- Les mucolytiques, les mucofluidifiants et l’hélicidine sont contre-indiqués chez le nourrisson.
- Les sirops antihistaminiques H1 de première génération utilisés dans le traitement de la toux seront prochainement contre-indiqués chez le nourrisson.
- Il est, en outre, envisagé de contre-indiquer le fenspiride chez le nourrisson et les suppositoires à base de dérivés terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois.
- Les sirops antitussifs à base d’opiacés, sont contre-indiqués chez les nourrissons en raison de leur effet dépresseur respiratoire. En aucun cas, les antalgiques opioïdes de forme pédiatrique ne doivent être utilisés pour traiter la toux chez le nourrisson.
- Aucun traitement d’aucune autre nature n’a fait la preuve de son efficacité ; la prise de miel n’est pas recommandée chez les enfants de moins d’un an.
jeudi, décembre 01, 2011
Verrues
jeudi, novembre 17, 2011
Dépigmentation volontaire de la peau : Risques
Ces produits exposent les utilisateurs à des risques pour leur santé. Il s’agit, dans la majorité des cas, de maladies de la peau (infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation, etc.). Ces pratiques peuvent également être à l’origine d’un risque accru notamment de diabète et d’hypertension artérielle, de complications rénales et neurologiques. Enfin, cela expose l’enfant à des risques toxiques en cas d’utilisation chez la femme enceinte ou allaitante.
...
Aussi l’Afssaps et la DGCCRF recommandent [1] aux utilisateurs de ne pas avoir recours à la dépigmentation volontaire de la peau qui peut nuire gravement à la santé. En cas de recours à cette pratique, il est nécessaire de consulter un médecin notamment en cas de survenue d’effets indésirables. De plus, il n’est pas recommandé d’utiliser des produits éclaircissants dont l’étiquetage mentionne la présence d’hydroquinone, de corticoïdes et/ou de dérivés mercuriels et des produits éclaircissants et/ou n’est pas compréhensible et/ou ne précise pas le détail de leur composition.
En outre, l’Afssaps rappelle qu’il est dangereux d’utiliser des médicaments et des préparations réalisées par un pharmacien en dehors des prescriptions médicales délivrées pour le traitement d’une maladie de la peau.
Des produits cosmétiques éclaircissants unifiants ou anti-tâches sont autorisés à la vente en France et ne sont pas concernés par cette mise en garde.
...
L’Afssaps rappelle que les professionnels de santé doivent déclarer à l’Agence tout effet indésirable grave survenu après l’utilisation d’un produit éclaircissant de la peau comme pour tout autre produit cosmétique
jeudi, septembre 29, 2011
De plus en plus d'indications pour la coriandre
(JIM)
Dr Jack Breuil
Si vous n'avez jamais entendu parler des propriétés de l'huile essentielle (HE) de coriandre, tel n'est sans doute pas le cas de (tous) vos patients. La coriandre, plante aromatique médicinale reconnue depuis l'antiquité et largement utilisée dans la cuisine méditerranéenne, est en effet prescrite par les adeptes de médecine naturelle pour ses activités digestives et carminatives mais aussi pour soigner des douleurs et crampes, convulsions, nausées diverses... et parfois des problèmes infectieux. Ces dernières propriétés, antifungiques et autres, ont déjà fait l'objet de quelques études publiées jusque dans les meilleures revues médicales. C'est encore le cas aujourd'hui, mais ces nouveaux travaux, plus aboutis, pourraient mener à une reconnaissance explicite de l'intérêt de la coriandre en la matière, et finalement -peut- être- à son utilisation pratique plus large.
Rappel donc, pour débuter, des propriétés anti infectieuses de l'HE de coriandre. Les chercheurs de l' Université de Beira Interior, Portugal, l'ont testée contre une douzaine d'espèces bactériennes potentiellement pathogènes à Gram positif et négatif, dont E coli, salmonelles et staphylocoques, y compris résistant aux antibiotiques, par des techniques classiques de microbiologie en concentrations inhibitrices complétées de cytométrie de flux. D'où il est apparu que l'HE de coriandre exerçait de fortes activités microbicides sur de nombreuses espèces de bactéries, à l'exception cependant de Bacillus cereus ou Enterococcus fæcalis. Le mécanisme en cause, selon les Portugais, serait essentiellement lié à une toxicité sur les membranes bactériennes, avec altération de leur effet barrière et inhibition des processus vitaux induits, respiratoires et autres, aboutissant finalement à la mort cellulaire. Pour les auteurs, c'est clair : les remarquables propriétés anti infectieuses de l'HE de coriandre en font un produit de grand avenir, adapté par exemple au contrôle des toxi infections alimentaires collectives ou des infections nosocomiales.
