vendredi, janvier 08, 2010
Vaccins A-H1N1
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/deb423463f0fd0d59fcd5a4b39941c68.pdf
- Suivi de pharmacovigilance des antiviraux utilisés dans le cadre de la grippe A(H1N1) - Bulletin n° 2
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/f2df01c7f3fabb84dc4fe33867859f79.pdf
lundi, janvier 04, 2010
Grands froids
http://www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Grand-froid-et-produits-de-sante
jeudi, novembre 05, 2009
Le virus West Nile s'installe en Italie
La résurgence de cas durant l'été 2009 a fait l'objet d'une surveillance étroite dans les régions concernées et en Lombardie grâce à une enquête étiologique systématique des maladies neuro-invasives.
Les cas étaient définis par la présence de signes cliniques (fièvre > 38,5°C et symptômes neurologiques) et confirmés par l'un des critères suivants : isolement du WNV dans le sang ou le LCR, détection d'IgM spécifiques dans le LCR, détection de l'ARN du WNV par RT-PCR dans le sang ou le LCR, élévation des IgG et IgM spécifiques confirmée par test de neutralisation.
Seize cas confirmés d'encéphalite à WN (WNND) ont été détectés entre août et septembre 2008 dans 3 régions :
- En Vénétie, 6 cas (âgés de 62 à 82 ans) tous hospitalisés et encore dans un état critique hormis un patient décédé.
- En Emilie-Romagne, 8 cas (âges de 62 à 78 ans) à Modène (1) , Ferrare (5) , Imola (1) et Bologne (1 ). Tous les cas sont également encore hospitalisés hormis un patient décédé.
- En Lombardie, 2 cas résidents de Mantoue (proche de l'Emilie -Romagne) toujours hospitalisés.
Des mesures de contrôle vectoriel ont été mises en place avec la pulvérisation d'insecticides et la diffusion de messages d'éducation à la prévention des piqûres d'insectes.
Un dépistage par PCR est systématiquement effectué sur les dons de sang issus des trois régions afin de déclencher, à la première positivité détectée, un arrêt de collecte dans la province concernée.
Dans les régions climatiques favorables au cycle du WNV, croiser les données vétérinaires, entomologiques et humaines est crucial pour la surveillance de l'avancée du virus. Il faut également compter sur la vigilance des cliniciens à diagnostiquer rapidement les nouveaux cas humains afin de prendre les mesures de santé publique appropriées. La France, qui connaît régulièrement des cas équins en Camargue, pourrait s'inspirer de l'exemple transalpin.
dimanche, octobre 11, 2009
vendredi, octobre 02, 2009
La pilule du " surlendemain "
La nouvelle pilule contraceptive du lendemain, EllaOne, surnommée " du surlendemain " car utilisable jusqu'à cinq jours après un rapport sexuel, est en vente en France, dans les pharmacies, depuis le jeudi 1e r octobre. Elle est disponible, sur ordonnance, au prix de 30 euros et ne sera pas remboursée par la Sécurité sociale. Ce contraceptif d'urgence, élaboré par les laboratoires HRA Pharma, fonctionne avec une nouvelle molécule, l'ulipristal, qui bloque l'ovulation. La pilule avait obtenu l'autorisation européenne de mise sur le marché en mai et l'approbation de l'Agence européenne du médicament le 25 septembre. - (AFP.)
jeudi, septembre 17, 2009
PHARMACOPEE Xième édition
lundi, septembre 14, 2009
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant
La lutte contre la douleur est l'un des enjeux majeurs du système de santé, en particulier en pédiatrie. Ces nouvelles recommandations ont pour but de contribuer à l’harmonisation des pratiques pédiatriques. En effet, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Les situations suivantes sont abordées et concernent essentiellement la prise en charge de la douleur en milieu hospitalier et quelques situations particulières en ville :
- Douleur postopératoire (anesthésie loco-régionale, antalgiques utilisés en postopératoire),
- Soins douloureux (solutions sucrées orales,anesthésiques locaux topiques, MEOPA, kétamine),
- Douleur neuropathique
- Situations cliniques particulières en ville (migraine, dysménorrhée, angine, otite, vaccination) et à l'hôpital (brûlures, fractures aux urgenceset en pré-hospitalier, douleur abdominale aiguë de la fosse iliaque droite aux urgences et en pré-hospitalier, mucites, soins douloureux, pose de sonde nasogastique, amygdalectomie, crise aiguë drépanocytaire)
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (170 ko)
Prise en charge médicamenteuse de la douleur aiguë et chronique chez l’enfant (16/07/2009) (1009 ko)
jeudi, septembre 10, 2009
Cette étude exhaustive montre en effet qu'en 2008 les malades ont dû sortir davantage d'argent de leur poche pour se faire soigner. La part de la «consommation de soins et de biens médicaux» (soins hospitaliers et en ville, médicaments, transports sanitaires, lunettes…) directement financée par les ménages est passée à 9,4 %, contre 9 % l'année précédente. La différence provient des fameuses franchises instaurées par Nicolas Sarkozy (50 centimes par boîte de médicaments et par acte d'infirmier ou de kiné, 2 euros par transport en ambulance, dans la limite de 50 euros par an).
Cette tendance à la hausse a débuté en 2004. La part des ménages était alors tombée à 8,3 %. Depuis, les gouvernements ont déremboursé des médicaments (veinotoniques…), instauré un « forfait » d'un euro par consultation, augmenté le ticket modérateur pour ceux qui n'ont pas de médecin traitant… Et les dépassements d'honoraires ont augmenté.
En revanche, observée sur une période plus longue, la part des ménages reste stable : elle était de 9,6 % en 1995, soit 0,2 % de plus qu'actuellement ! Le «commun des patients» aura du mal à le croire. Cette stabilité découle « de deux évolutions de sens contraires », explique l'étude. Les dépenses de produits mal remboursés augmentent (médicaments pris en charge à 35 %, optique…).
Mais parallèlement, le nombre de patients en affection de longue durée (cancer, diabète, hémophilie, Parkinson…) grimpe lui aussi. Or, ces 9 millions de personnes sont prises en charge à 100 % par la Sécu.
La part des complémentaires, elle, augmente légèrement au fil des ans : elles couvrent de plus en plus de personnes et une partie des dépenses que la Sécu ne prend plus en charge, comme le forfait hospitalier, leur est transférée. Au total, la France «reste l'un des pays où la prise en charge des dépenses de santé par les fonds publics est la plus importante».
