;-) clin d'oeil en rébus aux anciens apothicaires
A la manière d'un Mémento, ce Blog rassemble pour mon usage personnel, des Informations, des Liens, des Actualités, des Rappels réglementaires et des Remarques personnelles. Mais comme cet ensemble didactique rapide peut aussi être utile à d'autres pharmaciens d'officine, je le laisse en ligne afin qu'il soit consultable. Et je remercie dès maintenant les éventuels lecteurs qui laisseront des commentaires et leurs remarques pour me permettre de faire les mises à jour nécessaires, les améliorations et les corrections souhaitables.

mardi, juillet 16, 2013

Aliments à IG élevé

Les aliments à index glycémique élevé stimulent les centres d'addiction dans le cerveau
Même si vous êtes en surpoids, il est souvent difficile de renoncer aux aliments hautement caloriques. Une étude américaine publiée dans American Journal of Clinical Nutrition vient de détecter certains éléments responsables de ce phénomène. L'index glycémique (IG) élevé, caractéristique des aliments sucrés ou contenant de la farine blanche, active le système mésolimbique du cerveau, qui joue également un rôle de « système de récompense » dans le comportement addictif.
Dans l'étude, dirigée par David Ludwig du Harvard Children's Hospital à Boston (Massachusetts, États-Unis), douze hommes en surpoids, mais en bonne santé, ont reçu des boissons lactées (milkshakes) ayant un index glycémique élevé ou faible. Quatre heures plus tard, l'activité cérébrale et la glycémie des participants ont été mesurées.
« Comme on s'y attendait, les hommes ayant consommé le milkshake à IG élevé ont présenté une augmentation rapide de la glycémie, suivie d'une diminution importante conduisant à une hypoglycémie. En outre, nous avons découvert une activation puissante du noyau accumbens, comparativement à ce qui est observé avec les milkshakes à faible IG », a déclaré Belinda Lennerz de la clinique universitaire d'Ulm (Allemagne), qui faisait également partie de l'équipe de l'étude.
En dehors de l'index glycémique, les milkshakes avaient une même teneur en calories, lipides, protéines et glucides. « Il n'y avait pas non plus de différence de goût », a assuré Belinda Lennerz. « Les glucides transformés stimulent les centres d'addiction dans le cerveau », déclare-t-elle dans sa conclusion. Il ne se produirait pas d'impulsions alimentaires addictives si on évitait ce type d'aliments, ont souligné les chercheurs.
Source :  www.univadis.fr/

dimanche, juin 16, 2013

Marinol

Il existe deux agonistes synthétiques dérivés synthétiques du D9-tétrahydrocannabinol, le dronabinol - Marinol® - et la nabilone - Cesamet® - sans effet psychique stupéfiant majeur. Le spray Sativex* contient des dérivés cannabinoïdes. Ce médicament est autorisé aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Grande-Bretagne, pour traiter des douleurs spastiques liées à la sclérose en plaques.
Un décret du 8 juin 2013 a abrogé l’impossibilité en France d’avoir recours au cannabis pour un usage thérapeutique. Avant le décret, une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) avait déjà été délivrée en France au dronabinol, Marinol*, pour certaines douleurs chroniques.
cqfd : Des demandes d'autorisation de mise sur le marché pour des « médicaments contenant des dérivés du cannabis » pourront être déposées devant l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ... 

dimanche, mai 19, 2013

Centres Antipoison


Centres Antipoison et de Toxicovigilance
02 41 48 21 21
05 56 96 40 80
0800 59 59 59
04 72 11 69 11
04 91 75 25 25
03 83 32 36 36
01 40 05 48 48
02 99 59 22 22
03 88 37 37 37
05 61 77 74 47
Centres de Toxicovigilance

mardi, mai 14, 2013

Les femmes consomment plus de médicaments que les hommes ...

Où les femmes consomment plus de médicaments que les hommes !
JIM - UNIVADIS
14 mai 20130
Les praticiens le constatent et plusieurs travaux l'ont démontré, les femmes et les hommes ne font pas le même usage des médicaments. Une enquête suédoise apporte quelques informations supplémentaires sur cette différence entre les sexes. Le registre national suédois de prescription a fourni un recensement complet de tous les médicaments prescrits en Suède au cours de l'année 2010, révélant que 2,8 millions d'hommes (59 %) et 3,6 millions de femmes (76 %) s'étaient vus, au cours de cette année-là, prescrire au moins un médicament. La conclusion est conforme à ce qui était pressenti : les femmes consomment plus de médicaments, quel que soit leur âge, excepté avant 10 ans et même en excluant les contraceptifs. Une différence d'utilisation entre les sexes est présente pour 48 des 50 classes pharmacologiques considérées, après ajustement pour l'âge des patients. En nombre absolu, ce sont les antibiotiques qui obtiennent la palme de la différence entre les sexes, avec 265,5 femmes pour 1 000 qui s'en sont vu prescrire contre 191,3 hommes pour 1 000. Suivent les traitements à visée thyroïdienne (65,7/1 000 femmes vs 13,1/1 000 hommes), et les antidépresseurs (106,6/1 000 femmes vs 55,4/1 000 hommes). Le constat est un peu différent lorsque l'on compare les nombres relatifs. Ce sont alors les antimycosiques systémiques qui font la plus grande différence entre hommes et femmes, en « faveur » des femmes, près de 7 fois plus prescrits chez ces dernières, les anti-ostéoporotiques, 5 fois plus prescrits chez les femmes et les médicaments à visée thyroïdienne, 4,5 fois plus prescrits chez les femmes. En revanche, les traitements contre la goutte, les psychostimulants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont plus souvent prescrits à des hommes (4, 6 et 7 fois plus souvent). Certaines de ces différences s'expliquent par des variations dans la prévalence des pathologies ou par des phénomènes biologiques. Ainsi les désordres musculo-squelettiques, les pathologies thyroïdiennes ou les migraines sont plus fréquentes chez les femmes. Ces dernières seraient aussi plus sujettes au risque de toux avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, expliquant qu'ils sont plus souvent prescrits chez les hommes. Elles seraient en revanche moins concernées par la prévention secondaire en matière de contrôle des paramètres lipidiques. Au cours de leur vie, les femmes ont beaucoup plus souvent que les hommes des occasions de consultations : contraception, grossesses, dépistages du cancer du col ou du cancer du sein, problèmes gynécologiques, etc. En ce qui concerne les antibiotiques, les auteurs émettent l'hypothèse que la prescription plus fréquente chez les femmes serait en lien avec les infections urinaires, plus fréquentes chez elles, d'autant qu'il a été rapporté un nombre non négligeable de surdiagnostics dans ce domaine. Reste que certaines différences ne trouvent pas d'explication rationnelle d'un point de vue médical. Elles pourraient traduire une prise en charge inégale des patients selon leur sexe.