Faire entrer l'HE de coriandre à l'hôpital ? C'est ce qu'envisagent les auteurs, pour qui elle pourrait être une alternative "naturelle" à certains traitements antibiotiques et une arme contre les bactéries multi résistantes. Un point de vue qu'on pourrait certainement partager, au moins en partie, avec eux. Et ce d'autant plus, d'ailleurs, que quasi simultanément à cette publication dithyrambique en paraissait une autre, réalisée plus au nord de l'Europe à Freiburg, Allemagne. Les auteurs de ce second essai avaient de leur côté testé l'HE de coriandre en en établissant les CMIs pour différentes espèces bactériennes responsables d'infections cutanées ; eux aussi avaient détecté la forte activité du produit, notamment sur des streptocoques pyogènes ou des staphylocoques, résistant ou non à la méticilline. Mais, ne s'arrêtant pas en si bon chemin, ils l'avaient incorporé à des crèmes et en avaient badigeonné une quarantaine de volontaires, pour prouver, avec succès, que leur thérapeutique était aussi bien tolérée qu'efficace. L'HE de coriandre semble incontestablement sur le point de gagner quelques galons médicaux...
Silva F et coll. : Coriander (Coriandrum sativum L.) essential oil : its antibacterial activity and mode of action evaluated by flow cytometry. J Med Microbiol., 2011 ; 60 (Pt10) : 1479-86 Casetti F et coll. : Antimicrobial activity against bacteria with dermatological relevance and skin tolerance of the essential oil from Coriandrum sativum L.fruits. Phytother Res., 2011 ; publication avancée en ligne le 4 août. doi: 10.1002/ptr.3571
mercredi, septembre 21, 2011
RIVOTRIL
mardi, juillet 12, 2011
LE MéDiCcamenT
L’Afssaps publie un tableau de bord annuel consacré à la présentation et à l’analyse du marché pharmaceutique français, à partir des données dont elle dispose sur les ventes de médicaments. Cette 11e édition intègre l’ensemble des données 2009 et de premiers éléments concernant 2010. Elle introduit également des comparaisons internationales sur la consommation pharmaceutique. Même si la situation peut fortement varier d’une classe à l’autre, la consommation pharmaceutique tend globalement à se stabiliser.
Chaque année, l’Afssaps publie un rapport d’analyse des ventes de médicaments, remboursables ou non, réalisées en officines et dans les hôpitaux, à partir des informations envoyées par les laboratoires. Cette nouvelle édition propose une analyse des ventes de médicaments portant sur la période allant de 1999 à 2009, avec quelques chiffres sur l’année 2010, ce qui permet de dégager des tendances d’évolution du marché.
Le rapport est décomposé en 4 parties : présentation du marché pharmaceutique français, ventes de médicaments par classe thérapeutique, suivies des ventes de médicaments mesurées en nombre de Dose Définie Journalière (DDJ) pour 1000 habitants - critère fixé par l’OMS - et comparaisons internationales sur la consommation de médicaments. Les ventes de médicaments sont présentées en valeur (chiffre d’affaire) et en quantité (nombre d’unités vendues).
Parmi les grandes tendances en 2009, on peut noter les points suivants :
- en valeur, les ventes de médicaments représentent 27,3 milliards d’euros : 79 % sont réalisées en officines et 21% à l’hôpital ; 92% des ventes en officine concernent des médicaments remboursables ;
- la croissance du marché pharmaceutique français a été modérée, le chiffre d’affaires réalisé par les spécialités remboursables progresse de 1,8% , celui des spécialités non remboursables n’a augmenté que de 0,4%. Seul le marché hospitalier s’est caractérisé par une progression plus marquée (+ 4,7%) ;
- les médicaments génériques remboursables progressent et représentent 22,6% des ventes en quantité des spécialités remboursables et 10,4% des ventes en valeur ;
- les ventes de spécialités remboursables soumises à prescription obligatoire représentent 81,8% du chiffre d’affaires des officines ;
- en officine, ce sont les antalgiques que les Français achètent le plus fréquemment. Toutefois, les chiffres d’affaires les plus importants sont respectivement réalisés par un antiagrégant plaquettaire, un hypolipidémiant et un antiasthmatique. A l’hôpital, en valeur, les trois premiers médicaments sont des anticancéreux.