En ajoutant les coûts de formation du personnel de santé, de recherche, de prévention, de prise en charge des personnes âgées et les arrêts de travail, la France consacre 11 % de son PIB aux « dépenses courantes de santé ». Soit, cette fois, la deuxième place mondiale, loin derrière les États-Unis (16 %) et au coude-à-coude avec la Suisse.
mercredi, septembre 09, 2009
Newsweek : 11 choses à savoir sur le vaccin anti-grippe A
LES INSTANCES fédérales s’attendent à une pandémie de grippe H1N1 dite porcine qui pourrait infecter 30 à 50 % de la population à l’occasion de la prochaine saison grippale, les premiers cas survenant au cours du mois qui vient. D’où l’importance capitale d’un vaccin permettant de protéger la population… Quand il sera prêt. Sera-t-il trop tard ? Qui doit être vacciné ? Quelle sera son efficacité, et son innocuité ? Heureusement, pour l’instant, le virus H1N1 n’est pas trop méchant. Bien qu’un million d’Américains aient été infectés, on ne rapporte à ce jour que 556 décès, contre 36.000 par an à l’occasion de la grippe saisonnière. Mais H1N1 est arrivé sur la fin de la dernière saison de grippe, et ne s’est pas répandu dans le pays entier. Cette année, la population vulnérable sera bien plus importante. L’an dernier, le CDC publiait sous le titre "L’importance du vaccin contre la grippe" une vidéo présentant des parents dont les enfants, pourtant en bonne forme, étaient morts de la grippe. L’administration veut l’actualiser, en y intégrant des informations concernant la grippe porcine. Anne Underwood de Newsweek a récemment assisté à deux jours de stage au Center for Disease Control and Prevention consacrés au vaccin et à la sécurité. Elle répond aux questions les plus importantes sur le thème du vaccin.Je suis un adulte en bonne santé.
Tamiflu
Ces recommandations sont complémentaires de celles émises par le Ministère de la Santé et par la Direction Générale de la Santé concernant la prise en charge thérapeutique et l’utilisation de Tamiflu® chez les enfants de moins de 1 an d’âge dans le cadre d’une pandémie grippale A(H1N1)v. Ces recommandations remplacent celles émises le 6 aout 2009.
dimanche, septembre 06, 2009
Régimes sociaux - caisses des
- le régime général, qui assure quatre personnes sur cinq en France. Son organisation résulte de l'ordonnance de 1967 qui instaure la séparation de la sécurité sociale en branches autonomes :
1 - La branche « maladie » gérée par la CNAMTS. Elle gère les risques maladie, maternité, invalidité, décès et, dans le cadre d'une gestion distincte, les accidents du travail et les maladies professionnelles (ATMP).
2 - La branche « vieillesse » gérée par la CNAV qui définit les orientations de la branche retraite en matière d'assurance vieillesse et d'assurance veuvage.
3 - La branche « famille » gérée par la CNAF. Elle gère différentes prestations familiales et sociales (handicap, logement, RMI etc.).
4 - La branche « recouvrement » gérée par l’ACOSS. Elle assure la gestion de la trésorerie de la sécurité sociale et coordonne l'action des URSSAF qui, au niveau local, assurent l'encaissement des cotisations et des contributions. - le régime agricole géré par la Mutualité sociale agricole (MSA),
- le régime social des indépendants (RSI) qui couvre les artisans, commerçants, industriels et professions libérales. Il est issu en 2006 du rapprochement de la CANAM (indépendants), l’AVA (artisans) et de l’ORGANIC (commerçants). Le RSI est composé d'une caisse nationale, de 28 caisses régionales interprofessionnelles dont 2 dans les DOM, de 2 caisses dédiées aux professions libérales pour l'assurance maladie.
- et de nombreux régimes spéciaux (marins, mines, SNCF, RATP, EDF-GDF, Banque de France, Assemblée nationale et Sénat, notariat, cultes, etc.).
jeudi, septembre 03, 2009
Exposition répétée au formol :
Selon l'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), 65 000 travailleurs sont actuellement exposés à une teneur en formol (formaldéhyde) dans l'air ambiant supérieure à la valeur limite (0,25 mg/m3). Si le premier effet consiste en une irritation oculaire transitoire, une exposition plus importante entraîne des irritations graves des voies respiratoires et des expositions répétées à long terme peuvent accroître le risque de cancer. Suivant les recommandations de l'Agence, le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, vient d'annoncer trois mesures : la révision des valeurs limites d'exposition professionnelle, des actions de sensibilisation et d'information, et le renforcement de la surveillance médicale. Des référentiels devraient être prochainement mis en place pour favoriser l'action des médecins du travail.
Médicaments en EHPAD :
Le Quotidien du Pharmacien, 3 septembre 2009.
C'est dès le 1er octobre prochain que débutera l'expérimentation relative à la réintégration du budget médicaments dans le forfait de soins des EHPAD (Établissements d'hébergement pour personne âgées dépendantes). Un nouveau dispositif prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 dans un objectif clair : lutter contre le mauvais usage des médicaments responsable d'hospitalisations et de surcoût pour l'assurance-maladie. Il responsabilise notamment les officinaux qui se voient confier un nouveau rôle, celui de pharmacien référent, dont l'activité sera rémunérée, dans le cadre de l'expérimentation, à hauteur de 0,35 euro par jour et par résident. Cette activité consistera, notamment, à établir une liste des médicaments à utiliser de façon préférentielle, à vérifier les prescriptions, à former et informer les professionnels et à assurer le suivi des consommations. Pour la secrétaire d'État aux Aînés, Nora Berra, « Il s'agit de changer en profondeur le rôle du pharmacien d'officine qui, au-delà de son rôle traditionnel de fourniture des médicaments, se voit attribuer un rôle central d'expertise pharmaceutique ». Cette expérimentation permettra « de faire la preuve que cette nouvelle prestation du pharmacien référent apporte plus de qualité : veiller au bon usage des médicaments, réduire les maladies d'origine médicamenteuse et maîtriser les volumes prescrits » a-t-elle ajouté.
Après un an d'expérimentation, un rapport sera remis au Parlement, à qui il appartiendra ensuite de voter la généralisation du dispositif.
Questions-réponses sur la grippe A(H1N1)
La grippe A(H1N1) est une infection respiratoire aiguë due à un virus grippal recombinant, d’origine porcine. Actuellement, la contamination est interhumaine.Le virus se transmet par voie aérienne :- de manière directe par la toux, les éternuements et les postillons ;- de manière indirecte par les mains, les objets touchés par une personne malade...
Quels sont les signes de la grippe A(H1N1) ?
La grippe A(H1N1) diffère peu d’une grippe classique : incubation courte (au maximum de 7 jours) et contagiosité dès la veille du début des symptômes. La grippe A(H1N1) est jusque-là relativement bénigne (en-dehors de la femme enceinte), et se manifeste surtout par une toux importante, de la fièvre et parfois des troubles digestifs.
