;-) clin d'oeil en rébus aux anciens apothicaires
A la manière d'un Mémento, ce Blog rassemble pour mon usage personnel, des Informations, des Liens, des Actualités, des Rappels réglementaires et des Remarques personnelles. Mais comme cet ensemble didactique rapide peut aussi être utile à d'autres pharmaciens d'officine, je le laisse en ligne afin qu'il soit consultable. Et je remercie dès maintenant les éventuels lecteurs qui laisseront des commentaires et leurs remarques pour me permettre de faire les mises à jour nécessaires, les améliorations et les corrections souhaitables.

dimanche, juillet 26, 2009

L'agence Éprus (Établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires)

Des faiblesses dans la gestion des stocks de médicaments - Marielle Court Le Figaro 22/07/200
Éprus, l'établissement chargé de gérer les réserves de masques et de médicaments en cas de menace sanitaire grave, est mis en cause.
En cas de pandémie française du
H1N1 à l'automne, l'agence Éprus (Établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires) connaîtra son baptême du feu. Et cela ne sera pas sans risque. Cet établissement a été créé en 2007 afin de pallier les défaillances rencontrées auparavant par le ministère de la Santé dans la gestion des stocks de produits de santé. Mais, «deux ans après sa mise en place, il n'a pas relevé les nombreux défis auxquels il est confronté», assure Jean-Jacques Jégou (sénateur Union centriste du Val-de-Marne) dans un rapport présenté mercredi matin.
Bien que Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, eût précisé que la création de l'Éprus ne serait pas la création d'une «énième» agence, «il s'inscrit bien dans le mouvement de prolifération des structures dans le domaine sanitaire», précise l'élu. Mais, surtout, il soulève des points qui, s'il y a crise, pourraient se transformer en problèmes. Jean-Jacques Jégou dénonce tout d'abord le «caractère rudimentaire de l'outil informatique», qui permet de gérer les stocks : 33 millions d'antiviraux, un milliard de masques chirurgicaux pour les malades et 537 millions de masques plus sophistiqués destinés aux professionnels de santé, et enfin,
94 millions de doses de vaccins attendues entre octobre et janvier. Parmi les difficultés recensées, Jean-Jacques Jegou ajoute les 72 sites de stockage (prestataires privés, établissements publics de santé, ministère de la Défense) ayant «des conditions de conservation hétérogènes».
Produits périmés
«Les procédures d'allongement des dates de validité des produits soulèvent également des incertitudes juridiques», précise encore l'auteur du rapport. C'est le cas notamment pour les masques les plus performants qui ont des dates de péremption. Plus de la moitié du stock «présente une date de validité dépassée», mais conserverait son efficacité. «Ce constat soulève des incertitudes juridiques… Soit ces masques sont efficaces et peuvent être distribués, soit ils doivent être détruits », souligne le sénateur. Jean-Jacques Jégou propose des améliorations et estime «qu'un bilan de l'action devra être dressé une fois le risque pandémique passé» afin notamment d'apprécier «la valeur ajoutée» apportée par la création de l'Éprus.

jeudi, juillet 16, 2009

Consommation

Médicaments : des milliards d'euros gaspillés
Marie-Josée Nantel
Le Figaro du 15/07/2009
En France, des quantités énormes de médicaments finissent à la poubelle. Le conditionnement inadapté et la mauvaise observance des traitements sont notamment en cause.

Chaque Français a absorbé en 2006 pour 504 € de médicaments, soit 40 % de plus que ses voisins européens. Un record. Il est vrai que le système de remboursement par la carte Vitale n'incite pas aux économies, car ni le médecin, ni le pharmacien, ni le patient n'ont le sentiment que quelqu'un paie la facture. Surtout, beaucoup de ces remèdes traînent dans les armoires à pharmacie : pastilles contre les brûlures d'estomac, cachets contre l'insomnie, antidépresseurs pour les coups durs… Ou finissent à la poubelle. Ces médicaments prescrits, remboursés et non consommés «pourraient coûter à la France des milliards d'euros chaque année», selon les déclarations récentes d'un responsable de la Direction générale de la santé.
Pour Patrice Devillers, le président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines (USPO), ce grand gaspillage national est dû à la mauvaise observance des traitements prescrits. «Au bout de quelques jours, les patients se sentent mieux et arrêtent de prendre les médicaments parce qu'ils se croient guéris», déplore-t-il.
Le conditionnement est le second facteur de perte. En France, tout pharmacien est tenu de délivrer le conditionnement le plus économique en fonction de l'ordonnance, mais cette obligation est souvent difficile à respecter. «Ce qui m'inquiète, c'est que les laboratoires pharmaceutiques sortent des boîtes grand modèle pour des traitements de courte durée», souligne le président de l'USPO, sans pour autant prôner les ventes à l'unité comme au Royaume-Uni.
«Le déconditionnement des médicaments serait une révolution en France», ajoute-t-il. Et il y a fort à parier qu'elle ne viendra pas de l'industrie, laquelle se taille la part du lion. Sur le prix total d'un ­médicament remboursable, 67,6 % reviennent à son fabricant contre 2,5 % pour le grossiste, 23,3 % pour le pharmacien et 6,6 % pour l'État. En 2008, les compagnies pharmaceutiques ont ainsi récolté plus de 30 milliards d'euros en France, ­premier marché d'Europe.
Prescrire raisonnablement
Pour le professeur François Chast, chef du service de pharmacie et de toxicologie de l'Hôtel-Dieu à Paris, la généralisation du tiers payant, l'absence de ticket modérateur et d'avance des frais n'incitent pas à la modération. «Il faudrait responsabiliser les malades pour chaque comprimé qu'ils prennent», suggère-t-il. Encore faudrait-il prescrire raisonnablement, ce qui n'est pas toujours le cas. Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) de novembre 2007, les prescriptions médicales excèdent les normes de 30 à 70 %. En outre, 13 % des patients demandent le rajout de médicaments sur leur ordonnance.
La Commission des affaires culturelles, familiales et sociales a reconnu récemment devant l'Assemblée nationale que «la prescription médicale en France est une facilité». Selon les entreprises du médicament (Leem) 90 % des consultations médicales se concluent par une ordonnance, contre 43 % aux Pays-Bas. L'association
UFC-Que choisir estime qu'entre 2002 et 2006, la Sécurité sociale aurait pu économiser plus d'un milliard d'euros si les prescriptions de médicaments en ville avaient été plus rationnelles. La Commission a également souligné que les médecins manquent de formation. Les labos l'ont bien compris : ils consacrent chaque année 25 000 euros par médecin généraliste pour faire la promotion de leurs produits par le biais de visites médicales.
Recyclage et bonne conscience
Ainsi, selon le rapport de l'Igas, près d'un médicament remboursé sur deux ne serait pas consommé. Or, en 2007, les remboursements ont coûté plus de 21 milliards d'euros à la Caisse nationale d'assurance-maladie, soit 2 % du PIB français. Toutefois, les catégories de médicaments non consommés ne sont pas précisées et l'observance des traitements n'a pas été mesurée à l'échelle nationale. Le ministère de la Santé ne connaît donc pas le coût exact de ce gaspillage.
Si le président de l'Ordre national des pharmaciens, Jean Parrot, refuse d'avancer un chiffre, du côté de l'Uspo, Patrice Devillers évalue le coût de ce gaspillage à «deux ou trois milliards» par an. Selon une enquête d'opinion commandée par Cyclamed, trois Français sur quatre affirment retourner leurs médicaments non utilisés (MNU) à la pharmacie, mais seulement 57 % déclarent le faire de façon systématique. Dans les faits, ce sont plutôt 6 % des MNU qui aboutissent au recyclage, selon l'enquête de l'Igas. Et si depuis sa création, Cyclamed donnait ­bonne conscience aux Français en pratiquant la redistribution humanitaire des médicaments, un amendement de l'Assemblée nationale a mis fin à cette pratique depuis le début de l'année. Désormais, les MNU en France sont incinérés, ce qui rend peut-être le gaspillage encore plus difficile à avaler que des petites pilules.

dimanche, juillet 12, 2009

MNU : collecte obligatoire pour les officinaux

Le Quotidien du Pharmacien, 22 juin 2009.
"Le décret du 17 juin 2009 concernant les obligations relatives à la gestion des médicaments non utilisés (MNU) est paru au « Journal officiel » du 19 juin. Il rappelle que les pharmacies d'officine et les pharmacies à usage interne ont l'obligation de les collecter gratuitement dans des réceptacles adaptés fournis par les exploitants qui en assurent également l'enlèvement, le regroupement, le tri, le transport et la destruction par incinération. Ces exploitants, qui doivent être titulaires d'un agrément pour effectuer ces différentes opérations, peuvent néanmoins confier la remise des réceptacles et le transport aux grossistes-répartiteurs.
Les pharmaciens qui refuseraient la collecte ou la gratuité de l'acte pour les MNU, y compris ceux classés comme des stupéfiants, encourent des contraventions de 4° classe"

jeudi, juillet 09, 2009

Comment réagir en cas de morsure de serpent

J'ai récemment eu l'occasion d'être questionné sur sujet. J'avoue avoir été un peu limité sur le sujet... trop habitué à vivre en ville sans doute! Il fallait faire le point.