En ce qui concerne la consommation internationale, les données montrent que la consommation de médicaments en France reste l’une des plus importantes d’Europe. Selon les classes pharmacologiques, certains écarts paraissent néanmoins s’atténuer au fil des années car les taux de progression sont souvent plus élevés dans les autres pays européens qu’en France.
Les premiers éléments portant sur l’année 2010 semblent confirmer le ralentissement de la croissance du marché pharmaceutique (+0,6% en valeur). En ville, le marché semble stable voire en très léger recul.
lundi, juillet 11, 2011
Un médicament peu onéreux contre le paludisme
(Kobylinski et al. in " The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene " de juillet 2011)
mercredi, juin 15, 2011
sites web santé "à consulter en toute sécurité"
samedi, avril 16, 2011
Alcool 90°
Code général des impôts Livre premier : Assiette et liquidation de l'impôt Première Partie : Impôts d'État Titre III : Contributions indirectes et taxes diverses Chapitre 0I : Alcools, boissons alcooliques et tabacs manufacturés 4° : Exonérations Article 302 D bis Modifié par LOI n°2009-1674 du 30 décembre 2009 - art. 36 (V) II. - Sont exonérés, dans les conditions posées au I, les alcools et boissons alcooliques utilisés : ... g) A des fins médicales ou pharmaceutiques dans les hôpitaux et établissements similaires ainsi que dans les pharmacies ; ... 5° : Entrepositaire agréé Article 302 G III.-L'entrepositaire agréé tient, par entrepôt fiscal suspensif des droits d'accises, une comptabilité matières des productions, transformations, stocks et mouvements de produits mentionnés aux 1° et 2° du I, ... L'entrepositaire agréé présente ladite comptabilité matières et lesdits produits à toute réquisition.
Pharmaciens d'officine correspondants - Suivi des malades chroniques
Ce décret définit les missions des pharmaciens d'officine dans le cadre des protocoles de coopération entre professionnels de santé prévus par l’article 51 de la loi HPST. Désormais, les patients suivant un traitement chronique peuvent désigner, dans une officine, un pharmacien correspondant. Pharmacien titulaire, pharmacien adjoint ou pharmacien gérant, avec l’accord de ce pharmacien, peuvent mettre en œuvre un protocole. Lorsque ce protocole de coopération porte sur un traitement chronique, le pharmacien d’officine correspondant peut renouveler le traitement et en ajuster la posologie. La prescription médicale rédigée dans le cadre du protocole précise, notamment, les posologies minimales et maximales et la durée totale du traitement comprenant les renouvellements. Le pharmacien d’officine correspondant tient le médecin prescripteur informé. Le Dossier Pharmaceutique (DP) devra également mentionner toutes ces adaptations. Le protocole peut prévoir que le pharmacien correspondant effectue des bilans de médication : évaluation de l’observance et de la tolérance du traitement, recensement des effets indésirables, identification des interactions avec d’autres traitements en cours, suivi du déroulement des prestations associées au traitement… Ces bilans sont transmis au médecin prescripteur. Ce décret constitue donc une nouvelle étape dans la mise en application par le pharmacien des missions ouvertes par la loi HPST. Reste à rendre ces dispositions effectives.
mercredi, novembre 10, 2010
Prise en charge de la toux chez le nourrisson
La réévaluation de l’ensemble des médicaments indiqués dans la prise en charge de la toux chez le nourrisson (enfant de moins de 2 ans) a débuté en 2009 avec une enquête de pharmacovigilance axée sur l’examen des effets indésirables associés aux médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et à l’Hélicidine®. Les conclusions de cette enquête ont conduit l’Afssaps à contre-indiquer en avril 2010 ces médicaments en raison des effets observés chez le nourrisson. Sur 70 cas rapportés de complications respiratoires liées à une aggravation de l'encombrement bronchique, plus de la moitié sont survenus chez des nourrissons de moins de 1 an, en raison de leur faible capacité à tousser pour éliminer les sécrétions produites.
Antihistaminiques
La réévaluation de la balance bénéfice/risque des autres médicaments de prise en charge de la toux et des troubles de la sécrétion bronchique chez le nourrisson, a été conduite en 2010. Elle concerne en particulier les antitussifs antihistaminiques H1 de première génération qui ont pour effet de bloquer le réflexe de toux.