Les signes d'infection établis par l'InVS et la DGS sont un syndrome respiratoire aigu brutal (toux ou dyspnée), accompagné de signes généraux (fièvre > 38°C ou courbatures ou asthénie). Compte-tenu de l'évolution épidémiologique constatée en France, la définition et le repérage des cas de grippe A(H1N1) ne font plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas.
Ce nouveau virus A(H1N1) est-il très contagieux ?
Ce virus est très contagieux : son taux d'attaque* s'élève à 50 %, contre 10 % pour la grippe saisonnière. Sa transmission est donc extrêmement facile, même au cours d'une saison non propice (printemps, été). * proportion de la population atteinte à partir du moment où 1 cas est introduit.
Est-il dangereux ?La grande majorité des cas sont bénins. Il y a malgré tout des cas graves et des décès susceptibles de toucher les adultes jeunes, les femmes enceintes et les personnes non porteuses de facteurs de risques, contrairement à la grippe saisonnière.
Que faut-il faire en cas de suspicion de grippe A(H1N1) ?Depuis le 23 juillet, une personne qui répond aux critères de la grippe A(H1N1) doit consulter son médecin traitant. Après diagnostic et si nécessaire, le patient se verra remettre une ordonnance de Tamiflu et de masques de protection qu’il se fera délivrer en officine. Le médecin généraliste est également chargé d’orienter les cas graves et les enfants de moins de 1 an vers les centres 15.
Les antiviraux sont-ils efficaces contre la grippe A(H1N1) ?La grippe AH1N1 est pour l’instant sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme Tamiflu (oseltamivir) ou Relenza (zanamivir). Premier pays en niveau de stock de Tamiflu, la France a largement de quoi faire face aux traitements curatifs. L’Agence Européenne du médicament a publié courant mai une autorisation à utiliser Tamiflu et Relenza chez l’enfant de moins d’un an et chez la femme enceinte et allaitante. La péremption du Tamiflu a été allongée à 7 ans (au lieu de 5).
Quelle est la prise en charge des patients atteints de grippe A(H1N1) ?
Après diagnostic de la grippe A(H1N1) par le médecin traitant, les patients se voient prescrire des masques de protection (masques chirurgicaux) et éventuellement du Tamiflu (oseltamivir). Un traitement symptomatique classique peut être également prescrit : paracétamol, antitussifs, repos à domicile, accompagné de recommandations d’isolement jusqu’à la fin des symptômes grippaux (csmf). Les formes pédiatriques de Tamiflu sont distribuées par les pharmacies à usage intérieur.Lors de la délivrance, rappelez les messages de prévention : lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes, ou à l’aide d’un soluté hydro-alcoolique, mouchoirs jetables à jeter dans une poubelle à couvercle, éviter les contacts inutiles, etc.
Comment tarifier le Tamiflu et les masques ?
Les masques sont délivrés gratuitement sur prescription à raison d’une boîte de 50 masques par ordonnance (ne pas déconditionner les boîtes). La délivrance gratuite de ces masques ne doit pas apparaître sur la facturation à l'Assurance maladie, au risque d'entrainer un rejet de la facture. Le Tamiflu est délivré et pris en charge classiquement (tiers-payant ou facturation directe du patient, puis remboursement par l'Assurance maladie).
Comment constituer vos stocks d'antiviraux et de masques chirurgicaux ?
L'antiviral Tamiflu est à commander classiquement auprès de votre grossiste-répartiteur (hors forme pédiatrique). Quant aux masques, une dotation initale de 10 boîtes de 50 masques chirurgicaux a été livrée gratuitement à chaque officine (stock de l'Etat). Le réapprovisionnement se fera par commande auprès de votre grossiste-répartiteur.
Comment se procurer des masques FFP2 pour protéger le personnel de l’officine ?
Les masques FFP2 destinés au personnel de l’officine sont à retirer dans les sites de distribution de proximité sur présentation d’une carte professionnelle et d’une pièce d’identité. La liste des sites dédiés est disponible sur le site du Ministère de la Santé et des Sports, rubrique « Organisation locale ».
Les masques sont-ils efficaces ?
La transmission du virus de la grippe se fait par voie aérienne par l'intermédiaire des postillons de mucus infecté que le malade projette lorsqu'il respire ou tousse. Porter un masque est un moyen efficace pour lutter contre le virus, à condition que les mailles du masque soient adaptées au diamètre des particules infectantes. Les projections émises sont constituées de gouttelettes de 5 microns mais aussi d'aérosols de particules beaucoup plus petites (0,2 micron).
Quelles sont les différences entre les masques chirurgicaux et les masques FFP ?
Le masque chirurgical est destiné à éviter, lors de l'expiration de celui qui le porte, la projection de sécrétions. Porté par le patient contagieux, il prévient la contamination de son entourage et de son environnement. Porté par l'entourage d'un malade, le masque chirurgical protège celui qui le porte contre les agents infectieux transmissibles par voie de « gouttelettes», mais non contre les agents infectieux transmissibles par voie « aérienne » (aérosol). Efficace huit heures, il est toutefois recommandé de changer le masque chirurgical dès qu'il devient humide. Le masque FFP est destiné à protéger celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles, que ce soit par voie « aérienne » ou par voie de « gouttelettes ». Il doit porter la norme européenne EN 149. Il existe trois classes de masques respiratoires jetables. Par ordre croissant d'efficacité : FFP1, FFP2, FFP3. L'efficacité prend en compte l'efficacité du filtre et la fuite au niveau du visage. Efficace huit heures, il est néanmoins recommandé de changer le masque FFP toutes les quatre heures, voire à chaque fois qu'on le retire (pour manger ou boire...). Il peut être plus difficile à supporter car il tient chaud et peut gêner la respiration. Le masque FFP2 n'offre pas de protection absolue mais divise par 10 la concentration de contaminants.
En savoir plus sur les masques (photos et mise en place).
Existe-t-il un vaccin contre la grippe A(H1N1) ?
Les premières doses de vaccin, en quantité limitée et actuellement en attente d'AMM, ont été livrées au Ministère de la Santé le 27 août. Le gouvernement a passé une commande ferme de 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50 millions), Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). A ces commandes fermes s’ajoutent des tranches supplémentaires optionnelles de vaccins réservées à hauteur de 34 millions de doses auprès de Sanofi Pasteur (28 millions) et Novartis (6 millions).Les trois laboratoires ont opté pour le même mode de fabrication : la culture à partir d’oeufs de poule embryonnés. Plusieurs millions de doses sont attendues à la mi-octobre, période où les autorisations de mise sur le marché - nécessaires à la campagne de vaccination - seront délivrées.