samedi, mai 11, 2013

Hortensia


Munich, le samedi 11 mai 2013 - "... de jeunes Allemands ayant décidé de contourner l’interdiction de consommer de la marijuana en jetant leur dévolu sur les hortensias. Séchées et introduites dans des « cigarettes », les fleurs d’hortensias provoquent de fait des effets proches de ceux du cannabis : détente, euphorie, voire légères hallucinations. ... 
« Les effets secondaires sont très néfastes pour la santé : troubles gastro-intestinaux, problèmes respiratoires, accélération du rythme cardiaque, étourdissements » énumère ainsi pour le journal suisse Le Matin, Kurt Hostettmann, professeur de pharmacologie à Lausanne et à Genève. Surtout, les substances présentées dans la fumée d’hortensia peuvent se muer en « acide cyanhydrique, plus connu sous le nom de Zyklon B » de triste mémoire. ..."
source  : http://www.jim.fr
 ... Faudra-t-il interdire les hortensias comme ce fut le cas pour la belladone ?

lundi, avril 15, 2013

Potassium

http://www.davidnohales.com/6.htmlIl est souhaitable de veiller à ne pas oublier de sélectionner les aliments riches en potassium quand on fait ses courses. Une simple majoration des apports alimentaires de potassium permet de diminuer les chiffres tensionnels chez les hypertendus sans que cela ne les abaisse chez les normotendus. Elle semble aussi dimininuer les risques d'accidents vasculaires cérébraux.
C'est ce qu'il semble falloir retenir des métaanalyse de l'O.M.S.
Richesse en Potassium pour 100g d'Aliments :
  • Haricots, petits pois : 1.300mg
  • Fruits à coques : 600mg
  • Légumes verts (épinards, choux, persil) : 550mg
  • Racines (carottes, beteraves, oignons) : 200mg
  • Autres légumes (tomates, concombres, potirons) : 300mg
  • Fruits (bananes, papayes, dates) : 300mg
de 0 à 6 mois
400 mg
de 7 à 12 mois
700 mg
de 1 à 3 ans
3 000 mg
de 4 à 8 ans
3 800 mg
de 9 à 13 ans
4 500 mg
14 ans et plus
4 700 mg
Femmes enceintes
4 700 mg
Femmes qui allaitent
5 100 mg
Source :
Food and Nutrition Board, Institute of Medicine. Potassium. Dietary Reference Intakes for Water, Potassium, Sodium, Chloride, and Sulfate.
National Academies Press, États-Unis, 2004. Ces données sont le résultat d'un consensus entre les autorités canadiennes et américaines.
*Apport suffisant :
 en l'absence de données scientifiques adéquates, les autorités ont fixé, non pas un apport nutritionnel recommandé (ANR), mais un apport suffisant (AS).
L'apport suffisant en potassium repose sur les apports moyens chez Nord-Américains en bonne santé.



dimanche, avril 07, 2013

Borrelia & manganèse







Sciences et Avenir

Un métabolisme sans fer, c'est possible  -  25-03-2013


La tique est le vecteur de la maladie de Lyme DR

La tique est le vecteur de la maladie de Lyme DR


La bactérie responsable de la maladie de Lyme (diffusée par les tiques) consomme du manganèse à la place du fer, ce qui la rend particulièrement résistante.

PROTÉINE MÉTALLIQUE. C'est une caractéristique unique dans le monde vivant que viennent de mettre en évidence les chercheurs de l’université John Hopkins, de l’institut océanographique Woods Hole et de l’université du Texas. Dans une étude récemment publiée dans la revue Journal of Biological Chemistry, les chercheurs montrent que la bactérie responsable de la Maladie de Lyme (causée par les tiques) n’a pas besoin de fer pour assurer son métabolisme.
En 2000, lorsque le génome de la bactérie (Borrelia burgdorferi) avait été séquencé par une autre équipe qui avait alors constaté que cette dernière n'accumulait pas de fer, et ne produisait aucune protéine comportant ce métal que l'on croyait indispensable à la vie. Il entre par exemple dans la composition de la molécule d’hémoglobine.
Partant de ce constat, des chercheurs ont voulu savoir quel était l'élément qui le remplaçait. Ils ont alors mis en évidence un taux élevé en manganèse dans les protéines produites par la bactérie. La plupart des organismes utilisent le manganèse à petite dose, mais jamais en l'absence de fer.

Un avantage évolutif majeur

RÉSISTANCE. Pour la bactérie, ne pas utiliser de fer constitue un avantage évolutif considérable pour le pathogène. En effet, en cas d’infection, le système immunitaire a tendance à faire baisser le taux de fer dans le sang, dans le but d’affaiblir le métabolisme des bactéries et autres parasites.
Ce faible taux de fer explique en partie pourquoi nous nous sentons faibles quand nous sommes malades. La bactérie se passant de fer, cette réponse immunitaire devient donc totalement inefficace. Ce qui expliquerait pourquoi la borréliose est difficile à traiter, et peut rester présente dans l’organisme de nombreuses années.