Compte tenu des données évaluées tant au plan de l’efficacité qu’au plan de la pharmacovigilance, la Commission d’Autorisation de Mise sur le Marché a estimé que le rapport bénéfice/risque de ces médicaments était défavorable chez le nourrisson. En effet, le bénéfice attendu de ces spécialités ne permet pas de contrebalancer les risques. De plus, ces médicaments ont été associés dans certains cas à des complications neuropsychiatriques (ex : convulsions) ou à des dépressions respiratoires lors de leur utilisation chez les enfants. Il existe en particulier, un risque de potentialisation de l’effet sédatif chez le nourrisson, qui pourrait être délétère en cas d’encombrement bronchique.
En conséquence, les sirops et suspensions buvables d'antihistaminiques H1 de première génération ainsi que le fenspiride, utilisés dans le traitement de la toux, seront prochainement contre-indiqués chez le nourrisson, comme cela est déjà le cas dans d’autres pays européens et outre Atlantique.
La mise en application de ces décisions interviendra à la mi-mars 2011. Comme cela a été le cas dans certains pays étrangers, ce délai d’entrée en vigueur de la décision permettra de laisser aux familles comme aux professionnels de santé, le temps nécessaire pour assimiler les nouvelles recommandations, qui modifient en profondeur la prise en charge de la toux chez le nourrisson.
Terpéniques
En raison du risque possible de convulsions, il est envisagé de contre-indiquer toutes les spécialités suppositoires terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois, de même que chez les enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile ou de crise d’épilepsie quel que soit leur âge. Compte tenu de la diversité des positions prises au sein de l'Union Européenne sur ce sujet, l'Afssaps vient de demander une réévaluation à l'échelon européen, afin qu'une position harmonisée puisse être fixée.
Ce risque convulsif a déjà conduit depuis 1996 à contre-indiquer les médicaments terpéniques appliqués par voie cutanée et par voie nasale, chez les enfants de moins de 30 mois ainsi que chez les enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile quel que soit leur âge.
Nouvelles modalités de prise en charge de la toux
Dans le contexte de la réévaluation des médicaments indiqués dans la prise en charge de la toux et des troubles de la sécrétion bronchique chez le nourrisson, un groupe d’experts, en collaboration avec la Société Française de Pédiatrie, la Société Pédiatrique de Pneumologie et d’Allergologie et le groupe de travail référent des médecins généralistes de l’Afssaps, a redéfini les modalités de prise en charge de la toux aiguë du nourrisson.
Il en résulte de nouvelles recommandations qui modifient profondément la conduite à tenir face à un nourrisson qui tousse.
La toux aiguë du nourrisson est un symptôme fréquent. Elle est le plus souvent liée à une simple infection virale des voies respiratoires (rhinopharyngite, bronchite). Il s’agit d’un réflexe naturel et indispensable de défense de l’organisme qui permet de drainer les voies respiratoires.
Au cours de leurs 2 premières années de vie, les nourrissons en bonne santé feront de fréquents épisodes d’infection des voies respiratoires associée à une toux. Dans la majorité des cas, la toux disparaîtra dans un délai de 10 à 15 jours. Dans certains cas, elle pourra régresser plus lentement en 3 à 4 semaines sans pour autant être liée à une complication, qu’il conviendra cependant d’éliminer.
Elle constitue un motif très fréquent de consultation, surtout durant la période automno-hivernale, et son apparente banalité ne doit pas dispenser d’une démarche diagnostique.
Dans le cadre d’une consultation survenant dans les premiers jours d’une toux aiguë, et après s’être assuré que celle-ci se manifeste à l’occasion d’une banale infection des voies aériennes, il est indispensable d’expliquer aux parents que seules des mesures simples sont nécessaires pour la prise en charge de cette toux aiguë banale et que celle-ci peut durer 10 à 15 jours. Il faut les informer sur les symptômes et signes qui doivent les inciter à consulter à nouveau : persistance et aggravation de la toux, fatigue, fièvre d’apparition secondaire, changement de comportement du nourrisson, aggravation ou apparition d’une gène respiratoire, vomissements répétés au cours ou au dehors des repas, forte baisse de la ration alimentaire (en dessous de 50%).
Préconiser les mesures hygiéno-diététiques
- Désobstruction nasale pluriquotidienne au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal.
- Eviction de l’exposition au tabac (ne pas fumer au domicile y compris dans une autre pièce que celle où dort le nourrisson).
- Hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.
Ne pas prescrire d’antitussifs en cas de toux aiguë banale du nourrisson
Rappel pour les autres médicaments
- Les antipyrétiques peuvent éventuellement être prescrits en cas de fièvre associée et mal supportée.
- Les bronchodilatateurs inhalés ne sont pas recommandés chez un nourrisson non asthmatique.