Qui sera vacciné contre la grippe A(H1N1) ?
La vaccination ne sera pas obligatoire.Les soignants, les femmes enceintes, les personnes en contact avec des enfants de moins de 6 mois et celles souffrant d’une pathologie lourde seraient les premiers à être vaccinés. Le deuxième groupe concernerait les 3-18 ans et le dernier l’ensemble de la population. Parmi les personnes âgées, seules celles souffrant de pathologies lourdes seraient prioritaires, les autres ayant plus de chances d’être immunisées naturellement que le reste de la population pour avoir rencontré un virus approchant au cours de leur vie.Une circulaire sur la stratégie vaccinale est attendue fin août-début septembre.
Quel sera le schéma de vaccination ?
Deux injections à 3 semaines d'intervalle seront nécessaires. Les deux doses devront provenir du même laboratoire.Une co-circulation du virus de la grippe saisonnière avec celui de la grippe A(H1N1) est possible. La vaccination contre la grippe saisonnière sera donc prioritaire chez les personnes de plus de 65 ans, dès fin septembre. Par la suite, ces personnes n'auront peut-être besoin que d'une seule dose de vaccin contre la grippe A(H1N1).
Où se dérouleront les séances de vaccination ?
La campagne vaccinale sera initiée par les préfets. Chaque département doit déterminer un minimum de 3 sites de vaccination spécialement créés pour l'occasion, notamment dans des gymnases ou des salles polyvalentes.Chaque équipe-type de vaccination, composée au moins d’un médecin ou d’un infirmier et de 3 agents vaccinateurs, devra « être en mesure de réaliser 30 injections par heure et par agent vaccinateur ». Les préfets auront à informer la population dans la presse locale à la fin du mois de septembre, expliquant notamment la nécessité d’une tenue vestimentaire sans manche ou permettant de relever facilement la manche pour « limiter le passage par un sas de déshabillage ».Enfin, une traçabilité individuelle systématique est prévue.
Et demain ?
Jusqu’à présent, la sévérité de cette grippe A est modérée. Mais le virus A(H1N1) circule très rapidement dans le monde : 177 pays ont déjà recensé des cas de grippe A(H1N1). En France, au cours des trimestres à venir, il est possible que 10 à 20 millions de personnes soient infectées par ce virus grippal pandémique. Ce grand nombre de personnes malades risque de paralyser l’économie.
Le pire serait la mutation de ce virus AH1N1 peu pathogène ou sa recombinaison avec le H5N1 aviaire hautement pathogène. En 1918, la grippe espagnole à H1N1 avait aussi connu une première poussée modérée au printemps, suivie d’une flambée grave en automne.Dans tous les cas, les mesures barrières visent à ralentir la propagation pour étaler dans le temps la vague pandémique.
En tant qu'employeur, comment se préparer à la pandémie grippale ?
Il est nécessaire de réfléchir dès maintenant à un Plan de continuité d'activité (PCA) pour assurer le maintien de l'activité de l'officine en cas de pandémie.Les 20 étapes du Plan de continuité d'activité :1. Désignez un responsable chargé de préparer l'entreprise à la pandémie.2. Evaluez l'impact de la pandémie sur votre activité (taux d'absentéisme, restriction possible de caisses...).3. Identifiez les facteurs pouvant freiner votre activité (transport, défaillance de fournisseurs ou de clients).4. Coordonnez votre plan d'action avec les entreprises extérieures dont l'activité est la même (les pharmacies environnantes par exemple).5. Identifiez les postes dont la mise en veille pendant quelques semaines (en cas de pandémie) ne remettrait pas en cause votre activité.6. Etablissez deux à trois hypothèses de continuation de l'activité en cas de pandémie grippale (en tenant compte du taux d'absentéisme et de la fermeture des crèches et des écoles).7. Organisez des modalités spécifiques d'accueil des employés, compte tenu des limitations de transport et de restauration collective.8. Créez un plan de communication à destination des fournisseurs et des clients.9. Identifiez les postes clés indispensables au maintien de l'activité (et qui ne pourront pas être supprimés en cas de pandémie).10. Imaginez des hypothèses d'aménagement du temps de travail en cas d'absentéisme (heures supplémentaires, horaires décalés...).11. Identifiez les postes pouvant être exercés à distance.12. Intégrez, dans le document d'évaluation des risques, interne à l'entreprise, les risques liés à la pandémie.13. A partir de ce document, formalisez noir sur blanc les mesures de prévention et d'hygiène à respecter au sein de l'entreprise.14. Coordonnez ces mesures de prévention avec la médecine du travail.15. Définissez des mesures destinées à freiner la contagion (gestion des déchets contaminés, des entrées dans l'officine ou de la ventilation des locaux).16. Déterminez les équipements nécessaires pour protéger le personnel (port de masques) et se les procurer.17. Disposez de ces équipements en nombre suffisant et former le personnel à son utilisation.18. Consultez les délégués du personnel, le comité d'entreprise ou le CHSCT sur le contenu du plan de continuité.19. Communiquer régulièrement avec le personnel sur ces mesures visant à lutter contre la pandémie.20. Faire des exercices de simulation afin de vérifier si les hypothèses étudiées sont réalistes.
mercredi, septembre 02, 2009
Réseau
Faire partie d'un réseau de soin est une démarche quasi naturelle pour nous, pharmaciens, qui souhaitons donner une dimension plus complète à notre exercice quotidien. Le réseau de santé est une structure de proximité autour du malade et donc le complément à notre exercice officinal. Il crée le lien qui souvent fait défaut à savoir la liaison ville-hôpital et hôpital-ville. Pour notre participation active à des réseaux de santé et améliorer ainsi nos propres pratiques professionnelles, il faut bien connaître les objectifs et le fonctionnement des réseaux.
# Objectifs d'un réseau de soin
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie (par exemple le diabète, la mucoviscidose, ...) ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge (par exemple les personnes âgées) ou encore autour d'une action de prévention (par exemple les patients présentant des conduites addictives). Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.Le réseau n'a pas le statut de personnalité morale. Il peut s'adosser à une structure juridique telle que l'association par exemple. Son organisation est formalisée par des documents contractuels.
Pour une bonne intégration à un réseau, en voici la définition :
(LOI DU 4 MARS 2002 RELATIVE AUX DROITS DES MALADES ET À LA QUALITÉ DU SYSTÈME DE SANTÉ)« Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations »
A quoi un réseau de soins ?