Une maladie en forte expansion

TRAITEMENTS. La maladie de Lyme peut être entre autres transmise par les tiques, et se caractérise par un développement en 3 stades. Lors des cas les plus graves, elle peut mener à des méningites et des lésions sévères de plusieurs organes. Présente dans 65 pays, elle connait une forte expansion, notamment en Europe et en Amérique du Nord. 
Les traitements contre la maladie de Lyme sont des antibiotiques, qui doivent être prescrits de manière précoce. En développant des médicaments se focalisant sur les protéines à manganèse, spécifiques des bactéries, les chercheurs espèrent à terme créer de nouveaux traitements efficaces, et ce à tous les stades de la maladie.
Lionel Huot, Sciences et Avenir 25/03/13

mercredi, mars 20, 2013

Les verrues sont des tumeurs cutanées bénignes dûes à des papillomavirus (HPV avec + de 70 sérotypes) qui infectent des kératinocytes sans qe le mode de contamination soit précisemment connu. On suppose que des microtraumatismes favorisent l'infection. - Ne pas couper ou gratter les verrues - Ne pas appliquer de kératolytique - Duofilm* Transvercid* Kérafilm* Pommade Cochon* Corricide du Diable* Verlim* Verrupan* Verrufilm* - lorsque la verrue saigne. - Ne pas partager serviettes et gatns de toilette avec des gens infectés.

dimanche, mars 17, 2013


Confidentialité


Laits végétaux


Les boissons végétales doivent être bannies de 
l’alimentation des nourrissons
Publié le 14/03/2013 JIM.fr 
Le nombre de boissons végétales (souvent improprement dénommées « laits ») disponibles sur le marché français a connu une quasi explosion ces dernières années. On compterait ainsi aujourd’hui 211 boissons présentées comme des laits végétaux à base le plus souvent de soja (92 sur 211), mais aussi d’oléagineux (amande, noisette, noix, sésame et noix de coco), de céréales (riz, avoine, épeautre, blé, kamut, orge, millet, sarrasin) ou encore de chénopodiacées (quinoa, amaranthe). Ces produits, dont l’Agence nationale de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) nous propose un descriptif dans un avis publié hier, sont parfois enrichis en différents nutriments ou matières sucrantes. Aucune de ces boissons végétales disponibles en France ne se présente comme destinée prioritairement à l’alimentation des nourrissons. On trouve même rarement sur la bouteille de certaines d’entre elles des mises en garde telles que « Demander l’avis d’un médecin pour utiliser ce produit dans l’alimentation de bébé » ou encore « Non adapté pour l’alimentation exclusive des nourrissons ».

« Particulièrement adapté aux jeunes enfants en période de croissance »

Cette absence d’indications visant les plus jeunes n’empêche pas aujourd’hui certains parents d’opter partiellement voire exclusivement pour ces « laits » en ce qui concerne l’alimentation de leurs enfants avant l’âge de un an. Un faisceau d’éléments les y incite. D’abord, parce que si ces boissons ne se revendiquent jamais directement comme réservées aux plus jeunes, certains messages invitent à se laisser tenter. Plusieurs bouteilles affirment ainsi que le produit « peut se donner à un bébé dans un biberon ou à la cuillère en début de sevrage » quand d’autres clament plus directement : « recommandé pour une croissance harmonieuse », « accompagne favorablement les périodes de croissance » ou encore « particulièrement adapté aux jeunes enfants en période de croissance ». Outre ces « slogans », l’émergence d’une défiance accrue à l’égard des « effets de la consommation du lait de vache sur la santé » peut pousser certaines mères à s’intéresser aux boissons végétales. L’engouement pour le « végétarisme » favorise par ailleurs ce type de comportement. Enfin, le web fourmille de forums où l’on se plaît à vanter les bienfaits de tels breuvages au soja ou à l’amande pour apaiser bébé et lui permettre, entre autres, de meilleures nuits.

Des produits totalement inadaptés à l’alimentation des plus jeunes

Difficile de savoir quelle ampleur connaît ce mouvement. Cependant, l’ANSES note que les « pédiatres et les diététiciens observent une augmentation du nombre de parents utilisant ou souhaitant utiliser dans l’alimentation de leurs enfants des boissons végétales ou des laits non bovins ». Ces éléments ont incité l’ANSES à mener l’enquête et à se pencher notamment sur la composition de ces boissons au regard de l’arrêté ministériel du 11 avril 2008 relatif aux préparations pour nourrisson (que ces « laits végétaux » n’ont pas à respecter). Il apparaît que les apports énergétiques conférés sont inférieurs au seuil minimum dans 73 % des cas, les apports protéiques sont le plus souvent inadaptés (83 %), les apports lipidiques inférieurs au seuil minimum (77 % des boissons) et les apports sodés inadaptés (69 %). Enfin, « les teneurs en calcium lorsqu’elles figurent sur l’étiquetage sont systématiquement supérieures aux valeurs seuils de la réglementation ».

La malnutrition revient en France !

Ces compositions ne laissent aucun doute sur la dangerosité d’une alimentation exclusive à base de boissons végétales pour le très jeune enfant. « Au cours des premières semaines ou des premiers mois de vie, l’alimentation exclusive par une boisson végétale en remplacement du lait maternel ou d’une préparation pour nourrissons peut entraîner en quelques semaines un état de malnutrition protéino-énergétique sévère de type kwashiorkor ou un marasme pouvant conduire à des complications infectieuses et au décès » estime l’ANSES. La mise en garde n’est pas que théorique : des signalements inquiétants sont également cités par l’ANSES. L’Agence rapporte ainsi que « dans le cadre de sa mission de nutrivigilance » elle « a instruit en 2011 un cas d’alcalose métabolique sévère chez un enfant de 12 mois nourri par nutrition entérale de façon exclusive avec une boisson aux amandes ». Elle indique également que « deux études récentes recensent 13 cas de complications imputables à la consommation par des nourrissons de boissons végétales ». Au-delà de ces cas spécifiques, l’ANSES relève que « les pédiatres ont également signalé une augmentation de cas de malnutrition (pouvant être sévères) chez des enfants nourris avec des boissons végétales apparentés à des laits ou de certains laits d’origine animale non bovine ». Des mises en garde sur ce sujet ont de fait déjà été émises par la Société française de pédiatre, tandis qu’en 2011, les représentants du Syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) qualifiaient ces tendances inquiétantes de « maltraitance nutritionnelle ».