- Les antibiotiques sont non seulement sans effet, et susceptibles de développer des résistances à n’importe quel stade de l’évolution d’une rhinopharyngite simple. Ils sont également inefficaces sur la durée de la toux dans cette situation.
- Les corticoïdes par voie générale ou par voie inhalée ne sont pas recommandés en cas de toux aiguë en rapport avec une rhinopharyngite, une pharyngite, une laryngite non dyspnéïsante, une trachéite, une bronchite, et au cours du premier ou du deuxième épisode de bronchiolite aiguë du nourrisson.
- Les antisécrétoires gastriques sont sans effet en l’absence d’un reflux gastro-oesophagien clairement identifié.
- En cas de coqueluche, une antibiothérapie à base de macrolides doit être instaurée rapidement.
- Les médicaments par voie orale, inhalée, nasale ou en application cutanée contenant des dérivés terpéniques (ex : camphre, eucalyptol, etc.) sont contre-indiqués chez les nourrissons et les enfants âgés de moins de 30 mois en raison de leur risque neurologique, en particulier convulsivant, chez les enfants en bas âge.
Kinésithérapie respiratoire
- Il n'est pas nécessaire de prescrire de la kinésithérapie respiratoire face à une toux aiguë liée à une infection banale des voies respiratoires, non compliquée.
- En revanche, la kinésithérapie respiratoire doit être discutée au cas par cas dans la bronchiolite.
mercredi, novembre 03, 2010
AVANDIA et AVANDAMET
03/11/2010 - [MED] - AVANDIA et AVANDAMET - Laboratoire GSK - Retrait de tous les lots
Pour toute question concernant ce retrait, merci de contacter le numéro vert suivant : 0800 00 12 12.
jeudi, octobre 21, 2010
(JIM)
Dr Julie Perrot
Mauvaise herbe
Se soigner par des herbes médicinales est une habitude largement répandue dans le monde, notamment parce que les utilisateurs de ces herbes les croient inoffensives. Nombre de publications ont pourtant donné l'alerte sur les effets sanitaires indésirables et la toxicité de certaines d'entre elles. Une nouvelle mise en garde vient de Taiwan, où la médecine traditionnelle chinoise est largement pratiquée, depuis des siècles, et où plusieurs travaux ont (ainsi qu'en Europe) associé à la consommation d'herbes contenant de l'acide aristolochique - AAL (chez les femmes en particulier, qui les avaient utilisées pour maigrir, pour leurs effetx diurétique et laxatif) un risque accru d'insuffisance rénale et de carcinomes urothéliaux. Les rares études menées en milieu professionnel suggérant, chez les médecins pratiquant la médecine traditionnelle et chez les herboristes, en Chine, un accroissement de la mortalité par cancer des voies urinaires, du risque d'insuffisance rénale et de l'incidence des cancers urologiques, c'est à la relation entre exposition professionnelle aux herbes médicinales contenant de l'AAL et risque d'insuffisance rénale chronique (IRC) chez les herboristes que se sont intéressées cette fois des équipes taiwanaises.
Elles ont pour ce faire mené une étude cas-témoins, nichée dans une cohorte professionnelle nationale, celle des herboristes chinois affiliés à leur Syndicat national entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 1998. L'étude a inclus 6 538 herboristes et croisé les données d'exposition avec celles de la base de données du Bureau d'Assurance maladie (couvrant 97 % de la population taiwanaise). Les cas incidents d'IRC survenus de 1995 à 2000 ont été inclus, l'IRC étant définie par une altération irréversible de la fonction rénale avec clairance de la créatinine inférieure à 5 ml/min ou créatininémie atteignant ou dépassant 10 mg/dl imposant l'hémodialyse répétée.
Des entretiens en tête-à-tête ont permis de préciser les données socio-démographiques, les antécédents médicaux personnels et familiaux (notamment de lithiase urinaire, d'insuffisance rénale, de cancer de la vessie ou du rein), la fréquence de consommation d'antalgiques, ainsi que le statut tabagique, les habitudes alimentaires et de boissons (consommation de thé, de café, d'aliments fermentés et fumés), et la consommation d'herbes médicinales. L'exposition professionnelle aux herbes médicinales, à celles contenant de l'AAL, a été détaillée (historique professionnel, ancienneté dans le métier, tâches effectuées : cueillette, manipulation, préparation, vente, distribution et vente d'herbes provenant de Chine, pouvant être contaminées aussi par des métaux lourds, durée quotidienne de travail, habitation ou non sur le lieu de travail...), ainsi que les expositions à d'autres toxiques environnementaux (solvants organiques, peintures, pesticides plus de six mois durant ; consommation d'eau de puits, exposant à l'arsenic, entre autres).