L'objectif d'un réseau est d'améliorer la prise en charge d'une pathologie ou d'un type de population précis : son fondement est la coordination des professionnels qui s'engagent à assurer la continuité des soins et à améliorer leur qualité, avec des protocoles définis en commun, tout en mesurant les coûts engendrés. ...
Comment faire partie d'un réseau ?
... Les réseaux peuvent avoir une structure nationale, régionale, départementale ou locale. Nous pouvons nous rapprocher de la structure de notre choix et rentrer dans le réseau qui nous correspond en fonction de nos centres d'intérêt. ...
D'autre part l'appartenance au réseau implique de se conformer à des référentiels de bonnes pratiques qui définissent la manière dont les patients doivent être soignés au sein du réseau. ...
Que changent les réseaux pour les de santé et pour les pharmaciens ?
La pratique en réseau est un apprentissage : les professionnels doivent travailler selon un mode plus concerté (concertation secteur médical/secteur paramédical, concertation spécialistes/généralistes, concertation ville/hôpital), en mettant des moyens en commun et en partageant des informations sur leurs patients.
Points à retenir
Dans son usage habituel, le réseau de santé représente un groupe de professionnels de la santé : médecin, pharmacien, infirmier, kinésithérapeute... qui travaillent conjointement pour suivre les mêmes patients autour d'une pathologie ou parce qu'ils appartiennent à la même tranche d'âge ou encore autour d'une action de prévention. Il assure une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation de la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins et peut participer à des actions de santé publique. Le réseau de soin procède à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de ses services et prestations. Les membres du réseau échangent entre eux les données du dossier médical du patient suivi afin de coordonner les soins tout en respectant les règles déontologiques et éthiques liées à leurs professions.
09.12 UVD 09 F 1765 IN - ® UTIP FPC 2009 - 02/09/09(UTIP FPC)UTIP FPC
Ce service vous est offert par univadis et les Laboratoires MSD-Chibret.
vendredi, août 28, 2009
NOUVELOBS.COM 27.08.2009 18:45
"Roselyne Bachelot prévient toutefois que ces vaccins sont "en quantités limitées" et "qu'il n'est pas question de les administrer sans autorisation de mise sur le marché". Le plan de vaccination gratuite devrait être activé le 28 septembre.
Les premiers vaccins contre la grippe A (H1N1) sont arrivés mais "en quantités limitées". (Reuters)
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé jeudi 27 août que les "premiers vaccins" contre la grippe A (H1N1) étaient arrivés ce jour en "quantités limitées". La ministre a cependant refusé de préciser le nombre exact de doses reçues "pour des raisons de sécurité". "Il n'est pas question de les administrer sans autorisation de mise sur le marché", a-t-elle insisté. Selon Roselyne Bachelot, le budget total pour les commandes à quatre laboratoires s'élève à "un milliard d'euros". Outre les trois laboratoires déjà prévus (Sanofi-Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKlein), elle a confirmé que la France avait fait appel au laboratoire américain Baxter. Ce dernier utilise un processus de culture cellulaire plus rapide et plus coûteux. Le ministère de la Santé britannique a également annoncé avoir reçu ses premiers vaccins jeudi.
Plan de vaccination gratuiteUn peu plus tôt dans la journée, une circulaire des ministres de l'Intérieur et de la Santé annonçait que le plan de vaccination gratuite contre la grippe H1N1, qui prévoit au moins trois centres de vaccination par département et des équipes mobiles se déplaçant dans les établissements scolaires, devrait pouvoir être activé par les préfets dès le 28 septembre."La décision finale de déclenchement ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient", est-il souligné dans la circulaire adressée le 21 août aux préfets. Le dispositif, qui constitue une "réponse sanitaire évolutive", doit pouvoir être activé "à compter du 28 septembre", est-il précisé dans le document. Les vaccins, commandés par le gouvernement, doivent être livrés par les fabricants avec qui le gouvernement a signé des contrats "de manière échelonnée tout au long de l'automne et du début de l'hiver", note la circulaire.
Des personnes prioritaires
Un centre pour 100 habitants
Des équipes mobiles dans les écolesLes préfets devront recenser tous les personnels habilités à vacciner: médecins, internes en médecine, infirmiers... Le recrutement se fera sur la base du volontariat et les personnels de santé seront rémunérés. Des fonds seront "rapidement alloués" par l'Etat pour le fonctionnement de ces centres. "La vaccination des élèves et de la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires". Ces équipes iront aussi dans d'autres collectivités comme les crèches, les prisons ou les établissements médico-sociaux.Les préfets devront adresser un rapport sur la mise en œuvre de cette circulaire pour le 10 septembre. A la fin septembre, la population devra être informée des modalités de préparation de la campagne dans la presse locale. Cette campagne de vaccination ne devra pas "perturber celle relative à la grippe saisonnière", conduite par les médecins libéraux sur un mode individuel. Selon le texte, "cette campagne n'a pas vocation à se renouveler l'an prochain"."
jeudi, août 06, 2009
La peste pulmonaire chinoise
La mort en moins de 24h
vendredi, juillet 31, 2009
Smart Care
dimanche, juillet 26, 2009
L'agence Éprus (Établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires)
En cas de pandémie française du H1N1 à l'automne, l'agence Éprus (Établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires) connaîtra son baptême du feu. Et cela ne sera pas sans risque. Cet établissement a été créé en 2007 afin de pallier les défaillances rencontrées auparavant par le ministère de la Santé dans la gestion des stocks de produits de santé. Mais, «deux ans après sa mise en place, il n'a pas relevé les nombreux défis auxquels il est confronté», assure Jean-Jacques Jégou (sénateur Union centriste du Val-de-Marne) dans un rapport présenté mercredi matin.
Bien que Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, eût précisé que la création de l'Éprus ne serait pas la création d'une «énième» agence, «il s'inscrit bien dans le mouvement de prolifération des structures dans le domaine sanitaire», précise l'élu. Mais, surtout, il soulève des points qui, s'il y a crise, pourraient se transformer en problèmes. Jean-Jacques Jégou dénonce tout d'abord le «caractère rudimentaire de l'outil informatique», qui permet de gérer les stocks : 33 millions d'antiviraux, un milliard de masques chirurgicaux pour les malades et 537 millions de masques plus sophistiqués destinés aux professionnels de santé, et enfin, 94 millions de doses de vaccins attendues entre octobre et janvier. Parmi les difficultés recensées, Jean-Jacques Jegou ajoute les 72 sites de stockage (prestataires privés, établissements publics de santé, ministère de la Défense) ayant «des conditions de conservation hétérogènes».