L’allaitement avant tout !

Pour l’ANSES, il semble donc urgent de rappeler que les boissons végétales « ne conviennent pas au remplacement du lait maternel et des laits infantiles (…) chez les nourrissons âgés de moins de un an ». Elle rappelle en outre que le « lait maternel est l’aliment le mieux adapté aux besoins du nourrisson. En l’absence d’allaitement ou en complément de celui-ci, seules les préparations pour nourrissons ou les préparations de suite (…) et autorisées par la réglementation peuvent couvrir les besoins des nourrissons ».
Aurélie Haroche

mercredi, mars 06, 2013

Maladies rares

Les maladies rares moins orphelines sur la Toile
" La sixième Journée internationale des maladies rares (rarediseaseday.org), ... 28 février, ... Plus de 7 000 pathologies méconnues sont en effet répertoriées à ce jour, et une personne sur 20 est concernée directement ou indirectement par une maladie rare, selon Alliance Maladies rares, qui fédère 200 associations .... Le site de l'association Maladies rares Info Services ... le site Orphanet est visité chaque mois par près d'un demi-million de personnes (patients, familles et professionnels de santé). .... Une maladie est considérée comme "orpheline" si elle touche moins d'une personne sur 2 000. Bruxelles a annoncé jeudi avoir débloqué une enveloppe de 144 millions d'euros pour financer 26 projets de recherche sur ces maladies." 
http://www.alliance-maladies-rares.org/
http://www.maladiesraresinfo.org/
http://forums.maladiesraresinfo.org/
http://www.orpha.net/
Source : Le Monde

dimanche, décembre 16, 2012

Choco


Un essai clinique mené en Grande-Bretagne teste l'efficacité contre la toux d'une molécule contenue à haute dose dans le chocolat noir.
Le remède miracle contre la toux chronique, dont les symptômes ne disparaissent pas au bout de plusieurs semaines malgré les traitements, se cache-t-il dans le chocolat? C'est ce qu'espère le professeur Alyn Morice, spécialiste de la toux à la Cough Clinic de Hull en Grande-Bretagne. Il dirige actuellement un essai clinique avec 288 patients pour tester l'efficacité de la théobromine, une molécule que l'on trouve à haute dose dans le chocolat noir et en moindre quantité dans le thé.
«On considère souvent la toux comme un mal banal et peu grave, mais quand elle devient persistante, c'est à dire qu'elle résiste aux traitements pendant plus de deux semaines, elle peut devenir un véritable handicap, assure le Pr Alyn Morice. Certaines personnes ont des crises qui les font tousser plus de 100 fois par heure, ce qui rend impossible toute vie sociale, comme aller au cinéma ou au théâtre et entraîne des troubles très gênants comme l'incontinence.» À des niveaux de gravité variables, la toux chronique affecte près d'une personne sur dix, ce qui en fait une problème très répandu.

Des essais prometteurs

En temps normal, la toux est une réaction utile qui sert à dégager les voies aériennes et évite notamment que des objets étrangers ne viennent tomber dans les bronches. Mais certaines personnes développent une hypersensibilité de la trachée qui, à la moindre agression extérieure, comme de la fumée, des poussières ou même un parfum, peut entraîner des quintes de toux parfois très violentes. «Pour un tiers de ces personnes hypersensibles, nous avons un traitement à base de morphine qui donne de bons résultats, mais cela ne marche pas pour tout le monde», précise Alyn Morice.
La théobromine agit en inhibant l'activité du nerf vague, ce qui réduit sensiblement l'occurrence du réflexe qui provoque la toux. Les premiers essais sont vraiment prometteurs, et si l'essai clinique en cours jusqu'à la fin de l'année 2013 confirme l'efficacité du produit sa commercialisation par le laboratoire britannique Seek pourrait être ensuite très rapides. Des traitements antitussifs à base de théobromine sont déjà autorisés à la vente en Corée-du-Sud.
En attendant, en cas de toux aiguë, le Pr Alyn Morice est critique contre l'efficacité des traitements courants. «La plupart des médicaments contre la toux vendus sans ordonnance ne font pas mieux qu'un placebo, même s'il ne faut pas sous-estimer l'effet placebo, qui est assez important contre le phénomène», précise le spécialiste. Pour la plupart des sirops, l'efficacité vient de leur action physique qui leur permet de tapisser la gorge, plutôt que de leur composition chimique.
Bienfaits du chocolat

samedi, décembre 15, 2012

Pique et porc-épic


Source : Publication du 15/12/2012 J.I.M. Aurélie Haroche - Des découvertes épiques
Paris, samedi 15 décembre 2012 – Une épine de porc-épic d’Amérique du Nord, l’Erethizon dorsatum, n’est pas qu’une simple aiguille. L’observation au microscope optique d’une d’entre elles permet de révéler une structure dentelée, créée par la présence de nombreux petits piquants. Au total, les quatre derniers millimètres de chacune des aiguilles dressées sur la carcasse d’un porc épic américain comportent 700 à 800 picots minuscules. Cette particularité n’est pas sans impact sur la pénétration de l’aiguille. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs de la Harvard Medical School à Boston qui publient leurs résultats dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).