Ce que j'ai lu sur http://www.univadis.fr/medical_and_more/fr du 2009-06-30, m'en donne l'ocasion. Les Mesures d'urgence en cas de morsures de serpent présentées sur le site du Centre suisse d'information toxicologique (CSIT) est intéressant ainsi que les précisions retrouvées à propos de la vipère péliade (Vipera berus) sur le site du Centre antipoison belge. J'ai apprécié aussi le site de carevox.fr avec des informations plus larges pour le voyageur. Je vais les utiliser pour faire une petite fiche technique.
Il faut d'abord rappeler les précautions de bon sens qui sont à privilégier par les promeneurs :
- Faire du bruit en marchant pour éloigner les vipères qui sont peureuses et ne sont agressives que si elles sont surprises.
- Portez des chaussures fermées, des chaussettes et des pantalons longs pour aller marcher dans les domaines rocailleux des vipères.
- Regardez où l'on met ses pieds et son séant!
~~~
Hormis le seul risque grave du choc anaphylactique, une morsure de serpent n'est pas hautement mortelle. La toxicité du venin est dose-dépendante. Plus de 50 % des victimes de morsure de vipère ne présentent que des symptômes locaux. Une envenimation modérée à sévère se produit dans environ 30 % des cas.
En France métropolitaine, les vipères seules sont dangereuses. Leurs morsures douleureuses peuvent provoquer des nausées, des vomissements, des maux de tête, des troubles de la vision, des sensations de faiblesse ou d'engourdissement au niveau des membres. Le principe de base est de tout faire pour ralentir la diffusion du venin. Ces symptômes peuvent être amplifiés par l'angoisse. La douleur n’est en aucun cas un facteur de gravité. En revanche, l’importance de l’œdème local idonne une bonne indication de la gravité de l’envenimation.
Tout ce qu’il faut faire :
1 - rassurer la victime bléssée car même en l'absence de soins immédiats, il n'y a pas ou très peu de risques mortels.
2 - l'allonger pour limiter le plus possible la diffusion du venin (position latérale de sécurité en cas de perte connaissance).
3 - nettoyer à l'eau et au savon, puis de désinfecter avec un antiseptique (pas avec de l'alcool).
4 - rafraîchir avec de la glace, mise dans un sac plastique couvert d’un linge (anti-inflammatoire et antalgique),
5 - contacter les services médicaux d'urgences et signaler l'endroit et les circonstances de la morsure, le type du serpent, l'heure de la morsure et la description des symptômes.
6 - L'utilisation d'un Aspivenin®, s'il est inutile en cas de morsure profonde, n’est pas dangereux et surtout permet de rassurer la victime...
Il ne faut pas :
- Céder à la panique,
- Courir (ce qui augmente la fréquence cardiaque),
- Poser de garrot,
- Sucer la morsure (rougeurs + marque des deux crochets),
- Inciser la plaie qui favorise la diffusion du venin,
- Injectez un sérum antivenimeux
Les venins des vipéridés européennes sont constitués d'un mélange de protéines ayant une activité enzymatique. Le pic de distribution plasmatique du venin est atteint entre 30 minutes et 4 heures. Le temps de demi-vie du venin est de 8 heures. Les polypeptides sont des enzymes protéolytiques: hydrolase peptidique, hyaluronidase, phospholipase A2, phosphodiestérase, oxydase d’acide L-aminé. L’activité protéolytique de ces enzymes est à l’origine des lésions tissulaires, capillaires et de la coagulopathie, observées après les envenimations. La hyaluronidase permet la dispersion du venin dans les tissus sous-cutanés. Les enzymes induisent la libération d’histamine, de bradykinine, des prostaglandines et de sérotonine qui provoquent les lésions locales les plus fréquement observées. Des troubles gastro-intestinaux peuvent survenir 30 minutes à quelques heures après la morsure. Les symptômes plus étendus éventuels, cardiovasculaires et respiratoires, sont plus tardifs. Les réactions anaphylactiques sont rares. Les troubles de la coagulation sont exceptionnelles et les plus graves comme les réactions neurotoxiques que l'on observe avec les vipères du Sud de l’Europe.
Degré de gravité de l’envenimation. Grade / Envenimation / Symptomatologie

0 /Absente /Marque de crochets Pas d’œdème ni de réaction locale
1 /Minime /Œdème local Pas de signes généraux
2 /Modérée /Œdème régional et /ou Signes généraux peu intenses (hypotension passagère, vomissements, diarrhée …)
3 /Grave /Œdème extensif atteignant le tronc et /ou Signes généraux sévères (hypotension prolongée, choc, hémorragies …)

En France, l'immunothérapie antivipérine, reservée à l’hôpital sous le nom de Viperfav®, est composée de fragments purifiés d’anticorps actifs contre les venins de Vipera aspis, Vipera berus et Vipera ammodytes.

mercredi, juillet 01, 2009

Baclofène

Vieux médicament pas cher, génériqué depuis 1997, le baclofène n'intéresse pas l'industrie pharmaceutique. La seule solution pour étudier son intérêt dans l'indication du sevrage alcoolique était donc d'obtenir des fonds publics. C'est fait. Fin mai, un projet d'essai clinique présenté par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a été retenu par le ministère de la santé dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC).
La publication du livre du professeur Ameisen n'y est pas étrangère. " On demandait depuis trois ans la réalisation de cet essai ", explique le professeur Michel Reynaud du service d'addictologie de l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif, l'un des responsables scientifiques de l'essai. Lancée dans quelques mois à l'issue du recrutement de 210 patients alcoolo-dépendants, cette étude consiste à mesurer l'efficacité du baclofène (à la posologie de 90 mg par jour) en plaçant 105 malades sous traitement et 105 sous placebo, et à comparer les résultats obtenus dans l'aide au maintien de l'abstinence. Tous les patients seront suivis durant quatorze semaines et bénéficieront par ailleurs d'une prise en charge psychosociale. Les premiers résultats devraient être publiés d'ici à deux ans. En France plus d'un million de personnes sont dépendantes à l'alcool, et, chaque année, environ 35 000 décès sont imputables à la maladie alcoolique, c'est pourquoi ces résultats sont particulièrement attendus.
" Tout concourt à ne pas s'intéresser à des médicaments anciens et c'est dommage ", souligne le professeur Michel Detilleux, investigateur et coordinateur de l'essai. Pour l'heure, les recherches expérimentales menées sur le rat sont prometteuses pour le bacolfène et suggèrent une relation dose-effet importante. Cette molécule pourrait aussi avoir une utilité dans d'autres addictions (tabagisme, boulimie, dépendance à l'héroïne ou à la cocaïne).
" Cet essai clinique est voué à l'échec, peste le docteur Ameisen, à cause de l'insuffisance de la dose utilisée. " Le professeur Detilleux, reconnaît qu'il existe " un risque de résultat faussement négatif " et qu'" il faudra avoir le courage de dire que c'est peut-être à cause des doses utilisées ". Mais, ajoute-t-il, " d'un point de vue méthodologique, il est prématuré de faire un essai plus complexe, il nous faut d'abord une base solide, même si je suis convaincu que la posologie doit être individualisée ". Si l'expérience du professeur Ameisen " est une source d'inspiration thérapeutique respectable ", estime le professeur Detilleux, il faut désormais " sortir de l'impression et être scientifique ", résume le professeur Reynaud.
S. Bl.
© Le Monde 2 juillet 2009

samedi, mai 16, 2009

Défense de la Préparation Officinale

Le Moniteur des pharmacies du 16 mai 2009
"A l’initiative d’un groupe de travail indépendant constitué de représentants de toutes les professions impliquées dans l’activité Préparatoire en France, un rapport détaillé visant à défendre la Préparation à l’officine vient d’être adressé au Ministère de la Santé. Ce rapport est le fruit d’un travail collectif de pharmaciens, représentants professionnels (syndicat, associations de pharmaciens qui réalisent des préparations), enseignants, membres de commissions et fournisseurs de matières premières à usage pharmaceutique.
A partir d’une étude comparée de la situation de la préparation officinale en France et dans les états voisins, ce rapport met en évidence les problèmes posés spécifiquement en France pour la réalisation des préparations officinales par les dispositions d’adaptation au droit communautaire de la loi du 26 février 2007. La nouvelle définition des préparations officinales restreint le champ d’application aux seules formules « inscrites » à la Pharmacopée ou au Formulaire National et non plus aux formules fabriquées « selon » la Pharmacopée. Cette situation interdit désormais au pharmacien français de réaliser des préparations officinales dans les mêmes conditions que ses confrères des états voisins, entraînant une rupture de service qui oriente les patients vers des circuits non contrôlés avec tous les risques conséquents. Parce que la Pharmacopée ne comporte essentiellement que des monographies de matières premières et que le Formulaire National n’a pas été enrichi de formules à destination du pharmacien d’officine, ces outils sont inadaptés pour réaliser des préparations officinales selon la nouvelle
définition.
Pharmaciens et préparateurs sont pourtant des professionnels qui possèdent une compétence reconnue. En 2008 sont parues des règles opposables de Bonnes Pratiques de Préparation permettant de réaliser des préparations de qualité tant à l’officine qu’à l’hôpital. Toutes les garanties sont maintenant présentes pour assurer une préparation de qualité dans un circuit contrôlé parfaitement accréditable.