Produits périmés
«Les procédures d'allongement des dates de validité des produits soulèvent également des incertitudes juridiques», précise encore l'auteur du rapport. C'est le cas notamment pour les masques les plus performants qui ont des dates de péremption. Plus de la moitié du stock «présente une date de validité dépassée», mais conserverait son efficacité. «Ce constat soulève des incertitudes juridiques… Soit ces masques sont efficaces et peuvent être distribués, soit ils doivent être détruits », souligne le sénateur. Jean-Jacques Jégou propose des améliorations et estime «qu'un bilan de l'action devra être dressé une fois le risque pandémique passé» afin notamment d'apprécier «la valeur ajoutée» apportée par la création de l'Éprus.
jeudi, juillet 16, 2009
Consommation
Marie-Josée Nantel
Chaque Français a absorbé en 2006 pour 504 € de médicaments, soit 40 % de plus que ses voisins européens. Un record. Il est vrai que le système de remboursement par la carte Vitale n'incite pas aux économies, car ni le médecin, ni le pharmacien, ni le patient n'ont le sentiment que quelqu'un paie la facture. Surtout, beaucoup de ces remèdes traînent dans les armoires à pharmacie : pastilles contre les brûlures d'estomac, cachets contre l'insomnie, antidépresseurs pour les coups durs… Ou finissent à la poubelle. Ces médicaments prescrits, remboursés et non consommés «pourraient coûter à la France des milliards d'euros chaque année», selon les déclarations récentes d'un responsable de la Direction générale de la santé.
Pour Patrice Devillers, le président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines (USPO), ce grand gaspillage national est dû à la mauvaise observance des traitements prescrits. «Au bout de quelques jours, les patients se sentent mieux et arrêtent de prendre les médicaments parce qu'ils se croient guéris», déplore-t-il.
Le conditionnement est le second facteur de perte. En France, tout pharmacien est tenu de délivrer le conditionnement le plus économique en fonction de l'ordonnance, mais cette obligation est souvent difficile à respecter. «Ce qui m'inquiète, c'est que les laboratoires pharmaceutiques sortent des boîtes grand modèle pour des traitements de courte durée», souligne le président de l'USPO, sans pour autant prôner les ventes à l'unité comme au Royaume-Uni.
«Le déconditionnement des médicaments serait une révolution en France», ajoute-t-il. Et il y a fort à parier qu'elle ne viendra pas de l'industrie, laquelle se taille la part du lion. Sur le prix total d'un médicament remboursable, 67,6 % reviennent à son fabricant contre 2,5 % pour le grossiste, 23,3 % pour le pharmacien et 6,6 % pour l'État. En 2008, les compagnies pharmaceutiques ont ainsi récolté plus de 30 milliards d'euros en France, premier marché d'Europe.
Prescrire raisonnablement
Pour le professeur François Chast, chef du service de pharmacie et de toxicologie de l'Hôtel-Dieu à Paris, la généralisation du tiers payant, l'absence de ticket modérateur et d'avance des frais n'incitent pas à la modération. «Il faudrait responsabiliser les malades pour chaque comprimé qu'ils prennent», suggère-t-il. Encore faudrait-il prescrire raisonnablement, ce qui n'est pas toujours le cas. Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) de novembre 2007, les prescriptions médicales excèdent les normes de 30 à 70 %. En outre, 13 % des patients demandent le rajout de médicaments sur leur ordonnance.
La Commission des affaires culturelles, familiales et sociales a reconnu récemment devant l'Assemblée nationale que «la prescription médicale en France est une facilité». Selon les entreprises du médicament (Leem) 90 % des consultations médicales se concluent par une ordonnance, contre 43 % aux Pays-Bas. L'association UFC-Que choisir estime qu'entre 2002 et 2006, la Sécurité sociale aurait pu économiser plus d'un milliard d'euros si les prescriptions de médicaments en ville avaient été plus rationnelles. La Commission a également souligné que les médecins manquent de formation. Les labos l'ont bien compris : ils consacrent chaque année 25 000 euros par médecin généraliste pour faire la promotion de leurs produits par le biais de visites médicales.
Recyclage et bonne conscience
Ainsi, selon le rapport de l'Igas, près d'un médicament remboursé sur deux ne serait pas consommé. Or, en 2007, les remboursements ont coûté plus de 21 milliards d'euros à la Caisse nationale d'assurance-maladie, soit 2 % du PIB français. Toutefois, les catégories de médicaments non consommés ne sont pas précisées et l'observance des traitements n'a pas été mesurée à l'échelle nationale. Le ministère de la Santé ne connaît donc pas le coût exact de ce gaspillage.
Si le président de l'Ordre national des pharmaciens, Jean Parrot, refuse d'avancer un chiffre, du côté de l'Uspo, Patrice Devillers évalue le coût de ce gaspillage à «deux ou trois milliards» par an. Selon une enquête d'opinion commandée par Cyclamed, trois Français sur quatre affirment retourner leurs médicaments non utilisés (MNU) à la pharmacie, mais seulement 57 % déclarent le faire de façon systématique. Dans les faits, ce sont plutôt 6 % des MNU qui aboutissent au recyclage, selon l'enquête de l'Igas. Et si depuis sa création, Cyclamed donnait bonne conscience aux Français en pratiquant la redistribution humanitaire des médicaments, un amendement de l'Assemblée nationale a mis fin à cette pratique depuis le début de l'année. Désormais, les MNU en France sont incinérés, ce qui rend peut-être le gaspillage encore plus difficile à avaler que des petites pilules.
dimanche, juillet 12, 2009
MNU : collecte obligatoire pour les officinaux
"Le décret du 17 juin 2009 concernant les obligations relatives à la gestion des médicaments non utilisés (MNU) est paru au « Journal officiel » du 19 juin. Il rappelle que les pharmacies d'officine et les pharmacies à usage interne ont l'obligation de les collecter gratuitement dans des réceptacles adaptés fournis par les exploitants qui en assurent également l'enlèvement, le regroupement, le tri, le transport et la destruction par incinération. Ces exploitants, qui doivent être titulaires d'un agrément pour effectuer ces différentes opérations, peuvent néanmoins confier la remise des réceptacles et le transport aux grossistes-répartiteurs.
Les pharmaciens qui refuseraient la collecte ou la gratuité de l'acte pour les MNU, y compris ceux classés comme des stupéfiants, encourent des contraventions de 4° classe"
jeudi, juillet 09, 2009
Comment réagir en cas de morsure de serpent
- Faire du bruit en marchant pour éloigner les vipères qui sont peureuses et ne sont agressives que si elles sont surprises.