Pénétration sans douleur, retrait au forceps

En comparant la pénétration des aiguilles du porc-épic d’Amérique du Nord avec celle des piquants d’un porc-épic africain ou d’une seringue médicale, ces chercheurs ont constaté que les premières glissaient bien plus facilement sous la peau que les autres. Soixante à soixante-dix pour cent de force en moins a en effet été nécessaire pour transpercer les échantillons de peau de cochon utilisés pour l’expérience avec des aiguilles de porc-épic américain (par rapport à celles de son « homologue » africain). Par ailleurs, l’énergie nécessaire pour faire pénétrer une aiguille médicale était deux fois plus importante que celle déployée avec une aiguille de porc-épic américain. Facile à insérer, donc, cette dernière n’en est pas moins fortement résistante. Non contents de permettre une pénétration rapide (et sans douleur), les centaines de piquants microscopiques fonctionnent en effet une fois à l’intérieur de la peau comme des petits « hameçons » décrit Futura Sciences.

Des pansements et des seringues s’inspirant du porc-épic ?

Pour les auteurs de l’étude, ces constatations ne devraient pas rester sans conséquences en terme d’applications médicales. Ils estiment en effet que les propriétés des aiguilles du porc-épic d’Amérique du Nord pourraient être utilisées pour mettre au point des aiguilles médicales plus efficaces… et donc moins douloureuses. Par ailleurs, des nouveaux pansements pourraient être élaborés en s’inspirant des mystères des aiguilles du porc-épic. 
Des promesses pour le moins piquantes !

Naltrexone


Une étude américaine vient de montrer que la naltrexone, utilisée dans le sevrage de l'alcool ou de l'héroïne, permet de limiter significativement la prise de poids chez les femmes qui arrêtent la cigarette.
La crainte de prendre du poids est une raison fréquemment invoquée par les «accros» au tabac pour ne pas arrêter de fumer. Surtout lorsque l'on est déjà en surpoids ou obèse comme c'est de plus en plus le cas dans les pays industrialisés.
Une équipe de chercheurs des universités de Chicago et de Yale (États-Unis) vient de montrer que la naltrexone -un inhibiteur des opioïdes utilisé contre la dépendance à l'alcool et à l'héroïne, commercialisée en France sous le nom de Revia- est capable d'aider les hommes à se sevrer du tabac et empêche les femmes de grossir lorsqu'elles abandonnent la cigarette.
Leurs résultats, publiés dans le dernier numéro de la revue Biological Psychiatry, montrent que 30 % des hommes qui ont participé à l'essai (sur un total de 700 participants des deux sexes) n'avaient pas rechuté au bout de trois mois de traitement, contre 17 % dans le groupe témoin.

«Inquiètes à l'idée de grossir»

Pour les femmes, les performances étaient les même entre les deux groupes. En revanche, celles qui avaient reçu de la naltrexone n'ont pris que 900 grammes, toujours après trois mois de traitement, contre 2,3 kilogrammes pour les patientes à qui l'on avait administré un placebo.
«Quand elles essaient d'arrêter de fumer, les femmes ont tendance à prendre plus de poids que les hommes et à être inquiètes à l'idée de grossir, explique Andrea King, de l'université de Chicago. L'ajout de naltrexone à un traitement standard de sevrage tabagique pourrait les aider à surmonter cette difficulté.»
Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont combiné les données provenant des deux plus grands essais utilisant la naltrexone pour aider les personnes volontaires à cesser de fumer. Pendant 6 à 12 semaines après la date d'arrêt, les participants ont pris soit de la naltrexone, soit un placebo. Ils ont également reçu un patch de nicotine et bénéficié de conseils pour mener à bien leur sevrage au cours du premier mois.
«À ce jour, la naltrexone a donné les résultats les plus prometteurs pour limiter la prise de poids des femmes lors du sevrage tabagique, explique Andrea King. Il est possible que le blocage des opioïdes réduisent la tendance des femmes qui arrêtent de fumer à manger des aliments gras et sucrés.»
Source : Le Figaro

lundi, novembre 05, 2012

Dronabinol etc.

L'usage de cannabis à des fins thérapeutiques est autorisé dans quatorze États de U.S.A. bien que la F.D.A., l'agence américaine du médicament, ait émis des réserves et des craintes quant à son usage. En France, l'utilisation du cannabis et ses dérivés, n'est pas autorisée, il ne peut donc pas y avoir de recherche sur le cannabis thérapeutique, mais ses effets pharmacologiques sont connus et suivis dans le cadre des service s d'addictologie.
  • "À ce jour, plusieurs études internationales confirment le bénéfice de ces cannabinoïdes dans de nombreuses indications: douleurs neurologiques dans le cadre de la sclérose en plaque, stimulation de l'appétit chez les patients atteints du sida, prévention des nausées et vomissements chez des personnes touchées par un cancer, mais également spasmes et crampes musculaires, glaucome, épilepsie.
  • En outre, les addictologues envisagent son utilisation pour sevrer les patients dépendants au cannabis et pour qui l'abstinence est très douloureuse." * [à propos du dronabinol dérivé du T.H.C., substance active du cannabis].
*  source : l'article du Figaro 
En tant que praticien, il faut avouer que l'on est vraiment démuni pour aider les patients qui souhaitent ou ont besoin de se sevrer. On ne peut que constater que malgré la pénalisation actuelle, le nombre des utilisateurs en infraction de la légalité continue de croître, et bien que très réticent, il me semble donc que de façon réaliste, il serait judicieux de prendre en compte les résultats de nos voisins européens pour passer de la prohibition à un usage contrôlé qui assécherait les revenus illégaux des malfrats.

lundi, octobre 22, 2012

Pas plus de 800 g de Champignon par an

''Philippe Clowez, pharmacien à Pont-l’Evêque, mycologue de grande renommée, qui procède au recensement des espèces et variétés de morilles depuis 1986. Dans les colonnes du Courrier Picard, ce passionné de champignons estimait il y a quelques jours qu’il ne suffisait pas d’éviter les champignons « vénéneux » pour être assuré de consommer des produits sans danger pour la santé. Selon lui, des champignons poussant en France, notamment dans certaines régions, présentent des taux de césium 134 et 137 trop élevés, héritage entre autres de l’accident de Tchernobyl. « Le césium de Tchernobyl s’est enfoncé dans le sol, pas loin de la surface. Or les champignons se reproduisent sous terre par leur mycélium, qui remonte la radioactivité présente dans le terreau. Les morilles comme les pieds bleus vont être les plus touchés, car ils ont un mycélium plus profond (…). Il y aura moins d’impact pour les champignons à reproduction profonde, tels les bolets » explique-t-il. Aussi, invite-t-il plus que jamais à respecter la recommandations des autorités sanitaires : il ne faut pas dépasser une consommation de 800 grammes de champignons par personne dans l’année. Cette « règle » n’est pas uniquement destinée à éviter la contamination par des agents radioactifs. D’une manière générale, les champignons « sauvages » sont fortement exposés à la pollution atmosphérique, surtout lorsqu’ils poussent près des routes, comme les morillons, lépiotes et autres agarics."