Dans les pays voisins le cadre législatif de la préparation officinale est beaucoup moins restrictif qu’en France. D’une part, ces préparations y sont plus développées car elles ne sont pas strictement limitées aux formules de la Pharmacopée mais peuvent être élaborées selon « les règles de la Pharmacopée ». D’autre part, pour les préparations inscrites à un formulaire, celui-ci y est un outil moderne et actualisé à destination autant des pharmaciens d’officine qu’aux hospitaliers. Enfin l’accès aux formulaires des autres Etats membres de l’Union européenne y est généralement possible.
Les préparations officinales sont au cœur du métier de pharmacien et sont utiles pour pallier à l’absence de spécialités ou pour un conseil sur mesure du médicament. Elles permettent également de lutter contre la iatrogénie et de pallier, dans une certaine mesure, à la baisse du nombre de médecins en France. De plus, elles présentent un réel intérêt économique pour le patient sans peser sur les comptes de l’assurance maladie. Elles constituent pour un certain nombre d’officine une part importante de leur activité. C’est un savoir-faire que l’on met en péril en ne permettant plus au pharmacien français de pouvoir exercer activement dans le domaine des préparations officinales.
Cette perte de savoir-faire menace aussi directement l’existence de la préparation magistrale.

Pour lever les blocages de la situation actuelle, le rapport propose des préconisations pour faire évoluer le cadre réglementaire de la préparation officinale en France et offrir aux pharmaciens français la possibilité de réaliser des préparations officinales dans les mêmes conditions que leurs confrères des états voisins tout en revalorisant leur rôle d’acteur placé au cœur du système de santé."
voir le rapport complet
La préparation : mode d'emploi (2e édition)
Auteur(s) : MAUTRAIT C.
Éditeur : Editions Porphyre Année de publication : 2009 ISBN : 2915585858 Code : WP7114
Nombre de pages : 464
Cet ouvrage est destiné aux personnes appelées à réaliser des préparations officinales ou magistrales. Il intègre les dernières recommandations des BPP. Il se décompose en deux grandes parties :
1 - Les notions théoriques : la préparation, ses définitions et sa législation, le matériel, les mesures en masse et en volume, les matières premières, les solubilités et insolubilités, les incompatibilités, les excipients, les premières manipulations, les formes pharmaceutiques courantes.
2 - Les formules et modes opératoires (des formules officielles du Formulaire National, des préparations classiques, des exemples de préparations du BP et de l'officine).

samedi, février 28, 2009

Classement comme stupéfiants de substances cannabinoïdes contenues dans le « SPICE

La ministre de la Santé et des Sports a décidé de classer comme stupéfiant un ensemble de substances cannabinoïdes (JWH-018, CP 47,497 et homologues (C6, C8 et C9) et HU-210) par arrêté publié au Journal officiel du 27 février 2009. Le classement intervient en raison des propriétés pharmacologiques, des effets psychoactifs et du potentiel d’abus et de dépendance de ces substances. Cette décision fait suite à la proposition de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) après avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes.
En 2008, le réseau des Centres d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance et d’Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de l’Afssaps a reçu des signalements sur des mélanges de plantes utilisés comme substitut du cannabis. Ces mélanges sont vendus comme encens sur plusieurs sites Internet, notamment sous les noms de «Gorilla», «Spice» et «Sence».
Face à l’intérêt croissant du public pour ces produits, comme en témoignent les forums de discussion sur Internet, l’Afssaps a engagé, en lien avec la DGS, une enquête visant à évaluer les effets psychoactifs et le potentiel d’abus et de dépendance de ces mélanges.
Il s’agit d’une analyse des données disponibles en France et à l’étranger, y compris de la littérature. L’enquête a été réalisée par le CEIP-Addictovigilance de Caen. Aucun cas d’exposition ou d’intoxication n’a fait l’objet d’un signalement en France actuellement.
L’analyse des échantillons collectés ou saisis en France n’a pas détecté de delta-9-THC, principe actif du cannabis. En revanche, les analyses ont mis en évidence la présence de plusieurs cannabinoïdes de synthèse qui possèdent le même mécanisme d’action pharmacologique que le delta-9-THC.
Les cannabinoïdes identifiés dans le «Spice» en France, en Allemagne et aux Etats-Unis sont les suivants : JWH-018 / CP 47,497 et ses homologues (C6, C8 et C9) et HU-210.
Ces cannabinoïdes présentent :
- le même mécanisme d’action que le delta-9-THC à l’origine des effets psychoactifs, avec une intensité d’action aussi importante voire supérieure à celle du delta-9-THC ;- un potentiel d’abus et de dépendance mis en évidence par des études expérimentales chez l’animal.
Plusieurs pays, notamment l’Allemagne et les Etats-Unis, ont pris récemment des mesures de contrôle concernant une ou plusieurs de ces substances.
Compte tenu de ces éléments et des risques sanitaires liés à la consommation de ce type de produits, la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes (CNSP) du 19 février 2009 s’est prononcée en faveur de l’inscription sur la liste des stupéfiants des substances suivantes : JWH-018 / CP 47,497 et ses homologues (C6, C8 et C9) et HU-210. La proposition faite par l’Afssaps sur cette base a été retenue par la ministre de la Santé.

Afssaps : Bureau de presse - Tél. 01 55 87 30 33/30 22 - presse@afssaps.sante.frDGS : Laurence Danand - Tél. 01 40 56 52 62 - laurence.danand@sante.gouv.fr

samedi, février 21, 2009

Ecstasy, un danger pour les neurones

L'ecstasy (3,4-méthylènedioxymethamphétamine, MDMA) est devenue une drogue très populaire, largement utilisée par les jeunes occidentaux. Comme pour le cannabis, outre les problèmes de dépendance et de troubles sociaux, la question d'une éventuelle neurotoxicité se pose. En effet, plusieurs travaux réalisés chez l'homme et l'animal ont suggéré que l'ecstasy pouvait avoir une activité toxique sur les neurones sérotoninergiques. Celle-ci reste difficile à prouver en raison de nombreuses limites méthodologiques comme celles liées aux caractéristiques de la population consommatrice de stupéfiants. Pour répondre à cette question, il faudrait comparer des populations de sujets consommateurs et non consommateurs tout en sachant qu'il peut exister des biais de sélection. Le problème étant d'importance, une équipe d'Amsterdam (évidemment !) a développé un programme d'évaluation très ambitieux, la Netherlands XTC Toxicity (NeXT) study.
Cent quatre vingt-huit sujets non consommateurs (âge moyen 21,7 ans) mais à risque ont été recrutés et ont reçu une indemnité de 150à150 EUR. Ils ont bénéficié d'une évaluation en imagerie anatomique et métabolique exhaustive reposant sur le [123I]b-carbomethoxy-3b-(4 -iodophenyl)tropane (CIT) SPECT qui est une scintigraphie cérébrale permettant d'évaluer la transmission sérotoninergique, la 1H-MR spectroscopie qui apprécie le fonctionnement neuronal, l'imagerie en tenseur de diffusion et la tractographie, utilisées pour évaluer l'intégrité des fibres axonales et enfin, l'imagerie de perfusion qui quantifie la perfusion des différentes régions cérébrales.
Après une période médiane de 17 mois, 59 de ces sujets avaient consommé de l'ecstasy et ont été comparés à 56 restés non consommateurs. Contrairement à l'hypothèse de départ, il n'a pas été objectivé d'impact sur la transmission sérotoninergique et le métabolisme neuronal. Par contre, les anomalies observées en imagerie de diffusion et de perfusion sont en faveur d'une atteinte de la microvascularisation cérébrale et de l'intégrité axonale. Cette étude confirme l'existence d'une certaine neurotoxicité de l'ecstasy, même à faible dose. Mais, le design de cette étude ne permet de savoir si les anomalies observées régressent à l'arrêt de la consommation.
de Win MM et coll. Sustained effects of ecstasy on the human brain: a prospective neuroimaging studyin novel users. Brain. 2008 ;131 : 2 936-45.

18/02/09(JIM)Dr Christian Geny

mercredi, janvier 28, 2009

Overdoses en Ile-de-France

Depuis le 20 janvier, 30 personnes ont été prises en charge par le SAMU et admises aux urgences hospitalières pour une overdose à l’héroïne : 24 en Seine-Saint-Denis (93) et 6 dans le Val d’Oise (95). Trois d’entre elles sont encore hospitalisées aujourd’hui.
Les premières analyses toxicologiques du produit incriminé montrent qu’il s’agit d’une héroïne assez fortement concentrée. De plus, certains échantillons de poudre contiennent de l’alprazolam en quantité élevée, un médicament anxiolytique de la famille des benzodiazépines qui augmente le risque de dépression respiratoire et de coma.
Les autorités sanitaires rappellent que, quelle que soit la voie d’administration (injection, inhalation, sniff), la consommation d’héroïne ou du mélange qui circule peut être mortelle
.
Contacts presse :

jeudi, décembre 18, 2008

Gardes

Les nouvelles indemnisations applicables à toutes les officines !