L'étude a porté sur 40 cas (70 % de femmes ; âge médian : 50,8 ans) et 98 témoins (66,3 % de femmes ; médiane d'âge : 52,9 ans) indemnes de défaillance rénale, appariés aux cas pour le sexe et l'année de naissance à 5 ans près, les deux groupes ne différant pas significativement en termes de niveau d'éducation, de type d'herboristerie, d'années passées à préparer ou vendre des herbes médicinales, de tâches effectuées et d'horaires journaliers de travail.
Après ajustements, l'analyse associe au risque d'IRC :
- les activités de préparation et vente d'herbes médicinales contenant de l'AAL (OR = 3,43 ; IC à 95 % 1,16-10,19) ;
- les activités de distribution ou vente de ces herbes (4,17 ; 1,36-12,81) ;
- le fait d'habiter dans l'herboristerie (3,14 ; 1,11-8,84) ;
- les antécédents de consommation, fréquente ou occasionnelle, de ces herbes (5,42 ; 1,18-24,96).
H-Y Yang et coll rappellent que diverses herbes médicinales, des espèces Aristolochia, Bragantia et Asarum notamment, contiennent de l'acide aristolochique, et insistent sur la nécessité de confirmer ces résultats par des études complémentaires, sur de plus grands échantillons. Ils recommandent une surveillance médicale des herboristes, et la mise en oeuvre de programmes d'information sur les risques associés à l'exposition à certaines herbes médicinales et à leur consommation.Yang H-Y et coll. : Occupational kidney disease among Chinese herbalists exposed to herbs containing aristolochic acids. Occup Environ Med, Publication avancée en ligne, 8 octobre 2010 (doi : 10.1136/oem.2010.058594.
Vers une réhabilitation du grignotage ?
21/10/10
(JIM)
Dr Jean-Marc Retbi
jeudi, octobre 14, 2010
OPERATION PANGEA III
Selon l’OMS, près de 50% des médicaments vendus via Internet seraient des contrefaçons. Outre les contrefaçons de médicaments, un grand nombre de produits falsifiés circule sur Internet (produits répondant à la définition du médicament de par leur composition ou leur indication).
Le consommateur prend le risque de mettre sa santé en danger.
La lutte contre l’achat de médicaments sur Internet repose principalement sur des campagnes d’information et sur des actions coordonnées au niveau international.
En 2010, l’opération Pangea III s’est déroulée du 5 au 12 octobre. Cette opération a notamment permis d’identifier 164 sites Internet illégaux de vente de médicaments, dont 19 rattachés à la France. Parmi ceux-ci, 11 ont déjà été fermés, et les informations concernant les 145 autres sites Internet localisés à l’étranger ont été transmises à Interpol pour poursuivre les investigations dans les pays concernés. Elle a également permis de réaliser 8 procédures judiciaires et d’initier plusieurs enquêtes pour continuer les investigations.
L’Afssaps a élaboré un protocole pour évaluer la composition de certains médicaments potentiellement dangereux vendus sur Internet. Dans ce cadre, l’Afssaps a fait procéder à l’achat de médicaments sur Internet. Ces médicaments ont ensuite fait l’objet d’analyses qualitatives et quantitatives dans les laboratoires de l’Afssaps.
L’Afssaps va continuer sa campagne d’achat de médicaments sur Internet et d’analyses en laboratoires afin de mieux connaître le type et la qualité des produits qui circulent sur ce réseau. Au fil des nouvelles informations recueillies, la rubrique du site internet de l’Afssaps dédiée à ce thème sera alimentée pour alerter au mieux les consommateurs.
jeudi, août 26, 2010
Dénaturation et Destruction des stupéfiants
Caféine & grossesse
E-santé, semaine du 23 août, www.e-sante.fr
Le café et les boissons à base de caféine sont à consommer avec modération pendant la grossesse. La caféine augmente, en effet, le risque de fausses couches et de naissance avant terme. ...
dimanche, août 08, 2010
Les fleurs du bien
Herbiers de grands-mères et manuels d'herboristes deviennent, pour les laboratoires, une extraordinaire source de substances pour des médicaments de pointe.
La nature est meilleure chimiste que l'homme. Elle recèle une véritable armoire à pharmacie que l'on redécouvre aujourd'hui. Après l'ère du médicament de synthèse, 100% chimique, beaucoup sont tentés par des traitements plus naturels. Issus d'un jardin thérapeutique où tout ne serait qu'«ordre et beauté, luxe, calme et volupté»...