- Portez des chaussures fermées, des chaussettes et des pantalons longs pour aller marcher dans les domaines rocailleux des vipères.
- Regardez où l'on met ses pieds et son séant!
1 - rassurer la victime bléssée car même en l'absence de soins immédiats, il n'y a pas ou très peu de risques mortels.2 - l'allonger pour limiter le plus possible la diffusion du venin (position latérale de sécurité en cas de perte connaissance).3 - nettoyer à l'eau et au savon, puis de désinfecter avec un antiseptique (pas avec de l'alcool).4 - rafraîchir avec de la glace, mise dans un sac plastique couvert d’un linge (anti-inflammatoire et antalgique),5 - contacter les services médicaux d'urgences et signaler l'endroit et les circonstances de la morsure, le type du serpent, l'heure de la morsure et la description des symptômes.
6 - L'utilisation d'un Aspivenin®, s'il est inutile en cas de morsure profonde, n’est pas dangereux et surtout permet de rassurer la victime...
- Céder à la panique,
- Courir (ce qui augmente la fréquence cardiaque),
- Poser de garrot,- Sucer la morsure (rougeurs + marque des deux crochets),
- Inciser la plaie qui favorise la diffusion du venin,- Injectez un sérum antivenimeux
0 /Absente /Marque de crochets Pas d’œdème ni de réaction locale
1 /Minime /Œdème local Pas de signes généraux
2 /Modérée /Œdème régional et /ou Signes généraux peu intenses (hypotension passagère, vomissements, diarrhée …)
3 /Grave /Œdème extensif atteignant le tronc et /ou Signes généraux sévères (hypotension prolongée, choc, hémorragies …)
mercredi, juillet 01, 2009
Baclofène
La publication du livre du professeur Ameisen n'y est pas étrangère. " On demandait depuis trois ans la réalisation de cet essai ", explique le professeur Michel Reynaud du service d'addictologie de l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif, l'un des responsables scientifiques de l'essai. Lancée dans quelques mois à l'issue du recrutement de 210 patients alcoolo-dépendants, cette étude consiste à mesurer l'efficacité du baclofène (à la posologie de 90 mg par jour) en plaçant 105 malades sous traitement et 105 sous placebo, et à comparer les résultats obtenus dans l'aide au maintien de l'abstinence. Tous les patients seront suivis durant quatorze semaines et bénéficieront par ailleurs d'une prise en charge psychosociale. Les premiers résultats devraient être publiés d'ici à deux ans. En France plus d'un million de personnes sont dépendantes à l'alcool, et, chaque année, environ 35 000 décès sont imputables à la maladie alcoolique, c'est pourquoi ces résultats sont particulièrement attendus.
" Tout concourt à ne pas s'intéresser à des médicaments anciens et c'est dommage ", souligne le professeur Michel Detilleux, investigateur et coordinateur de l'essai. Pour l'heure, les recherches expérimentales menées sur le rat sont prometteuses pour le bacolfène et suggèrent une relation dose-effet importante. Cette molécule pourrait aussi avoir une utilité dans d'autres addictions (tabagisme, boulimie, dépendance à l'héroïne ou à la cocaïne).
" Cet essai clinique est voué à l'échec, peste le docteur Ameisen, à cause de l'insuffisance de la dose utilisée. " Le professeur Detilleux, reconnaît qu'il existe " un risque de résultat faussement négatif " et qu'" il faudra avoir le courage de dire que c'est peut-être à cause des doses utilisées ". Mais, ajoute-t-il, " d'un point de vue méthodologique, il est prématuré de faire un essai plus complexe, il nous faut d'abord une base solide, même si je suis convaincu que la posologie doit être individualisée ". Si l'expérience du professeur Ameisen " est une source d'inspiration thérapeutique respectable ", estime le professeur Detilleux, il faut désormais " sortir de l'impression et être scientifique ", résume le professeur Reynaud.
S. Bl.
© Le Monde 2 juillet 2009
lundi, juin 29, 2009
Information canicule
samedi, mai 16, 2009
Défense de la Préparation Officinale
voir le rapport complet"A l’initiative d’un groupe de travail indépendant constitué de représentants de toutes les professions impliquées dans l’activité Préparatoire en France, un rapport détaillé visant à défendre la Préparation à l’officine vient d’être adressé au Ministère de la Santé. Ce rapport est le fruit d’un travail collectif de pharmaciens, représentants professionnels (syndicat, associations de pharmaciens qui réalisent des préparations), enseignants, membres de commissions et fournisseurs de matières premières à usage pharmaceutique.A partir d’une étude comparée de la situation de la préparation officinale en France et dans les états voisins, ce rapport met en évidence les problèmes posés spécifiquement en France pour la réalisation des préparations officinales par les dispositions d’adaptation au droit communautaire de la loi du 26 février 2007. La nouvelle définition des préparations officinales restreint le champ d’application aux seules formules « inscrites » à la Pharmacopée ou au Formulaire National et non plus aux formules fabriquées « selon » la Pharmacopée. Cette situation interdit désormais au pharmacien français de réaliser des préparations officinales dans les mêmes conditions que ses confrères des états voisins, entraînant une rupture de service qui oriente les patients vers des circuits non contrôlés avec tous les risques conséquents. Parce que la Pharmacopée ne comporte essentiellement que des monographies de matières premières et que le Formulaire National n’a pas été enrichi de formules à destination du pharmacien d’officine, ces outils sont inadaptés pour réaliser des préparations officinales selon la nouvelle
définition.Pharmaciens et préparateurs sont pourtant des professionnels qui possèdent une compétence reconnue. En 2008 sont parues des règles opposables de Bonnes Pratiques de Préparation permettant de réaliser des préparations de qualité tant à l’officine qu’à l’hôpital. Toutes les garanties sont maintenant présentes pour assurer une préparation de qualité dans un circuit contrôlé parfaitement accréditable.Dans les pays voisins le cadre législatif de la préparation officinale est beaucoup moins restrictif qu’en France. D’une part, ces préparations y sont plus développées car elles ne sont pas strictement limitées aux formules de la Pharmacopée mais peuvent être élaborées selon « les règles de la Pharmacopée ». D’autre part, pour les préparations inscrites à un formulaire, celui-ci y est un outil moderne et actualisé à destination autant des pharmaciens d’officine qu’aux hospitaliers. Enfin l’accès aux formulaires des autres Etats membres de l’Union européenne y est généralement possible.Les préparations officinales sont au cœur du métier de pharmacien et sont utiles pour pallier à l’absence de spécialités ou pour un conseil sur mesure du médicament. Elles permettent également de lutter contre la iatrogénie et de pallier, dans une certaine mesure, à la baisse du nombre de médecins en France. De plus, elles présentent un réel intérêt économique pour le patient sans peser sur les comptes de l’assurance maladie. Elles constituent pour un certain nombre d’officine une part importante de leur activité. C’est un savoir-faire que l’on met en péril en ne permettant plus au pharmacien français de pouvoir exercer activement dans le domaine des préparations officinales.