L'arrêté portant extension de l'avenant du 9 avril 2008 sur les gardes et les astreintes a paru le 11 décembre au Journal officiel. Il s'applique donc à toutes les pharmacies et non plus seulement à celles dont le titulaire adhère à la FSPF. Cet avenant introduit notamment deux nouvelles modalités d'indemnisation des services de garde et d'urgence. Il stipule d'abord que les heures de permanence effectuées pendant un service de garde ou d'urgence à volets ouverts ou fermés, un dimanche ou un jour férié autre que le 1er Mai, donnent droit pour le salarié au versement d'une indemnité d'un montant brut égal à 1,5 fois la valeur du point conventionnel de salaire par heure de présence. Lorsqu'il s'agit du 1er Mai, les heures de permanence donnent droit pour le salarié à un repos compensateur d'égale durée.

Ouverture du capital

La Cour de justice européenne s'oppose à l'ouverture du capital !
L'avocat général de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), le français Yves Bot, a rendu hier ses conclusions quant aux affaires opposant d'une part la Commission européenne au gouvernement italien et, d'autre part, le gouvernement du Land de la Sarre, en Allemagne, à plusieurs pharmaciens et associations professionnelles. Yves Bot estime que la restriction de la détention du capital et de l'exploitation des officines aux seuls pharmaciens en vigueur dans les deux pays concernés est justifiée " par l'objectif visant à garantir un approvisionnement approprié de la population en médicaments ". Indépendance du pharmacien et qualité du conseil sont nécessaires, selon l'avocat général, à " assurer un niveau élevé de protection de la santé publique». Ses conclusions doivent maintenant être entérinées par les juges de la Cour, sous six mois en moyenne. Reste à savoir si la Commission européenne mettra un terme à la procédure engagée contre la France sur la base de ces décisions.
La lettre d'info de l'officine Mercredi 17 décembre 2008 - n° 289

vendredi, octobre 24, 2008

Acomplia*

Acomplia® (rimonabant) est autorisé en Europe depuis juin 2006 dans le cadre d’une procédure centralisée, et commercialisé en France depuis mars 2007. Une analyse des données de pharmacovigilance avait conduit en juillet 2007 à de nouvelles contre-indications, puis en juillet 2008 à intégrer de nouvelles mises en garde et recommandations de surveillance au cours du traitement. L’ensemble des Etats européens avait alors engagé une réévaluation du bénéfice et du profil de risque qui conduit aujourd’hui l’Agence européenne d’évaluation des médicaments (EMEA) à recommander la suspension de l’autorisation de mise sur le marché de ce médicament. En effet, le rapport bénéfice / risque est désormais considéré comme défavorable dans le traitement des patients obèses ou en surpoids avec facteurs de risque. L’analyse des données disponibles à ce jour indique que l’efficacité en situation réelle de prescription est moindre que celle attendue sur la base des essais cliniques avec une durée de traitement d’environ 3 mois. De plus, des troubles dépressifs parfois sévères peuvent survenir, y compris chez des patients sans antécédents psychiatriques.

jeudi, septembre 18, 2008

BioStick

BioStick permet :
  • de constituer son dossier médical personnalisé,
  • de communiquer à travers 7 langues sur le plan international au cours d'un voyage,
  • de sauvegarder de façon cryptée ses données personnelles,
  • d'établir un Carnet de prévention

Nouvelles sanctions pénales

Une ordonnance discrètement parue au Journal officiel cet été aggrave les dispositions pénales relatives aux produits de santé.
Le recyclage des MNU encoure désormais deux ans de prison et une amende de 30 000 euros.
Même punition si " les médicaments ne sont pas préparés par, ou sous la surveillance directe d’un pharmacien ".
Ces nouvelles dispositions ne sont pas les seules et les sanctions peuvent monter jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende !

mercredi, septembre 10, 2008

Campagne de vaccination antigrippale

Les officinaux sont habilités à délivrer et facturer, sans prescription médicale... à l’assurance maladie les vaccins contre la grippe, pour les patients qui auront reçu leur coupon nominatif de prise en charge. Le Pharmacien devra s’identifier lors de la facturation comme prescripteur et exécutant, avec le numéro FINESS de l’officine. Il n’aura plus aucun document justificatif à fournir.

vendredi, septembre 05, 2008

Laboratoire anti-contrefaçon

Le 1er d'Europe inauguré à Tour
NOUVELOBS.COM 04.09.2008 15:26
Le groupe Sanofi-Aventis, numéro un européen de la pharmacie, a inauguré le laboratoire central anti-contrefaçon, pour lutter contre la contrefaçon de médicaments, "un fléau de santé publique qui prolifère très rapidement".
Le groupe Sanofi-Aventis, numéro un européen de la pharmacie, a inauguré jeudi 4 septembre à Tours, le laboratoire central anti-contrefaçon (LCAC), le premier du genre en Europe, pour lutter contre la contrefaçon de médicaments, "un fléau de santé publique qui prolifère très rapidement"."Trop longtemps nous avons sous-estimé le phénomène de contrefaçon du médicament qui, d'une production marginale, s'est aujourd'hui complètement industrialisé", a expliqué à la presse Jean-François Dehecq, le président du conseil d'administration de ce groupe, quatrième mondial. 10 % du marché pharmaceutiqueLes médicaments contrefaits représenteraient 10% du marché pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d'euros, selon des estimations réalisées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)."La contrefaçon a un impact négatif d'environ 2% à 3% sur notre chiffre d'affaires et c'est un fléau de santé publique qui prolifère très rapidement", a-t-il ajouté. D'une superficie de 280 m² et d'un coût d'un million d'euros, le laboratoire central anti-contrefaçon est constitué de six chimistes et doté de technologies de pointe pour analyser les emballages, notices et effectuer des analyses chimiques les plus poussées sur les échantillons suspects."Un développement considérable"Les résultats obtenus permettront de constituer une "carte d'identité" des contrefaçons et de "remonter les filières", majoritairement "installées en Chine et juste derrière en Inde", selon Jean-François Dehecq. "La contrefaçon rencontre un développement considérable contre lequel l'Etat et toutes les industries doivent lutter activement. Ma présence prouve l'importance accordée à ce problème par le gouvernement", a déclaré Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, présent aux côtés de Jean-François Dehecq. Créé en 1967, le site de Tours est dédié à la fabrication et au conditionnement des formes solides orales, comprimés et gélules. Le site emploie 450 personnes et a produit plus de 60 millions de boîtes en 2007.

vendredi, août 29, 2008

Afssaps

Décret
Décret n° 2008-641 du 30 juin 2008 relatif aux médicaments disponibles en accès direct dans les officines de pharmacie - (01/07/08)
Questions réponses
Questions-réponses médication officinale : les médicaments en accès direct - grand public (01/07/08)
Questions-réponses médication officinale : les médicaments en accès direct - professionnels (01/07/08)
Listes des médicaments & indications concernés
Médicaments PMF¹ : par spécialités² - par indications² - par molécules² (27/08/08)
Médicaments homéopathiques (27/08/08)
Médicaments traditionnels à base de plantes (27/08/08)
Médicaments traditionnels a base de plantes : liste des indications acceptées pour une mise devant le comptoir (01/07/08)
Annexe 1 : liste des indications/pathologies/situations cliniques reconnues comme adaptées à un usage en PMF (01/07/08)
- (¹) : PMF : Prescription Médical Falcultatif
- (²) : sous réserve de publication au Journal Officiel
Aides destinés au grand public pour les médicaments en accès direct
Dépliant : "les 7 règles d'or de la médication officinale" (01/07/08)
Affiche : "les 7 règles d'or de la médication officinale" (01/07/08)
Carte mémo
"Le paracétamol en bref" (01/07/08)
"L'ibuprofène en bref (01/07/08)
"L'aspirine en bref" (01/07/08)
Brochures Bien vous soigner avec des médicaments disponibles sans ordonnance
Le rhume de l'adulte (01/07/08)
Rhinite et conjonctivite allergiques de l’adulte (01/07/08)
Douleur de l’adulte (01/07/08)
Le reflux gastro-œsophagien occasionnel de l’adulte (01/07/08)
L’herpès labial ou bouton de fièvre (01/07/08)
Aides destinés aux professionnels pour les médicaments en accès direct
Fiche d'aide à la dispensation du paracétamol (01/07/08)
Fiche d'aide à la dispensation du l'aspirine (01/07/08)
Fiche d'aide à la dispensation du l'ibuprofène (01/07/08)
Formulaire destiné aux pharmaciens
Formulaire de déclaration d’effet indésirable (01/07/08)

mardi, août 05, 2008

La consommation d’héroïne

Tendances à propos de la consommation d’héroïne en France
Les systèmes d’observation relatifs aux drogues et à leurs usages en France font apparaître plusieurs tendances alarmantes concernant l’héroïne. En effet, divers éléments témoignent d’évolutions inquiétantes quant à son utilisation et à la perception de sa dangerosité.
Ces éléments sont développés dans les deux derniers rapports du dispositif
TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l’OFDT à partir d’une diversité de sources de données dont certaines sont issues de l’Afssaps et de l’InVS : Il est constaté :
Une augmentation continue de la consommation, non seulement parmi les personnes habituellement usagères d’opiacés mais aussi, parmi des populations peu familières de ces produits. Ces consommateurs sont majoritairement jeunes et plutôt insérés socialement.