Passiflore, valériane, lavande ou violette... ne composent pas seulement un joli bouquet champêtre. Elles constituent également des remèdes pour nombre de nos maux quotidiens. Alors que l'écologie est en vogue, on semble redécouvrir les propriétés médicinales de notre flore, après des décennies de désamour. Il était temps de mettre fin à cette méprise linguistique populaire qui avait insidieusement transformé les remèdes ancestraux de bona fama - en latin «de bonne réputation» - en remèdes de «bonne femme», reléguant ainsi les potions d'Hippocrate au rang des modestes recettes de Rika Zaraï. Tout un symbole...
C'est pourtant depuis la nuit des temps que l'homme collecte dans la nature de quoi se soigner. Déjà, les Egyptiens connaissaient les effets diurétiques de la scille et les pouvoirs calmants de l'opium, extrait du pavot. Le premier «traité de médecine», le Papyrus Ebers, date de 1600 ans avant notre ère et recense 800 préparations à base de plantes et de minéraux. Une médecine naturelle qui n'a cessé de s'enrichir au fil du temps et des cultures, par tradition orale mais aussi par tradition écrite, avec les ouvrages d'Hippocrate, de Pline l'Ancien, de Galien, puis des ecclésiastiques du Moyen Age, qui cultivaient dans leurs monastères leur jardin des simples. Les médecins perses et arabes, puis les grandes expéditions vers l'Orient et l'Amérique sont venus étoffer cette science empirique... Aujourd'hui encore, plus de la moitié des médicaments utilisés ont une origine végétale.
Mais comment les Anciens, dotés de moyens plus que rudimentaires, ont-ils pu percer le secret de ces végétaux? En se plantant devant et en les observant des siècles durant. Jusqu'à élaborer une théorie déconcertante, fondée sur la signature des plantes, que Paracelse (médecin et alchimiste suisse du XVIe siècle) va populariser: similia similibus curantur (les semblables soignent les semblables). Une plante manifesterait par un signe les propriétés qu'elle possède ou l'organe qu'elle soigne, signe que seuls les sages savent interpréter. Ce peut être dans sa forme, sa couleur ou son mode de vie. Un modelé cordiforme pourrait révéler des vertus généreuses pour le cœur, une teinte pourpre signifier une action sur la circulation sanguine, un terreau froid et humide annoncer un effet anti-inflammatoire. Dame Nature est facétieuse. Le remède se mérite. Il faut d'abord résoudre l'énigme.
« C'est ainsi, raconte le Pr Jean-Marie Pelt, botaniste et président de l'Institut européen d'écologie, qu'au XVIII e siècle, le révérend britannique Edward Stone remarque que le saule ne semble pas souffrir de pousser les pieds dans l'eau. Se fondant sur la doctrine des signatures, il présume que l'écorce du saule pourrait protéger des refroidissements. »
Effectivement, celle-ci est dotée d'une molécule, la salicyline, révélée bien plus tard, et efficace contre les états fiévreux. Cette même molécule fut repérée dans les bourgeons de la délicate reine-des-prés, qui s'épanouit sur les terres humides. Elle offrira l'acide salicylique, à l'origine de l'aspirine.
« La flore est enracinée dans son environnement, et doit donc s'y s'adapter, en développant des défenses pour se prémunir des prédateurs et autres facteurs de risques pour sa survie », explique Claude Fromageot, directeur du centre de recherche Yves Rocher. Et la plante de sécréter sucs, corpuscules et autres floricoles qui servent à la protection de son organisme... comme du nôtre.
A notre époque encore, chercheurs et botanistes utilisent cette approche pour pister des particules aux propriétés prometteuses. C'est après avoir noté que l'aphloïa possédait de forts concentrés de mangiférine, un composé anti-oxydant qui lui permet de résister au rayonnement solaire, qu'Yves Rocher a intégré cette plante dans ses crèmes protectrices. Mais les scientifiques disposent d'outils perfectionnés pour déceler les principes actifs bienfaisants. Et d'études scientifiques pour en attester les effets supposés. « Dans la grande majorité des cas, constate Jean-Marie Pelt, celles-ci ont confirmé les observations des Anciens. » Mais il reste beaucoup à apprendre. Sur les 800.000 espèces végétales dont 300.000 plantes à fleurs que compterait notre planète, 250.000 ont été répertoriées et à peine 3 000 étudiées. Tout un champ de connaissances à défricher et à déchiffrer.