samedi, septembre 15, 2012

Quinquina


LIMA. XVIIe siècle. Exténué par sa course, le soldat tend le sac contenant la poudre obtenue auprès des Indiens que le médecin administre aussitôt à une femme alitée. Elle n'est autre que l'épouse du vice-roi du Pérou, Luis Geronimo Cabrera, comte de Chinchon (1589-1647). Passés trois jours, n'ayant plus de fièvre, la vice-reine se lève en pleine forme, entendant faire bénéficier toute la ville de ce médicament qui ne tarde pas à être appelé « poudre de la comtesse », Quelques années plus tard, la comtesse étant décédée, son mari se retira près de Madrid où il mourut. Le bruit courut qu'il avait ramené en quantité l'écorce qu'il distribuait aux paysans de son fief pour les préserver des fièvres ... puis disparut des mémoires. Quelle que soit sa véracité, cette histoire prit consistance grâce à Linné, qui devait nommer en1742 l'arbre producteur de l'écorce Cinchona, en l'honneur de la comtesse de Chinchon. C'est donc au XVIIe siècle que l'Occident découvrit les vertus du « kinakina » (écorce des écorces) récolté par les Indiens Aymaras sur l' « arbre de la fièvre» - rien ne prouve toutefois qu'ils l'aient utilisé comme fébrifuge; de plus, le kinakina n'était probablement pas l'écorce du quinquina qui pourtant en tira son nom. Un cardinal jésuite, Juan de - Lugo, pressa alors le médecin du pape Innocent X d'étudier cette écorce. Ce dernier l'ayant jugée miraculeuse, les religieux s'attribuèrent le monopole de l'importation de ce qui devint la « poudre des Jésuites ». Toutefois, tiraillé entre partisans acharnés et détracteurs opiniâtres, le quinquina sembla sombrer dans l'oubli vers 1660 une fois constaté qu'il ne préservait pas de la peste. Mais la poudre continua une aventure clandestine. Un jeune apothicaire de l'Essex, Robert Talbor (1642-1681), se présenta en 1668 à Londres comme « pyré­tiâtre », il stigmatisa la poudre des Jésuites et proposa un autre fébrifuge qui ne tarda pas à faire sa fortune et sa notoriété (il fut nommé médecin du roi !).
En 1678, le dauphin de France étant tiré d'une mauvaise fièvre par notre pyrétiâtre, la Cour s'en­thousiasma pour sa poudre révo­lutionnaire et le quinquina devint, plus qu'Un médicament, une bois­, son à la mode. Le secret de Talbor fut levé en 1682 par le médecin du roi Nicolas de Blégny (1652- 1722) : l'Anglais administrait du quinquina en masquant son amertume par des aromates.
Personne ne sut pendant long­temps comment était fait l'arbre dans sa globalité: les Indiens re­fusaient de dévoiler leurs lieux de récolte. Il fallut attendre 1737 pour que La Condamine (1701-1774), le premier, puisse le dé­crire ; quant au botaniste Joseph de Jussieu (1704-1779), il en dis­tingua diverses espèces, mais res­ta trente-six ans en Amérique du -Sud pour mourir, fou, peu après son retour en France: son témoignage ne fut retrouvé qu'en ... 1936 !
Nicolas TOURNEUR
Source : Le moniteur des pharmacies - septembre 2012
Du quinquina à la quinine
L'écorce du quinquina, analysée en 1820 par les pharmaciens français, Pierre-Joseph Pelletier (1788-1842) et Jean Bien-Aimé Caventou (1795- 1887), livra deux alcaloïdes (on ap­prit par la suite qu'elle en contenait bien d'autres !) : la cinchonine et la quinine qui, puissamment fébri­fuge, devint un médicament essen­tiel au XIX- siècle - avec la morphine. Leur technique permit de comparer la qualité des divers quinquinas. Il fallut toutefois attendre 1865 pour qu'un commerçant anglais, Charles Ledger (1818-1905), obtienne d'un Indien bolivien, Manuel lncra Ma­mani, quelques kilos de graines du meilleur : g. Cinchona calisaya. L’indien fut mis à mort par ses proches pour avoir trahi leur secret. Quant aux graines, elles constituèrent la base des plantations hollandaises de Java, Source de quinine jusqu'à leur destruction par l'armée nippone pendant la Seconde Guerre mon­diale. Les antipaludiques de syn­thèse, notamment la chloroquine, prirent alors la relève et ouvrirent une autre histoire. 

Alerte médiatique

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120912.OBS2062/infographie-la-liste-noire-des-58-medicaments-dangereux.html#xtor=EPR-3-[Actu17h]-20120915
les règlements de compte continuent ... 
trop d'alerte peut devenir aussi dangereux que pas assez !

jeudi, septembre 13, 2012

carboxy--tetrahydrocannabinol


Un conducteur fumeur de cannabis relaxé en justice

Nouvel Observateur, jeudi 13 septembre, www.tempsreel.nouvelobs.com
Un homme, poursuivi pour conduite sous l'emprise de cannabis, vient d'être relaxé par la cour d'appel d'Angers. ... Les juges ont relaxé l'automobiliste au motif qu'il n'était plus sous l'effet de la drogue lors du contrôle routier. En effet, son analyse de sang a permis de retrouver la trace du métabolite non-psychoactif du cannabis (THC-COOH), mais pas celle du principe actif du produit (THC). En se basant sur les avis de professeurs de l'Inserm et de plusieurs médecins chercheurs, les avocats ont démontré que ce principe passif n'avait aucun effet sur l'aptitude à la conduite et sur le comportement au volant. Le métabolite THC-COOH reste dans le sang pendant 24 à 48 heures après la consommation de cannabis, alors que le principe actif ne perdure qu'entre six et douze heures après. ...