Des modes d’usage plus variés et plus complexes : l’usage par voie nasale (sniff) apparaît aujourd’hui en nette augmentation, avec une poly-consommation (usage de plusieurs produits en association ou successivement) très fréquente. Cependant, le recours à l’injection intraveineuse et sous-cutanée particulièrement à risque (transmissions virales telles que VIH et hépatites, endocardite bactérienne, candidose, etc.) existe toujours, avec une proportion importante de réutilisation de la seringue, de partage de celle-ci ainsi que du petit matériel (cupule, eau, coton….). (
Etude Coquelicot, InVS-ANRS, 2004)
Une banalisation croissante du produit essentiellement en milieu festif « techno » où son usage est de plus en plus accepté et visible, sans perception réelle de sa dangerosité. Dans ce milieu, certains usagers consommeraient l’héroïne pour « gérer la descente » (fin des effets) des stimulants, mais aussi pour rechercher ses effets spécifiques (« flash »). Au moins un quart des personnes qui fréquentent le milieu festif « techno » alternatif ou commercial a expérimenté l’héroïne. Près d’une sur 10 en a pris au cours du mois précédent (
Enquête dite « quanti festif, OFDT / GVRS, publiée en 2007)
Enfin, un manque de connaissance des nouveaux usagers quant aux risques encourus , aux pratiques de réduction des risques et, parfois à la nature même du produit consommé (celui-ci circulant parfois sous d’autres noms, notamment le terme « rabla »), ces jeunes usagers n’étant majoritairement pas en contact avec des dispositifs de réduction des risques.
L’ensemble de ces facteurs pourrait avoir des conséquences graves sur la santé des usagers, y compris sur le risque d’augmentation du nombre de décès, notamment par surdose. L’exemple récent de la circulation d’héroïne très concentrée à l’origine d’un décès en Seine Saint-Denis constitue un facteur de risque supplémentaire. Le risque d’augmentation du nombre de décès ne pourra cependant être confirmé qu’ultérieurement par une analyse spécifique des données de mortalité lié e s à l'usage de drogues , sur lequel une étude est en cours.
Les autorités sanitaires, la DGS, l’Afssaps et l’InVS ainsi que la MILDT et l’OFDT tiennent à rappeler les dangers inhérents à la consommation d’héroïne et d’autres opiacés. En effet, quelle que soit la voie d’administration (injection ou sniff), la consommation de ces substances, seules ou en association avec d’autres drogues, en particulier la cocaïne, peut être mortelle.


Contacts presse :

mercredi, juillet 16, 2008

jeudi, juillet 03, 2008

Libre accès

Je ne souhaite pas laisser
le libre accès.
Je m'arrangerai pour laisser
une "libre vision"

A.L.D.

En 2007 - Quelque 7,7 millions de patients sont déclarés en ALD, selon la liste de trente maladies reconnues, essentiellement les pathologies cardio-vasculaires (2,5 millions), le cancer (1,5 million), le diabète (1,4 million), des maladies mentales (0,9 million), notamment d'Alzheimer ainsi que les insuffisances rénales et respiratoires.
Selon la CNAM, ce nombre devrait atteindre 12 millions de personnes en 2015 et concentrer 70 % des dépenses au lieu de 60 % actuellement.
En moyenne, ces dépenses atteignent 8 700 euros au regard des 800 euros dépensés pour des pathologies classiques

mardi, juin 24, 2008

Tatouages éphémères noirs à base de henné

Sécurité sanitaire & vigilances communiqués
Affichette diffusée par l'Afssaps
Les tatouages noirs temporaires ... leur coloration noire est plus appréciée que la teinte habituelle du henné qui varie du brun à l’orange. Afin de donner une couleur noire aux tatouages et d’augmenter leur longévité, des colorants sont ajoutés illégalement au henné.
Depuis 4 ans, les dermatologues et allergologues signalent à l’Afssaps des cas d'eczéma de contact (eczéma allergique) qui surviennent dans un délai de quelques jours à quelques semaines après la réalisation de tatouages éphémères noirs pratiqués avec du henné. Le système de cosmétovigilance de l’Afssaps rapporte 8 déclarations d’effets indésirables survenus avec des tatouages éphémères à base de henné en 2004, 9 en 2005 et 16 en 2006. En 2007, 17 effets indésirables dont 8 ayant concerné des enfants âgés de 5 à 12 ans ont été notifiés par les professionnels de santé. Certains ont entraîné une hospitalisation.
Les cas d’eczémas constatés peuvent entraîner des réactions violentes, nécessitant parfois une intervention médicale urgente voire une hospitalisation. ...

jeudi, juin 19, 2008

Melatonine

CIRCADIN :
nouvelle molécule La mélatonine est commercialisée pour la première fois en France dans un médicament. Il s’agit de Circadin. Cette spécialité se présente en comprimés dosés à 2 mg de l’hormone impliquée dans le contrôle des rythmes circadiens. La mélatonine facilite le sommeil. C’est pourquoi Circadin bénéficie d’une indication en monothérapie dans le traitement de l’insomnie primaire caractérisée par un sommeil de mauvaise qualité chez les patients de 55 ans ou plus. Le traitement s’administre à raison de un comprimé le soir après le dîner et 1 à 2 heures avant le coucher. Trois semaines de traitement sont préconisées. Lundbeck, boîte de 21 comprimés, AMM : 384 141.5, liste I, non remboursé, PAHT : 18,48 euros

mardi, juin 10, 2008

Cimétidine / Cocaïne

Une étude relie cocaïne et anomalies dans le cerveau des foetus

Une équipe de chercheurs des instituts nationaux de la santé (NIH) des Etats-Unis a découvert que les anomalies neurologiques et comportementales constatées chez des enfants dont la mère a consommé de la cocaïne pendant sa grossesse sont dues au stress oxydatif induit par cette drogue.
Dans un article publié lundi 9 juin sur le site de la revue PLoS Medicine, Chung-Ting Lee et ses collègues précisent qu'un des produits du métabolisme de la cocaïne dans l'organisme interagit avec une protéine impliquée dans la division des cellules, perturbant ainsi le développement des neurones cérébraux.
Chaque année aux Etats-Unis, plusieurs centaines de milliers d'enfants sont exposés à la cocaïne consommée par leur mère au cours de sa grossesse, indiquent les chercheurs des NIH. Cette exposition prénatale entraîne des anomalies du développement du système nerveux central, tout particulièrement si elle survient au cours du second trimestre de grossesse, au moment où les cellules précurseuses des neurones prolifèrent.
Chung-Ting Lee et ses collègues ont découvert que la cocaïne pouvait provoquer la mort de neurones, mais aussi inhiber la prolifération des cellules nerveuses en bloquant leur cycle de division par le biais de la création de radicaux oxygénés libres. Ce phénomène s'explique par la diminution de l'expression du gène codant pour une protéine, la cycline A, dans les cellules qui donneront naissance aux neurones. Les chercheurs des NIH ont également montré que la restauration de l'expression de la cycline A par un médicament, la cimétidine, pouvait lever cette inhibition de la prolifération des cellules nerveuses.
Dans un commentaire publié simultanément, Steven Hyman, professeur de neurobiologie à l'université Harvard, invite à garder la mesure devant cette publication en raison de "la complexité des facteurs pouvant contribuer aux anomalies cognitives et émotionnelles chez les enfants exposés à la cocaïne et à d'autres drogues dangereuses in utero".
Neurobiologiste et professeur au Collège de France, Jean-Pol Tassin partage ce point de vue. Il souligne les limites de cette étude "très bien faite, mais correspondant à des situations extrêmes". Les cellules nerveuses y sont en effet exposées in vitro pendant des temps très longs, de plusieurs heures. De plus, "les doses de cimétidine requises pour bloquer l'effet de la cocaïne sur les neurones sont importantes, sans que l'on sache les effets secondaires qu'elles pourraient avoir chez le foetus", estime le professeur Tassin. Prudence, donc, avant d'étendre ces résultats aux situations de la vie réelle.
Paul Benkimoun Article paru dans l'édition du 11.06.08 LE MONDE

lundi, juin 09, 2008

Phénylbutazone

Novartis renonce à vendre un anti-inflammatoire important

Près de soixante ans après sa découverte, un anti-inflammatoire, la phénylbutazone - dont le nom commercial est Butazolidine - va cesser d'être commercialisé au niveau mondial par le laboratoire Novartis. La décision choque certains rhumatologues, qui s'inquiètent pour les patients traités au long cours par ce produit utilisé surtout dans le traitement d'une maladie rhumatismale appelée spondylarthrite ankylosante. En France, 8 000 patients sont soignés par ce médicament.
La spondylarthrite débute en général entre 20 et 30 ans, le plus souvent chez l'homme, et touche la colonne vertébrale, le bassin et les membres. "Concernant 120 000 patients en France, elle provoque des douleurs au repos, surtout la nuit, et un enraidissement des articulations. Dans nombre de cas, cette maladie est responsable d'une invalidité marquée par la réduction des activités sociales, professionnelles et domestiques", précise Maxime Bréban (hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt).