Longtemps, la plante a été appréhendée dans son totum, c'est-à-dire dans tout ou partie de ses éléments. Sans les dissocier. Ce qui est toujours le cas, aujourd'hui, en phytothérapie. Mais les chimistes des XIXe et XXe siècles sont parvenus à isoler et à extraire des composés spécifiques des tiges, racines, feuilles ou sommités fleuries. Ils les ont traitées, modifiées pour en optimiser les vertus ou en diminuer la toxicité. Ils les ont aussi synthétisées et copiées chimiquement, avec, pour objectif, d'en contrôler les dosages et de les reproduire en quantité. La médecine a fait des pas de géant. Une nouvelle ère s'est alors ouverte.
Herbiers de grands-mères et manuels d'herboristes deviennent, pour les laboratoires, une extraordinaire source de substances pour des médicaments de pointe. Les feuilles de l'if et la pervenche de Madagascar sécrètent des alcaloïdes anticancéreux, la digitale pourprée dispose de digitaline, un excellent cardiotonique... Cette « révolution pharmacobiologique » n'a pas été sans dégâts. L'if a failli disparaître purement et simplement de la surface du globe, tant il était arraché et exploité.
C'est la ruée vers l'or vert, essentiellement menée dans les pays de la zone intertropicale, les plus riches en variétés végétales. Des nuées de chercheurs butinent la biodiversité de territoires entiers pour collecter le maximum d'échantillons. Il faut tester 100.000 molécules pour en débusquer une ou deux prodigieuses. Ils font également appel au savoir de guérisseurs. Une nouvelle science émerge : l'ethnopharmacologie, que certains comparent à l'espionnage médicinal... Le fait est que, durant des décennies, la prospection et l'exploitation végétales se sont faites au seul profit des laboratoires et des industriels, sans contrepartie pour l'Etat d'origine de la plante, jusqu'à ce que la convention de Rio impose « un partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques ».
Mais, comme le déplore Jean-Marie Pelt, « il subsiste encore des entreprises qui contournent les règles du jeu et s'inspirent des molécules naturelles pour fabriquer et breveter des collections de molécules voisines ». On ne jure plus alors que par la molécule de synthèse, et l'on supprime, en 1941, le diplôme d'herboriste. La phytothérapie, jugée peu active et peu fiable, est réduite au rôle de cousin de province. C'était sans compter avec le retour en force dudit cousin, lorsqu'il fut constaté que dissocier une propriété des autres pouvait engendrer un déséquilibre et des effets secondaires déplaisants, que ne connaissait pas la version douce de l'emploi des plantes dans leur ensemble. La synergie des composés ne brusque pas les organismes. Si l'homme est chimiste, la nature est alchimiste. Et ses présents naturels valent de l'or. « Nombreux sont ceux qui demandent, en consultation, des soins par les plantes, constate le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste et phytothérapeute. Pour remédier aux petits maux quotidiens, prévenir des pathologies chroniques ou soulager les effets secondaires de traitements lourds. La réponse n'est pas toujours adaptée. Les médecins ne sont pas formés à l'usage des plantes, discipline qui a disparu de l'enseignement obligatoire. Elle devrait pourtant faire partie du panel thérapeutique de chaque médecin. »
D'autant que, depuis 2008, près de 150 plantes sont en vente libre, hors officines. Proposées en grandes surfaces, sur internet, sans conseils ni précautions d'emploi. De quoi jouer les apprentis sorciers. En effet, ce qui est naturel n'est pas sans danger. La flore a des épines. La plupart des plantes dont sont issus de grands médicaments sont d'une toxicité foudroyante. Et d'autres plus anodines, prises en excès ou mal à propos, ont des effets indésirables... Sans omettre les risques d'interactions avec d'autres traitements et, notamment, les médicaments anticancéreux. Récemment, les oncologues ont mis en garde les patients contre un emploi inconsidéré du millepertuis, de la « primevère du soir » (onagre), du ginkgo biloba, du thé vert ou du chardon-marie... Il ne faudrait pas que les plantes de bona fama y perdent leur bonne réputation.
Jean-Marie Pelt est l'auteur de nombreux ouvrages sur les plantes, parmi lesquels Les Dons précieux de la nature (Fayard) et Quelle écologie pour demain?(L'Esprit du temps)
Le guide des plantes qui font du bien
3 - POUR ÊTRE BELLE COMME UNE FLEUR
4 - LES JOLIES FÉES DU LOGIS
Contre le formaldéhyde, le benzène, le trichloréthylène, le xylène, l'ammoniac et l'acétone
Contre le monoxyde de carbone, la fumée de tabac



