mois de septembre, expliquant notamment la nécessité d’une tenue vestimentaire sans manche ou permettant de relever facilement la manche pour « limiter le passage par un sas de déshabillage ».Enfin, une traçabilité individuelle systématique est prévue.
Et demain ?
Jusqu’à présent, la sévérité de cette grippe A est modérée. Mais le virus A(H1N1) circule très rapidement dans le monde : 177 pays ont déjà recensé des cas de grippe A(H1N1). En France, au cours des trimestres à venir, il est possible que 10 à 20 millions de personnes soient infectées par ce virus grippal pandémique. Ce grand nombre de personnes malades risque de paralyser l’économie.
Le pire serait la mutation de ce virus AH1N1 peu pathogène ou sa recombinaison avec le H5N1 aviaire hautement pathogène. En 1918, la grippe espagnole à H1N1 avait aussi connu une première poussée modérée au printemps, suivie d’une flambée grave en automne.Dans tous les cas, les mesures barrières visent à ralentir la propagation pour étaler dans le temps la vague pandémique.
En tant qu'employeur, comment se préparer à la pandémie grippale ?
Il est nécessaire de réfléchir dès maintenant à un Plan de continuité d'activité (PCA) pour assurer le maintien de l'activité de l'officine en cas de pandémie.Les 20 étapes du Plan de continuité d'activité :1. Désignez un responsable chargé de préparer l'entreprise à la pandémie.2. Evaluez l'impact de la pandémie sur votre activité (taux d'absentéisme, restriction possible de caisses...).3. Identifiez les facteurs pouvant freiner votre activité (transport, défaillance de fournisseurs ou de clients).4. Coordonnez votre plan d'action avec les entreprises extérieures dont l'activité est la même (les pharmacies environnantes par exemple).5. Identifiez les postes dont la mise en veille pendant quelques semaines (en cas de pandémie) ne remettrait pas en cause votre activité.6. Etablissez deux à trois hypothèses de continuation de l'activité en cas de pandémie grippale (en tenant compte du taux d'absentéisme et de la fermeture des crèches et des écoles).7. Organisez des modalités spécifiques d'accueil des employés, compte tenu des limitations de transport et de restauration collective.8. Créez un plan de communication à destination des fournisseurs et des clients.9. Identifiez les postes clés indispensables au maintien de l'activité (et qui ne pourront pas être supprimés en cas de pandémie).10. Imaginez des hypothèses d'aménagement du temps de travail en cas d'absentéisme (heures supplémentaires, horaires décalés...).11. Identifiez les postes pouvant être exercés à distance.12. Intégrez, dans le document d'évaluation des risques, interne à l'entreprise, les risques liés à la pandémie.13. A partir de ce document, formalisez noir sur blanc les mesures de prévention et d'hygiène à respecter au sein de l'entreprise.14. Coordonnez ces mesures de prévention avec la médecine du travail.15. Définissez des mesures destinées à freiner la contagion (gestion des déchets contaminés, des entrées dans l'officine ou de la ventilation des locaux).16. Déterminez les équipements nécessaires pour protéger le personnel (port de masques) et se les procurer.17. Disposez de ces équipements en nombre suffisant et former le personnel à son utilisation.18. Consultez les délégués du personnel, le comité d'entreprise ou le CHSCT sur le contenu du plan de continuité.19. Communiquer régulièrement avec le personnel sur ces mesures visant à lutter contre la pandémie.20. Faire des exercices de simulation afin de vérifier si les hypothèses étudiées sont réalistes.

Masques

mercredi, septembre 02, 2009

Réseau

Faire partie d'un réseau de soin est une démarche quasi naturelle pour nous, pharmaciens, qui souhaitons donner une dimension plus complète à notre exercice quotidien. Le réseau de santé est une structure de proximité autour du malade et donc le complément à notre exercice officinal. Il crée le lien qui souvent fait défaut à savoir la liaison ville-hôpital et hôpital-ville. Pour notre participation active à des réseaux de santé et améliorer ainsi nos propres pratiques professionnelles, il faut bien connaître les objectifs et le fonctionnement des réseaux.
# Objectifs d'un réseau de soin
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie (par exemple le diabète, la mucoviscidose, ...) ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge (par exemple les personnes âgées) ou encore autour d'une action de prévention (par exemple les patients présentant des conduites addictives). Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.Le réseau n'a pas le statut de personnalité morale. Il peut s'adosser à une structure juridique telle que l'association par exemple. Son organisation est formalisée par des documents contractuels.
Pour une bonne intégration à un réseau, en voici la définition :
(LOI DU 4 MARS 2002 RELATIVE AUX DROITS DES MALADES ET À LA QUALITÉ DU SYSTÈME DE SANTÉ
Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations »
A quoi un réseau de soins ?
L'objectif d'un réseau est d'améliorer la prise en charge d'une pathologie ou d'un type de population précis : son fondement est la coordination des professionnels qui s'engagent à assurer la continuité des soins et à améliorer leur qualité, avec des protocoles définis en commun, tout en mesurant les coûts engendrés. ...
Comment faire partie d'un réseau ?
... Les réseaux peuvent avoir une structure nationale, régionale, départementale ou locale. Nous pouvons nous rapprocher de la structure de notre choix et rentrer dans le réseau qui nous correspond en fonction de nos centres d'intérêt. ...
D'autre part l'appartenance au réseau implique de se conformer à des référentiels de bonnes pratiques qui définissent la manière dont les patients doivent être soignés au sein du réseau. ...
Que changent les réseaux pour les de santé et pour les pharmaciens ?
La pratique en réseau est un apprentissage : les professionnels doivent travailler selon un mode plus concerté (concertation secteur médical/secteur paramédical, concertation spécialistes/généralistes, concertation ville/hôpital), en mettant des moyens en commun et en partageant des informations sur leurs patients.
Points à retenir
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge ou encore autour d'une action de prévention. Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.

09.12 UVD 09 F 1765 IN - ® UTIP FPC 2009 - 02/09/09(UTIP FPC)UTIP FPC
Ce service vous est offert par univadis et les Laboratoires MSD-Chibret.