A défaut de savoir guérir cette affection chronique, les médecins la traitent par des médicaments pris en continu afin de diminuer les souffrances des patients. Ils font appel soit aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), soit à des médicaments de la famille des anti-TNF alpha, mis sur le marché depuis cinq ans dans cette indication. Ces derniers sont très efficaces mais on ne dispose pas encore de recul sur leur utilisation de longue durée. Surtout, ils sont beaucoup plus onéreux. "Le traitement pour un patient pendant un an avec un anti-TNF alpha revient entre 15 000 et 30 000 euros, contre 124 euros avec la Butazolidine", souligne le professeur Bréban.
Généralement, cet AINS n'est utilisé qu'en dernier recours après échec des autres médicaments de la même classe. Dans un avis daté du 18 janvier 2006, la commission de la transparence, chargée d'évaluer l'intérêt des médicaments, estimait "important" le service médical rendu par la Butazolidine au cours de la spondylarthrite ankylosante.
STOCK RÉSIDUEL
Directeur des relations publiques de Novartis, Patrick Bonduelle explique que l'arrêt de la commercialisation de cette molécule "relève d'une décision industrielle du groupe Novartis, de la considération du rapport bénéfice/risque de ce produit et de l'existence d'alternatives thérapeutiques (autres AINS et anti-TNF alpha)". "Un nombre de plus en plus limité des prescriptions de Butazolidine à l'échelle internationale a également conforté cette décision émanant de notre maison-mère", ajoute-t-il. Il faut signaler que Novartis ne commercialise pas actuellement d'anti-TNF alpha.
La filiale française de Novartis possède "un stock résiduel très limité de Butazolidine". En accord avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, elle le réserve "aux seuls patients actuellement traités, dans l'attente de l'identification et de la mise en place d'une autre thérapeutique adaptée à leur situation", précise M. Bonduelle.
Le laboratoire a écrit aux 115 000 professionnels de santé pour inviter les prescripteurs à ne plus mettre de nouveaux malades sous ce traitement et a mis en place un numéro vert destiné aux pharmaciens afin de mieux gérer le stock résiduel.
Paul Benkimoun LE MONDE Article paru dans l'édition du 10.06.08

mardi, mai 20, 2008

Guichet Erreurs Médicamenteuses

Bilan de 30 mois de phase pilote : Le Guichet Erreurs Médicamenteuses de l'Afssaps :

Classement comme stupéfiant de la BZP

La BZP (1-benzylpipérazine) est un stimulant du système nerveux central qui présente des effets semblables, mais moins puissants que ceux des amphétamines (environ 10% de la puissance de la D-amphétamine).
Cette substance, utilisée à des fins récréatives, est notamment accessible sur Internet où elle est présentée comme un euphorisant (naturel ou à base de plantes) et comme une « alternative légale à l’ecstasy ».
... consommée dans un cadre festif, par voie orale ou par inhalation. Cette consommation est à l’origine d’effets tels qu’euphorie, agitation, insomnie, confusion, vomissements, douleurs abdominales, troubles cardiaques, hypertension artérielle et convulsions (crises d’épilepsie). Inhalée, la BZP provoque également des irritations des voies respiratoires, de la peau et des yeux.

mercredi, mars 26, 2008

Comment reconditionner ?

Le reconditionnement de médicaments en pilulier est légalement possible.
Cela a été redit lors d’une conférence–débat organisée le 12 mars à la faculté de pharmacie de Paris-V.
Reste à savoir dans quelles conditions réaliser cette prestation, car elle peut vite conduire en chambre disciplinaire.
En l’état actuel des choses, un référentiel de bonnes pratiques serait le bienvenu.
Le Moniteur des pharmacies du 29 mars 2008

jeudi, mars 13, 2008

Une boîte supplémentaire pour les traitements chroniques

Il est possible de délivrer une boîte de médicaments supplémentaire pour un traitement lorsque la validité d'une prescription médicale initiale est expirée quand le patient n'a pas pu faire renouveler son ordonnance SI le traitement est chronique (ordonnance d'au moins 3 mois) et que son interruption pourrait être préjudiciable à l'état de santé du patient.

  • sur la base de l'ordonnance initiale (1 seule procédure exceptionnelle pour la même ordonnance)
  • on délivre le conditionnement comportant le plus petit nombre d'unités de prise (une seule boîte par ligne)
  • on porte la mention « délivrance par la procédure exceptionnelle d'une boîte supplémentaire » sur l'ordonnance en indiquant la ou les spécialités concernées
  • on appose sur l'ordonnance le cachet de l'officine et la date de la délivrance
  • on informe le médecin prescripteur de cette dispensation.

Les médicaments exclus du dispositif:

  1. les médicaments stupéfiants ou les médicaments auxquels la réglementation des stupéfiants est appliquée en tout ou partie
  2. les médicaments, substances psychotropes ou susceptibles d'être utilisées pour leur effet psychoactif dont la durée est limitée (article R.5132-21 du Code de la Santé publique).

Loi de financement de la Sécurité sociale 2006, article 64-1
L.5125-23-1 du Code de la Santé publique
Décret n°2008-108 du 5 février 2008 (Journal officiel du 7 février 2008)
Arrêté du 5 février 2008 pris pour l'application de l'article L.5125-23-1 du Code de la Santé publique (Journal officiel du 7 février 2008)

Réforme de la première année des études médicales

"Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot ont présenté leur réforme de la première année des études médicales, qui connaît un taux d’échec de 80 %. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports ont présenté une communication sur la réforme de la première année des études médicales.
Les deux ministres ont présenté un ensemble de mesures pour éviter que la première année des études médicales, qui connaît un taux d’échec de 80 %, ne soit une véritable impasse pour les étudiants :
la première année d’études médicales deviendra une première année de « licence santé » commune aux étudiants en médecine, en pharmacie, en odontologie et aux futures sages-femmes. Elle débouchera sur quatre concours distincts auxquels les étudiants pourront librement s’inscrire en fonction de leurs intentions. Cette réforme s’accompagnera d’une meilleure information dès le lycée sur les professions médicales et d’un renforcement du tutorat, ces mesures s’inscrivant dans le cadre du plan « réussite en licence » ;
pour éviter de faire perdre une année entière aux étudiants dont les résultats sont trop faibles, un dispositif dit de la « deuxième chance » sera mis en place. Il permettra aux élèves de se réorienter dès le mois de janvier vers une autre licence puis de revenir, s’ils le souhaitent, en première année « licence santé » après avoir validé deux années de sciences et s’être remis à niveau ;
un deuxième concours réservé aux titulaires d’un baccalauréat autre que scientifique sera ouvert, à titre expérimental, afin de diversifier le profil des étudiants qui se destinent aux études médicales. Par ailleurs, les titulaires d’un master de sciences, d’un doctorat, d’un diplôme de grande école ou d’un diplôme de professions paramédicales bénéficieront d’un accès vers les études médicales dans des conditions à déterminer.
Ces mesures seront soumises à la concertation, associant notamment les doyens et les étudiants, à partir du 13 mars prochain."

jeudi, mars 06, 2008

TESTOSTÉRONE : prescription initiale restreinte

Les médicaments composés de testostérone Androgel, Androtardyl, Fortigel, Nebido et Pantestone sont dorénavant soumis à une prescription initiale restreinte. Seuls les endocrinologues, les urologues et les gynécologues peuvent initier le traitement par une de ces spécialités. Ces dernières suivent ainsi la même réglementation que la spécialité Testopatch, plus récente sur le marché.

mercredi, mars 05, 2008

nouvelle classification

COEFFICIENT CLASSIFICATION DES EMPLOIS COMMERCIAUX ET DE MANUTENTION
100 Personnel de nettoyage : personnel assurant le nettoyage des locaux, du mobilier et du matériel professionnel utilisé à la pharmacie.
115 Manoeuvre spécialisé : personnel qui exécute des travaux simples ne nécessitant qu'une mise au courant très sommaire.
125 Magasinier et emballeur : personnel effectuant dans un magasin soit des travaux de manutention, de rangement, soit l'emballage
de produits ou fournitures pharmaceutiques et d'accessoires.
160 Livreur : personnel assurant les liaisons avec les fournisseurs et les clients, quel que soit le moyen de locomotion utilisé, et chargé,
le cas échéant, des encaissements.
130
Conditionneur débutant : personnel ayant moins d'un an de pratique professionnelle qui exécute des travaux simples
de conditionnement (remplissage des boîtes, sachets, tubes, flacons, etc.) et des travaux en vue de la présentation pour la vente
(bouchage, pliage, étiquetage, mise en paquets et enveloppage).
130
Rayonniste débutant : personnel ayant moins d'un an de pratique professionnelle, chargé de réapprovisionner en marchandises
les rayons, d'en surveiller le stock et de les distribuer au service des ventes, chargé de la réception des marchandises
et de la vérification des identités et des quantités à partir des bordereaux de livraison ou des factures.
140 Conditionneur ou rayonniste 1er échelon : conditionneur ou rayonniste en deuxième et troisième année de pratique professionnelle.
145 Conditionneur ou rayonniste 2e échelon : conditionneur ou rayonniste en quatrième et cinquième année de pratique professionnelle.
150 Conditionneur ou rayonniste 3e échelon : conditionneur ou rayonniste à partir de la sixième année de pratique professionnelle.