Curcumine


Le curcuma, un antiviral puissant
C'est une « découverte » qui passionne tant les Américains qu'elle a été reprise par plusieurs media grand public et de nombreux sites spécialisés dans la communication médicale : la curcumine (issue du curcuma) empêche le virus de la fièvre de la vallée du Rift de se multiplier dans un modèle cellulaire expérimental. Suit la description des mécanismes en jeu, tels que décryptés par les auteurs du G. Mason University, USA : la curcumine développerait son effet inhibiteur en interférant avec les mécanismes de phosphorylation IKK.beta2 de la protéine virale NSs, avec altération du cycle cellulaire normal. Un phénomène qui a pu être retrouvé aussi avec la souche virale ZH501, hautement virulente ; enfin, nec plus ultra, la curcumine « down- régulerait » la réplication virale dans le foie de souris expérimentalement infectées. CQFD.
La curcumine, donc, douée d'une efficacité antivirale remarquable ? A. Narayanan, première auteure de l'article, est d'origine indienne et à ce titre élevée au curcuma, ce qui a certainement été une grande motivation pour elle. Son remarquable travail, cependant, confirme encore une fois que le curcuma, épice ancestrale majeure de la médecine ayurvédique, pourrait être douée d'activités anti infectieuses -en l'occurrence antivirales- remarquables. Une recherche bibliographique rapide semble confirmer le fait, avec pour l'exemple deux publications particulièrement contributives. La première, réalisée par D-Y Chen et al., de Taiwan (Food Chemistry, 119 ; 1346-51), démontrait en 2010 qu'un traitement à la curcumine 30 µM réduisait de 90 % la production de virus grippaux d'une culture cellulaire, les auteurs évoquant en outre un effet direct de la curcumine sur l'infectiosité de particules virales H1N1 ou H6N1. La seconde, la même année (Zandi K et al, Nat Prod Commun), comparait l'activité de plusieurs produits naturels sur des cellules Vero infectées au virus herpes simplex HSV-1, et montrait que les meilleurs effets étaient obtenus par la curcumine et ses dérivés...
Nombreux sont les Indiens qui soignent, depuis longtemps, leurs maux de gorge et autres syndromes grippaux en absorbant leur dose quotidienne de curcuma. La science semble aujourd'hui leur donner raison, et les dérivés du curcuma promis à un bel avenir. A. Narayanan souhaite poursuivre ses recherches avec d'autres virus, Bunyavirus, alphavirus (encéphalite équine) et même retrovirus (dont le VIH). On attendra les résultats de ses travaux avec intérêt.
Narayanan A et coll. : Curcumin inhibits Rift valley fever virus replication in human cells. J Biol Chem., 2012 ; publication avancée en ligne le 30 juillet
Source : 

jeudi, août 30, 2012

Stablon

L'antidépresseur Stablon* (tianeptine) suivra une partie de la réglementation des stupéfiants à compter du 3 septembre. Il devra être prescrit :

  • en toutes lettres (posologie et nombre de prises) 
  • sur une ordonnance sécurisée 
  • pour une durée maximale de 28 jours. 
  • Le chevauchement d'ordonnances est interdit sauf mention expresse du prescripteur. 
  • Une copie de l'ordonnance doit être conservée trois ans à l'officine. 
  • Mais aucun délai de carence ne lui est imposé.

mardi, juillet 03, 2012

Régime

Il y a une philosophie des régimes. On lit de plus en plus de choses intelligentes à ce propos.
Source :  Le Figaro - Delphine Chayet, damien Mascret - le 02/07/2012

L'effet boomerang des régimes

La reprise de poids la plus forte se produirait avec les régimes pauvres en graisses.
Pourquoi reprend-on du poids après un régime? Les habitués des cures amaigrissantes connaissent trop bien le fameux effet yo-yo ou boomerang, qui les voit reprendre leurs kilos perdus -et même plus- dans les mois qui suivent l'arrêt du régime. On attribue souvent cette reprise de poids à un manque de motivation ou de volonté. Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association du 27 juin pointe une autre explication.
«La perte de poids entraîne des adaptations biologiques, notamment une diminution de la dépense énergétique de base et une augmentation de la faim, qui conduisent à une reprise de poids après le régime», indiquent les chercheurs de l'hôpital pour enfants de Boston.
La dépense énergétique de base correspond à la quantité de calories que brûle le corps pour assurer son fonctionnement de routine. Que se passe-t-il en cas de régime restrictif en calories? Dans un premier temps, l'organisme compense les privations en se mettant au ralenti. Problème, l'organisme va garder ce fonctionnement énergétique à l'économie lorsque le régime sera terminé et que l'on reprend une alimentation normale. Le corps s'est habitué à ne pas dépenser beaucoup d'énergie et le stockage des calories «en trop» va être plus important qu'avant la diète. L'effet de «stockage rebond» est variable selon les régimes. Pour le quantifier, les chercheurs américains ont soumis 21 jeunes adultes en excès de poids à trois types de régimes: pauvre en graisses (sans frites ni fromages, par exemple), très pauvre en sucres (y compris pâtes et pain qui contiennent des glucides) et régime à index glycémique bas, c'est-à-dire privilégiant les glucides qui ne font pas trop monter le taux de sucres dans le sang: lentilles cuites à l'eau, haricots blancs, boulgour, par exemple.
Au cours du régime, le corps humain ne s'adapte pas de la même façon aux différents régimes imposés. Raisonner uniquement en terme de calories s'avère trop simpliste: «Une calorie ne vaut pas une autre calorie», insistent les chercheurs. Selon qu'elle vient des sucres ou des graisses, le corps s'adapte différemment à cet apport et les conséquences à long terme ne sont pas les mêmes.
Pour les auteurs de l'étude, le régime pauvre en graisses est celui qui s'accompagne de l'effet boomerang le plus fort. En effet il a tellement diminué la dépense énergétique du corps au repos que celui-ci en garde l'habitude. Ainsi, même lorsque le régime est terminé et que l'alimentation n'est plus restreinte en calories, le corps continue de dépenser moins qu'avant, en moyenne environ 205 kcal de moins par jour. Malheureusement, la sensation de faim, elle, n'est pas réduite.
A contrario, le régime très pauvre en sucres est celui qui ralentit le moins la consommation énergétique de base de l'organisme: - 138 kcal/j. D'où un effet yo-yo moindre lors de la reprise d'un régime normal. Enfin, le régime privilégiant les aliments à index glycémique bas (comme leslentilles cuites à l'eau, les haricots blancs ou le boulgour) se situe entre les deux précédents: - 166 kcal/j.