Cette perte de savoir-faire menace aussi directement l’existence de la préparation magistrale.Pour lever les blocages de la situation actuelle, le rapport propose des préconisations pour faire évoluer le cadre réglementaire de la préparation officinale en France et offrir aux pharmaciens français la possibilité de réaliser des préparations officinales dans les mêmes conditions que leurs confrères des états voisins tout en revalorisant leur rôle d’acteur placé au cœur du système de santé."
Éditeur : Editions Porphyre Année de publication : 2009 ISBN : 2915585858 Code : WP7114
Nombre de pages : 464
1 - Les notions théoriques : la préparation, ses définitions et sa législation, le matériel, les mesures en masse et en volume, les matières premières, les solubilités et insolubilités, les incompatibilités, les excipients, les premières manipulations, les formes pharmaceutiques courantes.
2 - Les formules et modes opératoires (des formules officielles du Formulaire National, des préparations classiques, des exemples de préparations du BP et de l'officine).
samedi, février 28, 2009
Classement comme stupéfiants de substances cannabinoïdes contenues dans le « SPICE
En 2008, le réseau des Centres d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance et d’Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de l’Afssaps a reçu des signalements sur des mélanges de plantes utilisés comme substitut du cannabis. Ces mélanges sont vendus comme encens sur plusieurs sites Internet, notamment sous les noms de «Gorilla», «Spice» et «Sence».
Face à l’intérêt croissant du public pour ces produits, comme en témoignent les forums de discussion sur Internet, l’Afssaps a engagé, en lien avec la DGS, une enquête visant à évaluer les effets psychoactifs et le potentiel d’abus et de dépendance de ces mélanges.
Il s’agit d’une analyse des données disponibles en France et à l’étranger, y compris de la littérature. L’enquête a été réalisée par le CEIP-Addictovigilance de Caen. Aucun cas d’exposition ou d’intoxication n’a fait l’objet d’un signalement en France actuellement.
L’analyse des échantillons collectés ou saisis en France n’a pas détecté de delta-9-THC, principe actif du cannabis. En revanche, les analyses ont mis en évidence la présence de plusieurs cannabinoïdes de synthèse qui possèdent le même mécanisme d’action pharmacologique que le delta-9-THC.
Les cannabinoïdes identifiés dans le «Spice» en France, en Allemagne et aux Etats-Unis sont les suivants : JWH-018 / CP 47,497 et ses homologues (C6, C8 et C9) et HU-210.
Ces cannabinoïdes présentent :
- le même mécanisme d’action que le delta-9-THC à l’origine des effets psychoactifs, avec une intensité d’action aussi importante voire supérieure à celle du delta-9-THC ;- un potentiel d’abus et de dépendance mis en évidence par des études expérimentales chez l’animal.
Plusieurs pays, notamment l’Allemagne et les Etats-Unis, ont pris récemment des mesures de contrôle concernant une ou plusieurs de ces substances.
Compte tenu de ces éléments et des risques sanitaires liés à la consommation de ce type de produits, la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes (CNSP) du 19 février 2009 s’est prononcée en faveur de l’inscription sur la liste des stupéfiants des substances suivantes : JWH-018 / CP 47,497 et ses homologues (C6, C8 et C9) et HU-210. La proposition faite par l’Afssaps sur cette base a été retenue par la ministre de la Santé.
Afssaps : Bureau de presse - Tél. 01 55 87 30 33/30 22 - presse@afssaps.sante.frDGS : Laurence Danand - Tél. 01 40 56 52 62 - laurence.danand@sante.gouv.fr
samedi, février 21, 2009
Ecstasy, un danger pour les neurones
Cent quatre vingt-huit sujets non consommateurs (âge moyen 21,7 ans) mais à risque ont été recrutés et ont reçu une indemnité de 150à150 EUR. Ils ont bénéficié d'une évaluation en imagerie anatomique et métabolique exhaustive reposant sur le [123I]b-carbomethoxy-3b-(4 -iodophenyl)tropane (CIT) SPECT qui est une scintigraphie cérébrale permettant d'évaluer la transmission sérotoninergique, la 1H-MR spectroscopie qui apprécie le fonctionnement neuronal, l'imagerie en tenseur de diffusion et la tractographie, utilisées pour évaluer l'intégrité des fibres axonales et enfin, l'imagerie de perfusion qui quantifie la perfusion des différentes régions cérébrales.
Après une période médiane de 17 mois, 59 de ces sujets avaient consommé de l'ecstasy et ont été comparés à 56 restés non consommateurs. Contrairement à l'hypothèse de départ, il n'a pas été objectivé d'impact sur la transmission sérotoninergique et le métabolisme neuronal. Par contre, les anomalies observées en imagerie de diffusion et de perfusion sont en faveur d'une atteinte de la microvascularisation cérébrale et de l'intégrité axonale. Cette étude confirme l'existence d'une certaine neurotoxicité de l'ecstasy, même à faible dose. Mais, le design de cette étude ne permet de savoir si les anomalies observées régressent à l'arrêt de la consommation.
de Win MM et coll. Sustained effects of ecstasy on the human brain: a prospective neuroimaging studyin novel users. Brain. 2008 ;131 : 2 936-45.
18/02/09(JIM)Dr Christian Geny
mercredi, janvier 28, 2009
Overdoses en Ile-de-France
Les premières analyses toxicologiques du produit incriminé montrent qu’il s’agit d’une héroïne assez fortement concentrée. De plus, certains échantillons de poudre contiennent de l’alprazolam en quantité élevée, un médicament anxiolytique de la famille des benzodiazépines qui augmente le risque de dépression respiratoire et de coma.
Les autorités sanitaires rappellent que, quelle que soit la voie d’administration (injection, inhalation, sniff), la consommation d’héroïne ou du mélange qui circule peut être mortelle.
Contacts presse :
- DGS : laurence.danand@sante.gouv.fr – 01 40 56 42 43
- Invs : l.benadiba@invs.sante.fr – 01 41 79 67 08
- Afssaps : magali.rodde@afssaps.sante.fr – 01 55 87 30 22
- OFDT : julie-emilie.ades@ofdt.fr - 01 41 62 77 46
- MILDT : nathalie.bobichon@mildt.premier-ministre.gouv.fr - 01 44 63 20 57