135
Employé en pharmacie débutant : personnel occupé normalement à la vente au public de marchandises dont les pharmacies peuvent
faire le commerce à l'exclusion des produits dont la vente est réservée aux pharmaciens et pouvant effectuer d'autres travaux
de rayonniste, notamment.
145 Employé en pharmacie 1er échelon : employé en deuxième et troisième année de pratique professionnelle, répondant à la définition
de l’employé en pharmacie débutant.
155 Employé en pharmacie 2e échelon : employé en quatrième et cinquième année de pratique professionnelle, répondant
à la définition de l’employé en pharmacie débutant.
165 Employé en pharmacie 3e échelon : employé à partir de la sixième année de pratique professionnelle, répondant à la définition
de l’employé en pharmacie débutant.
150 Employé en pharmacie qualifié 1er échelon : employé qualifié titulaire du CAP d'employé en pharmacie.
160 Employé en pharmacie qualifié 2e échelon : employé qualifié titulaire du CAP d'employé en pharmacie, après 3 ans de pratique
professionnelle dans l'échelon précédent.
170 Employé en pharmacie qualifié 3e échelon : employé qualifié titulaire du CAP d'employé en pharmacie, après 5 ans de pratique
professionnelle dans l'échelon précédent.
160 Employé en pharmacie qualifié 3e échelon : employé qualifié titulaire de la mention complémentaire.
165 Employé en pharmacie qualifié 4e échelon : employé qualifié titulaire de la mention complémentaire, après une année de pratique
professionnelle dans l'échelon précédent.
170 Employé en pharmacie qualifié 5e échelon : employé qualifié titulaire de la mention complémentaire ayant un an de pratique
professionnelle dans l'échelon précédent.
175 Employé en pharmacie qualifié 6e échelon : employé qualifié titulaire de la mention complémentaire ayant deux années de pratique
professionnelle dans l'échelon précédent.
200 Vendeur 1er échelon : personnel titulaire du baccalauréat professionnel spécialité « commerce ».
220 Vendeur 2e échelon : personnel titulaire du baccalauréat professionnel spécialité « commerce », après 2 ans de pratique
professionnelle dans l’échelon précédent.
240 Vendeur 3e échelon : personnel titulaire du baccalauréat professionnel spécialité « commerce », après 3 ans de pratique
professionnelle dans l’échelon précédent.
260 Vendeur 4e échelon : personnel titulaire du baccalauréat professionnel spécialité « commerce », après 4 ans de pratique
professionnelle dans l’échelon précédent.
200 Conseiller en dermocosmétique 1er échelon : personnel titulaire du diplôme de conseiller en dermocosmétique.
220 Conseiller en dermocosmétique 2e échelon : personnel titulaire du diplôme de conseiller en dermocosmétique, après 2 ans
de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
240 Conseiller en dermocosmétique 3e échelon : personnel titulaire du diplôme de conseiller en dermocosmétique, après 3 ans
de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
260 Conseiller en dermocosmétique 4e échelon : personnel titulaire du diplôme de conseiller en dermocosmétique, après 4 ans
de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
10 Le Moniteur des pharmacies I n¡ 2713 I cahier I I 26 janvier 2008
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES ÉLÈVES PRÉPARATEURS
145 Elève préparateur titulaire du BEP carrières sanitaires et sociales.
155 Elève préparateur titulaire du BEP carrières sanitaires et sociales, ayant un an de présence en officine.
150 Elève préparateur titulaire du baccalauréat ou de tout autre titre ou diplôme permettant de s’inscrire en première année d’études de
pharmacie.
160 Elève préparateur titulaire du baccalauréat ou de tout autre titre ou diplôme permettant de s’inscrire en première année d’études de
pharmacie, ayant un an de présence en officine.
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES EMPLOIS DE PRÉPARATEUR
175 Aide-préparateur : personnel titulaire du certificat d'aptitude professionnelle d'aide-préparateur (décret n° 48-822 du 10 mai 1948).
230 Préparateur en pharmacie 1er échelon : préparateur titulaire du brevet professionnel de préparateur en pharmacie.
240 Préparateur 2e échelon : préparateur breveté justifiant de 2 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
260 Préparateur 3e échelon : préparateur breveté justifiant de 3 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
280 Préparateur 4e échelon : préparateur breveté justifiant de 4 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
290 Préparateur 5e échelon : préparateur breveté justifiant de 5 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
300 Préparateur 6e échelon : préparateur breveté justifiant de 6 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
310 Préparateur 7e échelon : préparateur breveté justifiant de 7 années de pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
330 Préparateur 8e échelon : préparateur breveté qui possède des qualités techniques et commerciales exceptionnelles et qui exécute
des travaux comportant une large initiative.
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES EMPLOIS DE SERVICES GÉNÉRAUX ET DE BUREAU
140
Employé de comptabilité : agent exécutant dans un bureau de comptabilité, et suivant les directives du comptable ou du chef comptable, tous
travaux élémentaires de comptabilité ne nécessitant pas la connaissance générale du mécanisme comptable, dont la qualification est inférieure à
celle de l'aide-comptable teneur de livres 1er échelon.
150
Employé de service commercial, administratif, contentieux, technique, d'exploitation, aux écritures, de classement, d'archives, de reprographie
(polycopie, ronéo, machine à timbrer) ou d’accueil 1er degré : employé d'exécution chargé, suivant les directives et suivant les cas, soit d'effectuer
les divers travaux y compris éventuellement la correspondance nécessaire à la réalisation d'une opération commerciale complète ou d'une part
importante de cette opération, soit d'effectuer divers travaux relevant des services ci-dessus, également la correspondance, le dépouillement, la
constitution et la tenue de dossiers simples, soit d’assurer l’accueil téléphonique et physique des personnes. La correspondance visée doit se borner
à des lettres rédigées suivant des règles bien établies.
150
Aide-comptable teneur de livres 1er échelon : agent ayant le certificat d'aptitude professionnelle de comptabilité de l'enseignement technique ou un
diplôme équivalent, tenant les livres suivant les directives du comptable industriel ou commercial ou du patron, à l'exclusion de toutes autres
opérations comptables.
170
Aide-comptable teneur de livres 2e échelon : agent ayant le brevet professionnel de comptable de l'enseignement technique ou bac STG (ou
équivalent), a des notions comptables élémentaires lui permettant de tenir les journaux auxiliaires (avec ou sans ventilation), de poser et d'ajuster
les balances de vérification et faire tous travaux analogues, de tenir, arrêter ou surveiller les comptes, tels que clients, fournisseurs, banques,
chèques postaux, stocks, etc.
170
Employé de service commercial, administratif, contentieux, technique, d'exploitation, aux écritures, de classement, d'archives, de reprographie
(polycopie, ronéo, machine à timbrer) ou d’accueil seconde degré : employé répondant à la définition de l’employé de service commercial,
administratif, contentieux, technique, d'exploitation, aux écritures, de classement, d'archives, de reprographie ou d’accueil 1er degré et chargé
également des différentes opérations de caisse (encaissement, paiement des fournisseurs, édition du bordereau de caisse justifiant des opérations
effectuées au cours d’une journée…).
190
Secrétaire sténodactylographe : employé maîtrisant la sténodactylographie, collaborant avec le patron, le chef d'entreprise, l'administrateur, le
directeur ou le chef d'un service commercial, administratif ou technique. Rédige la majeure partie de la correspondance d'après les directives
générales. Assiste la ou les personnes concernées dans la rédaction, la mise en forme, la frappe du courrier, la réception et l'archivage des
documents, la gestion des communications et des emplois du temps. Prend à l'occasion des initiatives dans les limites déterminées par la (les)
personne(s) avec laquelle (lesquelles) il collabore.
200 Secrétaire comptable : secrétaire sténodactylographe tenant en outre les livres auxiliaires de la comptabilité.
250 Secrétaire sténodactylographe niveau BTS : employé répondant à la définition du secrétaire sténodactylographe et ayant le niveau BTS.
330 Secrétaire de direction : collaborateur immédiat d'un chef d'entreprise, d'un directeur ou d'un chef de service. Prépare et réunit les éléments
de leur travail. Capable d’assumer les tâches du secrétaire sténodactylographe. Possède une grande expérience de son travail.
330
Comptable : niveau BTS, bac plus 2 années. Assure des fonctions de chef comptable, chef caissier, chef de service de paie, chef de service
facturation, assistant de niveau, maîtrise des charges d'études économiques et financières. Doit faire preuve de connaissances suffisantes pour tenir
les livres légaux et auxiliaires nécessaires à la comptabilité générale et industrielle et être capable de dresser le bilan éventuellement avec
les directives d'un chef comptable ou d'un expert-comptable.
Le Moniteur des pharmacies I n¡ 2713 I cahier I I 26 janvier 2008 11
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES OUVRIERS ET EMPLOYÉS DE L'OPTIQUE-LUNETTERIE DANS LES PHARMACIES
150 Ouvrier en optique-lunetterie débutant n'ayant pas son CAP et capable d'exécuter une partie seulement du travail.
175 Ouvrier monteur en optique-lunetterie, possédant son CAP ou 3 années de pratique professionnelle.
200
Vendeur en optique-lunetterie 1er échelon : reçoit les ordonnances, vend et ajuste les montures, peut contrôler le travail d'atelier, possède une expérience
d'ouvrier monteur, connaît suffisamment les instruments couramment vendus par les opticiens pour en faire la démonstration, ayant au moins 5 ans de
pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
225
Vendeur en optique-lunetterie 2e échelon : reçoit les ordonnances, vend et ajuste les montures, peut contrôler le travail d'atelier, possède une expérience
d'ouvrier monteur, connaît suffisamment les instruments couramment vendus par les opticiens pour en faire la démonstration, ayant au moins 5 ans de
pratique professionnelle dans l'échelon précédent.