Éviter les privations

Si l'étude est précieuse pour mieux comprendre l'effet boomerang des régimes, on ne peut en conclure qu'un régime très pauvre en sucre est idéal. D'ailleurs, les auteurs signalent avec ce régime des signes de stress hormonal qui peuvent «entraîner de l'adiposité, de la résistance à l'insuline et des maladies cardio-vasculaires». Peu rassurant.
«Globalement, ce sont les variations de glycémie qui sont nocives, car elles entraînent des envies de sucres et des stockages excessifs», commente le Dr Alain Scheimann, nutritionniste. «Pour maintenir la perte de poids, l'essentiel est d'éviter les privations qui conduisent inéluctablement à la frustration. Pour le reste, il faut conserver une alimentation équilibrée: limiter les sucresrapides, sans les exclure, garder les sucres lents (féculents, légumineuses), maintenir les protéines et les lipides en quantité très raisonnable.»
Cette étude ne concerne que la courte période de 4 semaines suivant la fin du régime, mais on sait que les effets d'un régime sur le métabolisme durent très longtemps. Un an après la perte de poids initiale, on peut encore observer des modifications des taux d'hormones impliquées dans la sensation de faim.

lundi, juillet 02, 2012

Source : ANSM
« La Pharmacopée est le recueil à caractère réglementaire des matières premières autorisées à entrer dans la composition des médicaments. La pharmacopée comporte notamment les critères de pureté des matières premières ou des préparations ainsi que les méthodes d'analyses permettant d’assurer leur contrôle. Cet outil de référence à l’usage des professionnels de santé, est pour la 1ère fois accessible en ligne.
La Pharmacopée française 11ème édition est entrée en vigueur le 1er Juillet 2012 et se substitue à une édition qui était en application depuis le 1er janvier 1983. Il s’agit d’un outil de référence à l’usage des professionnels de santé (utilisateurs de matières premières pharmaceutiques, laboratoires (publics ou privés) chargés des contrôles de qualité, services d'enregistrement des médicaments, officines….).
Des textes en ligne sur Internet et accessibles gratuitement
La pharmacopée 11ème édition est accessible gratuitement sur le site de l’ANSM . La publication sous forme papier a été abandonnée, ce qui permet une mise à disposition plus rapide des textes et garantit une accessibilité plus importante.
Elle comprend des textes et des monographies français (730 textes) qui ne sont pas publiés dans la Pharmacopée européenne. En France, ces deux Pharmacopées sont réglementairement d’application obligatoire, la Pharmacopée comprenant les textes de la Pharmacopée européenne et ceux de la Pharmacopée française.
Une présentation identique à celle de la Pharmacopée européenne
L’organisation des chapitres suit dorénavant celui de la Pharmacopée européenne et les monographies de substances sont regroupées selon leur origine (origine végétale, origine chimique…), ce qui permet de visualiser le contenu de la Pharmacopée par thématiques.
Un index récapitulant tous les textes de la Pharmacopée française est intégré à l’ouvrage. Il permet aux utilisateurs de vérifier rapidement si une monographie est présente ou non dans cette Pharmacopée.
Les textes dont la date de publication est postérieure à 2000 ont été convertis dans le style rédactionnel de la Pharmacopée européenne sans que cela n’affecte leur contenu technique. Cette conversion est en cours pour les textes antérieurs à 2000.
Des ajouts, des modifications et des suppressions de monographies
53 monographies devenues obsolètes ont été supprimées, 25 nouvelles monographies ont été introduites et 21 monographies ont été révisées. 
Ces monographies ont toutes fait l’objet d’une enquête publique entre 2009 et 2012. 
Parmi les nouvelles monographies, figurent notamment des formules à destination pédiatrique du Formulaire national (gélules de chlorhydrate d’amiodarone (10 mg à 200 mg), Potion gommeuse…), la monographie cadre sur les moisissures pour produits allergènes, des substances d’origine végétale (dont l’huile essentielle d’hysope et la monographie cadre sur les huiles essentielles médicinales) et des monographies de souches homéopathiques. 
Les monographies sur les produits d’origine végétale (114 monographies) et sur les souches pour préparations homéopathiques (318 textes en français, parmi lesquels 132 sont traduits en anglais) constituent une grande part de la Pharmacopée française. »
ex : http://ansm.sante.fr/ANSM-media/Publications/Pharmacopee-francaise-Substances-d-origine-vegetale 

jeudi, juin 14, 2012

Plantes et préparations

Ne peuvent plus être prescrits, ni délivrés, ni entrer dans la composition d’une préparation :

  • la plante g. Garcinia cambodgia  le Mangoustan (1)
  • le fruit vert de g.. Citrus aurantium L. ssp aurantium ou amara (2)

Les préparations à base de la plante g. Hoodia gordonii (3)sont interdites.
 
(1)                                         (2)
(3)
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