270 Vendeur en optique-lunetterie très qualifié pouvant assurer la marche du magasin sous contrôle d'un diplômé.
330 Opticien pourvu du BTS d’opticien-lunetier, techniquement responsable du département d'optique et possédant des connaissances techniques en optique
de contact, le pharmacien étant le responsable juridiquement du département d'optique.
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES EMPLOYÉS EN AUDIOPROTHÈSE DANS LES PHARMACIES
330 Audioprothésiste : personnel ayant un diplôme d'Etat d’audioprothésiste ou une équivalence, assure le fonctionnement du département d'acoustique médicale.
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES CADRES PHARMACIENS
POSITION 1
400 Echelon 1 : moins d’un an de pratique professionnelle.
430 Echelon 2 : après un an de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
470 Echelon 3 : après deux ans de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
500 Echelon 4 : après trois ans de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
POSITION 2
500 Classe A : cadres munis du diplôme de pharmacien assumant la fonction de pharmacien adjoint habituel dans l'officine et dont les titres ou la
compétence permettent, en outre, l'exercice effectif d'une activité complémentaire spécialisée dans ladite officine.
600 Classe B : cadres munis du diplôme de pharmacien dont les fonctions entraînent le commandement sur les cadres de position I et de position II
classe A, ou qui ont une compétence et des responsabilités équivalentes.
POSITION 3
800
Cadres occupant des fonctions hiérarchiquement supérieures à celles rangées dans les positions types précédentes, soit que leur situation
hiérarchique leur donne commandement sur un ou plusieurs cadres des positions I et II ci-dessus définies, soit que leur situation exige une valeur
technique élevée ou ne se justifie par la nécessité de la coordination de plusieurs grands services dans un établissement important.
COEFFICIENT CLASSIFICATION DES CADRES NON PHARMACIENS
400
Classe A : cadres techniques, administratifs ou commerciaux, généralement placés sous les ordres d'un cadre d'une position supérieure ou,
dans les établissements à structure simple, de l'employeur ou de son représentant, et qui ont à diriger et à coordonner les travaux des
ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise ou collaborateurs, placés sous leur autorité ou qui ont des responsabilités équivalentes.
600 Classe B : cadres techniques, administratifs ou commerciaux dont les fonctions entraînent le commandement sur des ouvriers, des employés

Grille des salaires

Depuis le 1er juillet 2007, la valeur du point est de 3,907 euros.Le Journal officiel a publié l'arrêté d'extension de l' accord du 11 juillet 2007, le 19 octobre 2007.
La valeur du point n'a pas augmenté en janvier 2008. Il faudra attendre juillet 2008 pour une éventuelle revalorisation.
Au 1er mars 2008, une nouvelle classification des emplois s'applique aux officines adhérant à la FSPF ou l'USPO.
Cette classification crée notamment de nouveaux coefficients pour les préparateurs et les pharmaciens adjoints. L'évolution des coefficients est désormais liée directement au nombre d'années de pratique professionnelle.
Voir la nouvelle classification
Le coefficient est utilisé pour déterminer le salaire horaire brut minimum de certains emplois (à partir du coefficient 230) : coefficient x valeur du point / 100 = taux horaire brut.Les officines adhérant à l'UNPF ou non syndiquées auront l'obligation d'appliquer cette nouvelle classification lorsque l'arrêté d'extension de cet accord sera publié au Journal officiel.
Principaux salaires bruts à l'officine
Taux horaire brut
Salaire mensuel brut*
Coefficient 100
8,47 €
1 284 €
Coefficient 230
8,99 €
1 362,92 €
Coefficient 300
11,72 €
1 777,72 €
Coefficient 330
12,89 €
1955 €
Coefficient 400
15,63 €
2 370,30 €
Coefficient 430
16,80 €
2548,07 €
Coefficient 500
19,54 €
2 962,87 €
Coefficient 600
23,44 €
3 555,45 €
* 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures mensuelles.
Source : UNPF.

Rémunération des étudiants :
Ayant moins de 350 heures de pratique officinale = 8,99 €/heureAyant plus de 350 heures de pratique officinale = 11,72 €/heureRemplacement du titulaire = 12,89 €/heure.

lundi, mars 03, 2008

AFSSAPS

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a été créée par la loi du 1er juillet 1998 instituant un dispositif de veille et de sécurité sanitaire afin d’évaluer les bénéfices et les risques liés à l’utilisation des produits de santé et, de manière générale, de contribuer par ses diverses formes d’intervention à ce que les risques inhérents à ces produits puissent être identifiés, analysés et maîtrisés dans toute la mesure du possible, en prenant en compte les besoins thérapeutiques et les impératifs de continuité des soins.
A sa création, l’Afssaps a hérité des compétences de l’Agence du médicament et a reçu des missions élargies à l’ensemble des produits de santé destinés à l’homme. Sa compétence s’applique ainsi aux médicaments et matières premières, aux dispositifs médicaux et dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (ou réactifs de laboratoire), aux produits thérapeutiques annexes et produits biologiques d’origine humaine (produits sanguins labiles, organes, tissus, cellules, produits de thérapies génique et cellulaire), aux produits cosmétiques et produits de tatouage ….
L’Afssaps est une agence d’évaluation et d’expertise, mais elle est aussi investie d’une large délégation de puissance publique.
L’Afssaps a pour mission de garantir la sécurité d’emploi, la qualité et le bon usage des produits de santé.
Elle étudie en permanence les données qui modifient la connaissance de ces produits et prend chaque année des dizaines de milliers de décisions, qui modifient le paysage des produits eux-mêmes et les conditions de leur usage. Ces décisions sont le résultat d’une expertise multidisciplinaire interne et externe, à la fois scientifique et médicale, pour le bénéfice des patients. Elle est une composante importante du dispositif de santé publique.
D’une part, elle exerce des missions propres d’évaluation du bénéfice et du risque, de contrôle en laboratoire et d’inspection sur le terrain des sites de fabrication, de distribution et d’essais. D’autre part, elle s’inscrit dans des démarches de santé publique en contribuant activement aux plans et actions de santé engagés par les pouvoirs publics (plan Cancer, plan Sécurité routière, plan Alzheimer …).
En outre, l’Afssaps élabore et diffuse régulièrement des informations sur les décisions qu’elle prend, et sur la sécurité d’emploi et les conditions d’utilisation des produits de santé qu’elle autorise et qu’elle surveille. Cette politique volontaire d’information est une dimension essentielle dans la construction d’une relation de confiance avec les partenaires de la santé. Elle est aussi un des leviers de la sécurité sanitaire car elle participe à la promotion du bon usage des produits de santé. Par son action d’information, l’Agence doit non seulement répondre aux attentes légitimes des professionnels de santé et du public mais aussi être reconnue comme autorité de référence par ces publics.
L’Afssaps est une agence moderne en constante adaptation aux enjeux de son environnement. En 2004, l’Afssaps s’est engagée dans une démarche collective de construction d’un premier projet d’établissement pour répondre aux évolutions de l’environnement scientifique et sanitaire et aux enjeux du paysage institutionnel, français, européen voire mondial. Désormais, tous les 3 ans, elle dessine les ambitions sur lesquelles elle souhaite affirmer son positionnement et définit les objectifs stratégiques pour y parvenir.
En 2007, elle a confirmé ses engagements par la signature du Contrat de performance avec l’Etat.
Carte d'identité
• établissement public de l'Etat créé le 9 mars 1999, placé sous tutelle du ministère chargé de la santé
• une équipe de 950 professionnels environ
• plus de 2000 experts réunis dans des commissions et groupes de travail
• des laboratoires à Saint-Denis, Lyon et Montpellier
• un budget de fonctionnement de 103,7 millions € pour 2008
Directeur général : Jean Marimbert
Président du conseil d’administration : Pr. François Chollet
Président du conseil scientifique : Pr. Alain Grimfeld

mardi, février 12, 2008

DRAMES

Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments Et de Substances
Sécurité sanitaire & vigilances
Stupéfiants & psychotropes / pharmacodépendance
- Drames : résultats de l'enquête 2006
- Rapport d'activité 2006 des CEIP - bilan scientifique

vendredi, février 01, 2008

Le Haut Comité de la formation continue agrée les " Cahiers " du Moniteur Les " Cahiers " du Moniteur des pharmacies ont reçu, le 17 janvier, l'agrément du Haut Comité de la formation pharmaceutique continue, seul gage actuel de qualité en la matière. Ces " Cahiers " regroupent, sous une même bannière, " Le Moniteur Formation ", les " Cahiers Ordonnance ", les " Cahiers iatrogénie " et les " Cahiers Conseil ". Ils se complètent d'une auto-évaluation en ligne sur WK-Pharma.fr. Pour chaque test complet réalisé, une attestation nominative vous est délivrée.